XVII
802 ai'1*em)1(:k. — \ii
I) a|>i»'S le calendrier attiquc. D'aprch Diodorc.
Ilogcmon. 01. CXIII, 2. 28 juin.
:V2(\ Chrêmes (XVII, 87).
Chrêmes. 01. CXIII, 3. 17 jiiill.M.
325 Anticlès (XVII, 110).
Anticlc^. 01. CXIII, A. 5,juiII(H.
:m iiégésias (XVII, 113).
Hégésias. 01. CXIV, 1. -!4 juillet.
323 C('phisodoros(XVIII,2).
Les anciennes éditions de Diodoredonnent(àXVlI, 112) un certain archonte Sosiclès, parfaitement inconnu d'ailleurs, et à coté de lui, pour y marquer fruinée romaine, les deux noms de consuisqui sont attribuésplus haut(XVII, 110) à Tannée précédente: le nom de l'archonte Sosiclès doit avoir été fabriqué aussi avec le nom de l'archonte précédent, Anticlès. Cette interpolation est du fait de quelque demi-savant à qui l'expression èv ïita: yàp owôexa etc. (XVII, 1) a fait supposer que ce livre XVII, où l'histoire d'Alexandre tient tout entière, devait donner douze indications d'années, et qui, ne remarquant pas la lacune entre les §§ 83 et 84, n'en a trouvé que onze. Il en a donc fabriqué une douzième, et il a eu soin de l'insérer à la place la plus malencontreuse possible, non sans y ajouter encore quelques superfluités de sa façon, comme le montre le passage mis ci-dessous entre crochets : ô ô' 'AXé^avôpo; èv r,{xépaiç Tatç'jià<7at;T£(r(rapaxovTaxaTa7i£iio).e{xrjXw; To eôvo; xai lïoXecç à^coXoyou; èv xaîç ôu(r-/wpîatç xTcaa; àvîXafxêave ttiv o'jvajxtv (§111). — ['Eii' ap^ovToç o' 'A6r,vy)<n Swct/tXlo'jç, èv *P(o|xy) v.a.TtGTâb-i)<j(xw 'juaTOt Aeuyioç Kopvr,Xio; AévrXoç xa\ KoVvtoç IloTttXio;* ItzX oÈToÛTtov 'AXé^avôpoç xaxa- 7t£uoXe[JLr,xoj; ib twv Koaaaîwv eOvoç, ocvéÇeu^e [Ltiài xr,? Suvâp-ecaç] xa\ Tcpo^yev lizi Tî-ç BaêuXtbvo; X. t. X. (§112),
Il y a une autre série de confusions qui est du fait de Diodore lui-même. Trouvant dans les tableaux qu'il a sous les yeux que le roi Philippe est mort en 01. CXI, 1, sous l'archontat de Pythodélos (qu'il appelle Pythodémos),il identifie cette année avec l'année romaine qui commence six mois plus tôt (336) : que Philippe ait été assassiné au printemps ou à l'automne de cette année, il n'en a cure; l'année suivante 335, celle de l'archonte Evaenétos, est pour lui la première du règne d'Alexandre, et, comme Alexandre a régné douze ans, sa dernière année est celle de l'archontat d'Hégésias, qui pour lui commence au début de 334.
Il répartit alors ses extraits dans ses douze années, et la façon dont il conçoit l'année produit une foule de monstruosités chronologiques. Comme l'année 336 est pour lui la dernière de Phihppe, il place en 335 les nombreux événements des trois ou quatre derniers mois de 336, notamment la rénovation de la Ligue de Corinthe. La deuxième année d'Alexandre (334) embrasse suivant lui le passage en Asie, la bataille du Granique, l'expédition sur HaHcarnasse et à travers la Lycie ; la troisième (333) le conduit jusqu'à la bataille d'issos; la quatrième (332) commence par les funérailles
APPENDICi:. VII 803
faites par Alexandre aux guerriers tombés à Issos (eu novembre 332) et finit à la prise de ïyr (août 331); la cinquième (331) commence au siège de la forteresse de Gaza (qui fut prise au commencement de novembre 331) et se termine à la bataille d'Arbèles, comme l'appelle Diodore (octobre 331); mais tout ce qui s'est passé immédiatement après, à la fin de 331, la fuite de Darius en Médie, la marche d'Alexandre sur Babylone, son séjour dans cette ville, son expédition à Suse, Diodore rejette tout cela dans l'année d'Aristophon, qui est pour lui l'année julienne 330.
On pourrait être tenté de croire que Diodore, en faisant la chronique de cette année, en a au moins compté la fin d'après le système attique, car il la prolonge jusqu'à la mort de Darius ', qui a eu lieu dans le premier mois de l'archontat d'Aristophon (330/29)-, en se contentant d'ajouter d'une façon sommaire que le roi a continué à poursuivre les meurtriers dans la direction de la Bactriane et faisant la remarque que c'était le temps où en Europe le roi Agis avait été vaincu et où les Spartiates étaient jugés par la diète de Corinthe pour violation de la paix.
