CHAPITRE
Masse liltrc lii|uid('e.
1« Quarte des avitins 8988 1. 2 s.
2° Une pièce de terre achetée de Moulions et
revendue par M. de Bordeu pour 4200 I.
3° Autre pièce de terre dépendante de
Borrou . 702 1.
4" Autre fougère dépendant de Moulions. . 550 1.
5" Or et argent comptant 10559 I.
6" Grain, vin, jjestiaux et autres elTets mobiliers, environ 4000 1.
7" Effets actifs 21000 1.
nf'traclions.
1" Legs suivant le testament 71.50 1.
2" Partie des dots qui ont fait retour, qui
doit être prise par cette masse 4902 1.
3" Il est dû à M. de Boirie 6000 1.
4« A M"« de Fargues 9000 1.
5" Fraix du testament . . '. 240 I.
Masse libre réduite 22707 1. 2 s.
CIlAl'ITlil': ()'■ l.eprisos do M. Je Doiilcu sur M. île N.ivs.
i" Pour la quarte des Ijiens suivant la liquidation qui en a été faite au 2'' chapitre . 8988 1. 2 s.
2" Pour la partie des dots qui ont lait retour à MM. de Fanget et do Vigneau, que M. de Bordeu a payée et qui a ét('' reiett(''0 sur la masse avitine, suivant le 2'- chapitre .... TâOT I. M s. 9 d.
?i" Intérêts de lad. somme, puis le i'3 mays 1782, époque des instances formées par les tournistes, jusqu'au 18 dud. mois 1783 pour 1 an 5 jours 385 1.
4° Pour la portion des fraix des procédures et autres actes de partage compétante de M. de Nays à raison des 3/4 des avitins, chapitre 4. . 556 1. 6 s.
5" Pour la portion des fraix de culture et autres, compétante à M. de Nays par rapport à sa portion des immeuhles 1276 1. 18 s.
A (li'iluire.
1" La valeur de la pièce de terre avitine vendue à M. Darripe par feu M. de Sallefranque, frère de la testatrice. . 2200 l.
2" Intérêts de lad. somme, puis le 18 septembre 1782, époque du premier arrangement, jusqu'au 18 may 1783 pour 8 mois. . . ." . 73 I.
3" Pour la valeur des fonds retenus par M. de Bordeu suivant led. arrangement 10000 1.
4» M. de Nays a foiirny pour le centième et droit d'ensaisinement 774 I. 4 s.
« Entre Messieurs de Bordeu et de Nays a été procédé à la liquidation et partage des biens de Thérédité de Mademoiselle de Sallefranque, à l'exception de la maison située à Pau et des biens situés à Fontefi'ède et à Bisanos, et il s'est trouvé, suivant le tableau de compte ci-dessus qu'il étoit dû jusqu'à ce jour à M, de Bordeu par M. de Nays la somme de 5754 livres 13 sols 9 deniers, à compte de
laquelle M. de Nays a payé dans eo nioinent celle de 4090 1. et a promis payer les 1074 1. lo s. 0 d. restantes avec rintérèt, puis ce ce jour ; nioyenant quoi, les pai'ties s'entrequittent respectivement de leurs droits et reprises concernant les biens partagés, sans préjudice aussi de recourir sur les biens et effets compris au présent partage le cas échéant pour les reprises respectives, relatives and. partage faisable qui demeurent dans leur entier, ainsi que toutes les actions d'exception des parties ce concernant. Fait double à Pau le 18 mai 1783. Bordeu, Nmjs « (I ).
Je n'ai point sous les yeux une [)rocédurc considérable (2) sur le litige qui divisait les Diusse et les Nays. Il y aurait plus d'un trait intéressant à y prendre. Ainsi, par exemple, le chevalier de Diusse se plaint de l'estimation trop basse de certains objets, par exemple du (( tableau du maréclial de Biron >\ côté 6 livres. En revanche (( on a donné au fusil un prix excessif. En I76'2, on vendit à Pau l'armement du régiment des Cantabres ; chaque fusil avec la bayonnette et cinturon ne produisit que 6 1.; on consent qu'on porte à 12 1. (au lieu de 20) la valeur de celui dont il s'agit ».
