OL. cxxv, 2] les celtes repoussés devant delphes
C'est alors que le torifent dévastateur des Barbares se répandit sur la Grèce : d'un côté Brennos *, d'un]autre Acichorios avec le reste de l'armée et les bagages. Les trésors du temple de Delphes excitaient leur convoitise. Les Phocidiens de toutes les villes se réunirent en grande hâte ; ils virent se ranger sous leurs drapeaux 400 Locriens d'Amphissa, 200 Étoliens, prêts à défendre le temple; le plus grand nombre des Étoliens se mit en marche pour sui'prendre la multitude chargée de butin que commandait Acichorios et lui enlever dans des attaques répétées une partie des trésors; pondant ce temps, Brennos continuait de marcher sur Delphes.
Les événements qui se passèrent là ont été ornés par les Grecs de légendes miraculeuses. Une tourmente de neige en plein été, un tremblement de terre, des orages épouvantent l'esprit des Barbares, au moment où ils s'approchent en sacrilèges du sanctuaire du dieu ; des flammes tombent du ciel pour les exterminer; des héros sortent du sein de la terre pour les effrayer de leurs redoutables menaces ; c'est avec le concours des dieux que les Hellènes réconfortés combattent pendant toute la journée : à l'entrée de la nuit, ils se retirent à Delphes. Mais le dieu combat pendant la nuit pour son sanctuaire ; des blocs de rochers roulent du sommet du Parnasse sur les Barbares et les écrasent par centaines ; des tourbillons de neige leur fouettent le visage. Mais eux, ne reconnaissant pas la présence de la divinité, renouvellent le combat le lendemain matin ; les Grecs sortent de la ville, des gorges de la montagnci et attaquent les Barbares de flanc et par derrière ; les dieux eux-mêmes, Apollon, Artémis, Athêna, se mêlent aux combattants en poussant des cris de guerre. Une terreur panique s'empare des Barbares; dans leur fureur aveugle, ils tournent leurs armes les uns contre les autres; Brennos tombe frappé mortellement et toute Tarmée des Celtes est anéantie ; des milliers d'hommes qui étaient venus là, il n'en reste pas un seul en vie.
Tel est le récit des Grecs, qui, s'il est poétique, n'est pas
*) Justin (XXIV, 7, 2) ajoute : Maianum et Thessnlorum duces, qui se ad prxdw societatem junxerant.