L'année qui suit celle-ci (xoO o ïxo-j; io-jcs ô'.cXyîX-jôoto; ^) est pour Diodore celle de Céphisophon (329/8) : d'après la manière de compter qu'il a employée jusque-là, elle devrait correspondre à l'année julienne 329; mais les événements qui y figurent ne comprennent que les six derniers mois de 330, jusqu'à la soumission de l'Arachosie, car, avec là formule xoO ô' svauaîo'j -/povo-j ôieArjX'jôoTo; % il commence une nouvelle année, celle d'Euthycritos, qui dans le calendrier attique part de juillet 328, et la première chose que Diodore signale dans cette même année, c'est la marche d'hiver suç la région des Paropamisades, qui devrait d'après son système avoir eu lieu vers janvier 328 et qui a eu Heu réellement 'dans l'hiver de 330/29. Tout de suite après vient l'expédition de Bactres, la capture et l'exécution de Bessos '^; puis s'ouvre dans le texte une lacune, qui, comme on le voit par la table des matières de 9 ' à ly' et as ', — embrasse les événements survenus en réalité du printemps 329 à la fin de l'été 327.
Alexandre a passé l'hiver de 327/6 dans le voisinage d'EmboIima sur l'Indus, pour marcher au printemps de 326 sur Taxila et contre Porus. L'archonte que Diodore nomme ensuite ^ est Chrêmes, qui est entré en charge en juillet 326 (01. CXIII, 3); suivant son habitude, Diodore adjuge à cet archontat les six premiers mois de 326, de sorte que le premier fait qu'il place sous cet archonte, ce sont les préparatifs que fait Alexandre, déjà dans le pays de Taxile, pour marcher contre Porus. Il aurait dû terminer cette année au chapitre 101, car le temps d'arrêt occasionné par la grave blessure que reçut Alexandre dans la ville des Malliens tombe en décembre 326. Au lieu de cela, il accumule encore dans l'année de Chrêmes les combats livrés dans le delta de l'Indus (printemps 325), le départ de l'Inde
l) DiODOH., XVll, 73. — 2) Ahhian., 111, 2-2, 2. — 3) JJioi.ua.. XVII, li. — 4) DiODOR., XVII, 82. — o) Diouou., XVII, 82-83. — G) Diouoh., XVII, 87.
80 i Ai'pKMua:. — vu
(S(>|>ttMiil)rf;!"{:25i, l«'> iiottrs de Siiso. (printemps 324), la sédition des vétérans dont il transporte l;i scène à Snse *. (le n'est qu'an (;h('if)itre 110 que Diodiire ouvre, |»iir !•' dr|i;n'l dr Suse et lii, marche ;ï travers la Médic (étéautomne 324), une iinnée nonvidl»', celle d'Anticlès, qui est entré en fonctions au mois de juillet (325 01. CXIIf, •'i). Ainsi, Diodore, entass(;dans une seule année tonti^ la, série d'événemiMits qui va depuis le, départ do Taxila jusiprii l'arrivée à Suse, sans se laisser déconcerter, n<î l'ùt-c»^ (\uc par les distances (pi'il y a d'iMidtolinia aux bouches (](', l'Inclus (;t de là à Suse. L'interpolation de l'archonte Sosiclès- après Anticlès ne l'ait que rendre l'ahsm'dité plus <,q-and(; encore.
Kniin, au chapitre 113, l'archonte dans l'année duquel est mort Alexandre (style attique), Diodore l'appelle Hégésias, l'IIégésias qui est entré eii charge en juillet 324. Suivant son système, le dit archontat correspond à l'année julienne 32i, si bien qu'à l'entendre, Alexandre serait mort avant la fin de décembre 324.
Qu'on nous permette d'examiner de suite ici, en nous bornant à l'indispensable, les données chronologiques que Fournit Diodore pour l'histoire des Diadoques, car les rattacher à la discussion qui précède est encore le moyen le plus simple de juger de ce qu'elles valent.
Diodore aborde au XVIII® livre l'année qui suit la mort d'Alexandre; il dit qu'il va traiter dans ce livre de l'époque comprise entre la mort d'Alexandre et l'avènement d'Agathoclès, et que ce laps de temps comprend sept années. On s'attend, par conséquent, à trouver dans ce livre la chronique des années 323-317, sept archontes, sept collèges consulaires et un Olympionique (01. CXV, 1 : 320/19). Au lieu de sept, piodore en donne quatre. Si l'on admet que la lacune constatée après le chapitre 43 et avant le chapitre 44 a lait disparaître les éponyraes de 01. CXV, 1 et le nom de l'Olympionique, on n'en est pas plus avancé; il ne sert de rien non plus de dire que, commençant comme il le fait le XlXe livre par l'archontat de Démogène, — qui, tout bien calculé, devrait être le septième, — il entend parler de six années au lieu de sept. Même en admettant que le texte actuel ne soit qu'une réduction du texte primitif, toute l'allure du récit, dans ce XVIII® livre, montre que Diodore, en présence de la surabondance et de la complexité des événements que lui signalait durant ces années son excellent guide, a désespéré de réussir à les disposer d'une façon convenable et s'est contenté de juxtaposer les extraits qu'il en avait J'aits sans autre règle qu'un pragmatisme des plus superficiels et avec un mépris parfait des synchronismes.
Ces sept années, disposées dans le même cadre que les années d'Alexandre, sont les suivantes :
1) DioDOK., XVII, 109. - :>) Diodok., XVll, 11-'.
APPENDICK. VII 80")
D'après le calendrier attiqne. D'après Oiodorc.
323 Céphisodoros (XVin,2;!,
Céphisodoros. 01. CXIV, 2. 13 juillet.
322 Philoclès (XVIII, 26).
Philoclès. 01. CXIV, 3. 3 juillet.
321 manque
Archippos, 01. CXIV, 4. 21 juillet.