‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 421 sur 457 · PAIX ENTRE ANTIGONE ET ANTIOCHOS [IV · texte numérisé non relu

PAIX ENTRE ANTIGONE ET ANTIOCHOS [IV

lespont permet de supposer que la guerre des deux rois était déjà terminée et qu'une paix avait été conclue entre eux: c'est sans doute dans les stipulations de ce traité qu'Antigone renonça à ses prétentions et à ses garnisons en Asie, qu'Antiochos le reconnut en retour comme ayant seul des droits sur la couronne do la Macédoine et qu'il lui fiança sa sœur Pllila^

En effet, depuis le terrible mouvement des Celtes refluant de THellade, la Macédoine était en proie au plus affreux désordre. Sosthène était mort ; plusieurs prétendants s'étaient levés à la fois pour s'approprier le pays ou quelques-unes de SOS parties : on cite parmi eux Antipater, Ptolémée, Arrhidseos*. La Macédoine n'aurait pas pu se sauver par ses propres forces, encore moins la Thrace.

Après cela, nous trouvons Anligone avec sa flotte et ses éléphants près de Lysimachia; on ne nous dit pas comment il y est arrivé, mais il est certain-que ce fut après que Loutarios fut passé à Ilion. A Lysimachia, le roi reçoit des ambassadeurs des Celtes (de Comontarios, à ce qu'il paraît) qui lui offrent de lui vendre la paix ; il accueille les ambassadeurs avec beaucoup de magnificence, leur montre ses vaisseaux da guerre, ses éléphants de guerre. A leur retour, les ambassadeurs rapportent qu'ils ont vu des trésors dans le camp royal, et qu'ils i^ont gardés avec la dernière négligence. Ce récit réveille la cupidité des Barbares, qui partent pour surprendre un si riche butin; trouvant le camp sans enceinte, sans gardes, abandonné comme par une fuite précipitée, ils y pénètrent d'abord ave^ circonspection, craignant une trahison, puis le pillent sans être dérangés, après quoi, ils se tournent

^) Inter duos regea, Antigonum et AntiochutUy statula pace, cum in Maccdoniam rcverterelur Antigomis^ noius eidem repente hostis exortus est (Justin., XXV, 1, 1). On peut tout au moins admettre, sur la foi de ce texte, qu'il y a eu une paix conclue entre les deux rois: peut-être doit-on en inférer aussi que la dite paix a précédé la paix oiTerte à prix d'argent par les Celtes et la grande victoire de Lysimachia, car cette victoire vient immédiatement, après dans Justin.

étre de au

rapport de Dexippos, citait, après la mort de Céraunos, Ptolémée, Alexandre,

Pyrrhos d'Épire (!), or7cavTe;eTr, xpiaxarà Aiôowpov.

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