OL, cxiv, 2] thibron dans la cyrénaïque
vivres, et bientôt il leur fallut pénétrer à Tintérieur des terres, la c6te ne fournissant plus assez de provisions. Les paysans libyens s*attroupèrent, guettèrent les matelots, en tuèrent un grand nombre et firent beaucoup de prisonniers. Les autres se réfugièrent sur leurs vaisseaux. Mais, pendant qu'ils faisaient voile vers les villes amies de la Syrte, il s'éleva une tempête qui dispersa la flotte et détruisit la plus grande partie des vaisseaux ; le reste fut jeté par les vents et les flots soit du côté de Cypre, soit à la côte d'Egypte.
La situation de Thibron commençait à devenir critique; cependant il ne perdit pas courage. D envoya des affidés dans le Péloponnèse, au marché des mercenaires, qui se tenait au Ténare. Quelques mois auparavant, Léosthène avait enrôlé pour la guerre Lamiaque tous les soldats qui s'y étaient rassemblés. Pourtant, les émissaires de Thibron y trouvèrent encore 2,500 hommes qu'ils prirent à leur solde et avec lesquels ils s'embarquèrent à la hâte pour la Libye. Sur ces entrefaites, les Cyrénéens, encouragés par leurs précédents succès, avaient risqué le combat contre Thibron lui-même ; il avait éprouvé une grande défaite. Juste à ce moment, alors qu'il désespérait déjà de son salut (on pouvait être au printemps de 322), arrivèrent les troupes fraîches du Ténare. Immédiatement, il fit de nouveaux plans et conçut des espérances plus hardies. Les Cyrénéens, de leur côté, se préparaient avec la plus grande énergie à une nouvelle et inévitable lutte. Ils allèrent chercher des secours chez tous les peuples libyens des alentours et jusqu'à Carthage ' ; ils réunirent une armée de 30,000 hommes. Une bataille s'engagea. Thibron remporta la victoire et soumit ensuite les villes de la contrée. Les Cyrénéens, dont les chefs étaient restés sur le champ de bataille, confièrent à Mnasiclès le commandement en chef et se défendirent avec la dernière opiniâtreté. Thibron avait à plusieurs reprises tenté d'enlever Apollonie, et ses troupes cernaient étroitement Cyrène ellemême. Bientôt la détresse augmenta dans la cité assiégée;
K«Px»i8ov(wv (DiODOB.,XVni, 21). Par conséquent, ils avaient droit par traité de leur demander du secours.
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