‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 420 sur 457 · oL. cxxv, 3] les celtes sur l*hellespont · texte numérisé non relu

oL. cxxv, 3] les celtes sur l*hellespont

principale sous Lotarios et Léonnarios traversa la Thrace, en la dévastant, levant des tributs sur ceux qui demandaient la paix, écrasant ceux qui essayaient de résister, et arriva jusque dans les environs de Byzance. La riche et puissante cité essaya la lutte sans succès; elle dut s'obliger à payer tribut: les villes amies lui envoyèrent à cet effet des cotisations ; Héracléc fournit 4,000 statères. Les hordes celtiques continuèrent leur course en mettant à contribution les riches cités du littoral de la Propontide, et ramassèrent tout le butin qu'elles purent ; elles entendirent parler d'une manière si séduisante de la richesse de la côte opposée qu'elles résolurent d'y passer ; elles prirent Lysimachia par un coup de main, dévastèrent ensuite la Chersonèse, d'où elles voyaient çà et là, comme au-delà d'un fleuve, les riches cultures du rivage asiatique*. Mais Byzance refusa de fournir des vaisseaux pour le passage : Antipater, le stratège de la rive opposée, ne sp prêta pas davantage à les passer. Alors la plus grande partie de l'expédition, sous Léonnorios, revint sur sespas vers Byzance; pendant ce temps, Loutarios s'emparait des deux trirèmes et des deux yachts qu' Antipater avait fait aborder sous prétexte d'escorter son ambassadeur, et passait sa bande de l'autre côté, pour s'établir d'abord solidement à Ilion et pour commencer de là ses razzias en Asie'. Gomme il résulte d'unrenseignement fourni en passant qu'en cette année Antigène a fait la guerre à Antiochos en Asie, comme un deuxième nous apprend qu'Antigone a pu disposer de Pitana en Éolide, comme nous trouvons même des traces d'une bataille navale qui a donné une ïburnure favorable aux affaires d'Antigone', l'attitude du stratège syrien sur l'Hel-

*) Memnon, c. 19. Liv., XXXVIII, 16. Pausanias (X, 23, 9) fuit allusion à celle expédition de Lotarios, quand il dit que les Celtes passèrent en Asie sous l'archontal de Démoclès (01. CXXV, 3—278/7), c'est-à-dire vers le printemps de 277.

*) ap*/TQT^C 5è ooxeî jtaXi<TTaTû; Tcepotttuaio); tyj; et; rtjv 'A<tî«v YevitrOai Aeovvopio; (Strab., Xïl, p. 566). Memnon (c. 19, 3) appelle les chefs As «owai pio; et^AovTapioç (d'après G. Muller, les mss. donnent A oyxov pi o;),

') Bellîtm, quod inter Antigonum Gonatam et Antiochum Seleuci fUium gestum est flROG. Pomp., ProL, XXÏV). Puis vient la guerre de Céraunos !

contre Monounios, contre les Celtes, sa mort (279); ensuite, repetitœ inde Gallorum origineSj et la campagne de Delphes (278). Le renseignement concernant Pitana se trouve dans Diogène Laërce (IV, 39). Sur l'allusioû à une bataille navale que contient ce passage, voy. ci-après (tome III, p. 185).

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