Dans un Mémoire d'Ignace de Nays, on trouve des détails sur la « métairie de Marque ou Fontefrède, qui est la même chose », sur « la nobilité de Fontefrède ». A ce propos, on y dit : « Le sieur marquis de Biron était dans la plus grande détresse ; après avoir vendu des flambeaux, un sucrier et une cueiller d'argent, ainsi qu'on le voit de la déclaration de la dame sa veuve, il vendit des fonds avitins pour payer ses domestiques et autres besoins urgens ».
A son tour, le chevalier de Diusse disait que le marquis de Biron soignait beaucoup le domaine de Fontefrède, qui était sa seule ressource, tandis que les Salefranque, qui avaient des biens et de l'aï'gent, ne s'en occupèrent pas. La maison avait été détruite par la négligence de Salefranque qui ne l'avait pas préservée contre rOusse. Elle avait « une scituation aquoatique et enfoncée », cause de sa ruine.
Le 2 juillet 1787, on estima les biens de Biron (3) et en particulier ceux de Fontefrède : « L'ancienne maison ou château de Marque, dernière habitation du feu maniuis de Biron, est, pour ainsi dire,
(1) Papiers de Jurquo à Rousse. Original.
(2) Papiers de Nays à Rousse.
(3) Papiers Nays à Rousse. Gros cahier mnnusc,
déli'iiiLe, ainsi (jiic ies granges, etc. Cetle dcslciicliun tliininiie la
valeur du domaine d'au moins 1<SUI)U I. ».
Parmi ies objets eslimés alors, ou voit « ti'ois tentures de tapisserie verdure auxquelles manquent 3 pièces, estimées en bloc,
« Dix vieilles chaises garnies d'étoffe, façon tapisserie dont les deux sont faites en forme de fauteuil, 50 1.
c( Sept couverts, une cueilier d'argent feléo, deux sallières et une cafetière, le tout d'argent, pesant ensemble 8 marcs, 5 onces, 5 gros 1/2, 418 1.; 14 plats d'étain, 48 1.; quatr-e tableaux à cadre doré faisant ovalle et fort vieux, sans inscription, 12 1. »
Pour les livres, peu intéressants, ils étaient estimés 1 1. le volume.
Sur ces entrefaites, Clément de Bats-Diussc mourut. Son neveu, Jean-Baptiste de Bats, fut son héritier. Celui-ci résolut d'accepter un arbitrage avec Xays et Bordeu. Lesarbiti'cs fixèrent à SriOOOI. la succession Biron et décidèrent que les pr(''tentions de M. de Jasscs n'étaient pas fondées : il se retira.
De nouveaux dégâts à Fontefrède, le 3 mars 1790, décidèrent les héritiers à se hâter de vendre (1).
Mais, sur ces entrefaites, Ignace de Xays avait établi son domicile définitif à Bousse, comme le prouve le document suivant :
« Nous, adjoint municipal de la commune de Jurançon, déclarons et certifions devant qui il apartiendra que le citoyen Ignace Nays, natif de la commune de Montaner, a fixé son domicile dans celle de Jurançon, où il a prêté son serment civique le 11 juillet 1790 (v. s.), ainsi qu'il aparoist de la délibération prise le même jour par la municipalité de Jurançon et où il paye chaque année depuis alors son imposition personnelle et somptuaire. En foy de quoi, nous lui avons donné le présent, signé de nous. A Jurançon, le 13 prairial de la huitième année républicaine. Desclaus, adj. » (2).
(i) Papiers de Nays à liousse.
(2) 2 juin 1800. Ihid.