OL. cxxni, 1] paix entre démétrios et ptrrhos
secours, et Ton résolut de se défendre aussi longtemps que possible. Démétrios arriva devant la ville, et commença les opérations avec la dernière énergie. Alors, raconte-t-on, les Athéniens lui envoyèrent le philosophe Cratès, homme très considéré dans ce temps-là, qui, soit par ses prières en faveur des Athéniens, soit en lui représentant ce qui était en ce moment le plus utile à ses intérêts, le décida à lever le siège et à embarquer sur toute sa flotte réunie ses 11,000 hommes d'infanterie et un certain nombre de cavaliers, pour les conduire en Asîe^ Ce renseignement, dans la forme où il nous est donné, ne peut être exact*: ce ne fut certainement pas sans une nécessité des plus urgentes que Démétrios abandonna le siège d'une ville dont la reprise aurait assuré sa domination sur la Grèce : il faut croire plutôt que l'approche de Pyrrhos donna du poids aux paroles de Cratès; peut-être Démétrios se retirat-il dans le Pirée, peut-être à Corinthe. Pyrrhos arriva ; les Athéniens le reçurent avec les témoignages de la plus vive allégresse et lui ouvrirent l'acropole, afin qu'il y offrît un sacrifice à Athêna; en redescendant, il dit qu'il remerciait les Athéniens de leur confiance, mais que, s'ils étaient sages, ils feraient bien de ne jamais ouvrir leurs portes à un roi. Il con- . dut ensuite avec Démétrios une convention sur laquelle nous n'avons d'autre renseignement qu'une allusion faite en passant et d'où il résulte que les clauses de cet arrangement restèrent un secret pour les Athéniens eux-mêmes ^ Les conditions de ce traité n'ont guère pu être que celles-ci : Démélrios renonçait
') Plut., Demetr. 46.
*) Il est certain que Cratès, fils d*Antigène, jouissait auprès de Démétrios d*une grande considération, comme avant lui Polémon, un Athénien aussi, qui avait été le prédécesseur de Cratès à TAcadémie. Il est hors de doute que, parmi les écrits de Cratès, il y avait aussi des X6youc STjpirjyoptxoiiç xa\ itpE<j6ewTtxouc ; mais cela ne prouve pas que, dans le cas présent, Démélrios se soit laissé convaincre par les arguments de Cratès.
5) ex TovTov xa\ itpoç AT](i.i^Tptov eiprjvijv eTcocVJaaTo (Plut., Pyrrk. 12), L'allusion se trouve dans les Joueuses de flûte de Phœnicide (Meineke, Fr, Com. Grœc. IV, p. 509):
A* A^Svaaat vtuiiT&v ; B. iùtrcs, xkç âtaXvoet; 9\)VTi6E[lévovc xexpayévat [ir&<nv] fioxeîv.
On peut admettre que ces 8iaX^<Tei; ont été conclues à la fin de l'été 287 ,