‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 425 sur 457 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

des villes helléniques du littoral et des îles voisines, plusieurs tomberont, en gardant toutefois une liberté nominale, sous la suzeraineté du Lagide; seule, Rhodes so maintient dans une sage indépendance entre les petites et les grandes puissances hellénistiques. L'Asie supérieure, depuis le Taurus jusqu'à llnde, est tout entière au pouvoir des Séleucides; le temps n'est pas encore venu où les peuples du haut Iran et de la Bactriane, plus rebelles à Tesprit occidental, se sépareront violemment de la Syrie complètement hellénisée. Le royaume d'Egypte, gouverné maintenant par Ptolémée Philadelphe, est le plus solidement constitué; bieutôt il aura à éprouver sa force dans de nouveaux combats avec les Séleucides, dans la lutte pour la possession de la Cœlé-Syrie.

La question qui domine toute la politique dans l'âge des Diadoques, celle de savoir si l'on peut conserver l'empire d'Alexandre et son unité, et par quels moyens, n'existe plus; toutes les solutions, toutes les formes possibles, tous les équivalents ont été essayés en vain : Timpossibilité de réunir politiquement les peuples de TOrient et de TOccident en un empire, en une monarchie universelle, est démontrée; la critique de ce qu'Alexandre a voulu, de ce qu'il a essayé de créer, est arrivée à son terme. Ce qui subsiste seul, ce qui grandit et s'élargit sans cesse, comme l'onde sur les flots ébranlés, c'est le résultat des audaces créatrices de son idéalisme dédaigneux de tout ménagement, c'est ce qu'il a voulu donner comme instrument et comme soutien à son œuvre, c'est la fusion de l'esprit hellénique avec celui des peuples de l'Asie, la création d'une nouvelle civilisation commune à l'Occident et à l'Orient, l'unité du monde historique dans le cadre de la culture hellénistique.

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