Les débuts. Thomas Morus
Ces premiers travaux sont, à vrai dire, assez pauvres en général. La médiocre biographie d'Henri V que composa par ordre supérieur un humaniste italien qui se faisait nommer Tite-Live, ne montre que les côtés défectueux de l'historiographie humaniste, et c'est à un niveau inférieur encore que se trouvent, même pour la forme, les travaux historiques destinés par le poète aveugle Bernard André à glorifier son maître, le roi Henri Vil. André n'écrit qu'un panégyrique boursouflé ; on chercherait en vain des faits positifs dans sa nébuleuse phraséologie.
Titus Liyius, né à Ferrare (et non à Forli ; on se méprenait autrefois sur son nom de famille, qui parait avoir été : de Frulovisiis) était très lié avec Decembri (ci-dessus p. 121 s.) et fut recommandé par lui au duc Humphrey de Gloucester, qui le chargea d'écrire la vie de son frère, le roi Henri V (il fut pour cela, 1437, naturalisé Anglais). Livius vécut plus tard en France, en Italie et en Espagne; l'année de sa mort est inconnue. Sa Vita Henrici V fl413 à 1422) fut éditée, 1716, par Th. Hearne à Oxford. — Cf. K. H. Vickers, Humphrey Duke of Gl. 1907, 'p. 379 s. ; G. L. Kingsford, The Early Biographies of Henry V dans Etigl. Hist Rev. XXV (1910), 58 ss. Spécialement sur ses rapports avec Decembri, (qui traduisit, 1463, la Vita en italien) Borsa dans Arch. stor. lomb. ser. II, 10,
p. 62 et J. Hamilton Wylie, Decembri's Version of the Vita, etc., dans Engl. Eist. Rev. XXIV (1909), 84 ss. Un remaniement anglais anonyme de la VitaHenriciVdes années 1513-14 a été édité par C. L. Kingsford en 1911 The First English Life ofKing Henry V.
Bernard André, moine mendiant augustin, né à Toulouse, paraît être venu avec Henri VU en Angleterre, devint son Poeta laureatus et son historiographe et mourut vers 1521. Son Historia régis Henrici VU (jusqu'en 1497; commencée 1500) et les deux années conservées de ses Annales d'Henri VII sont publiées par J. Gairdner dans les Memorials OfKing H. VII, 1858 [Scriptores Rev. brit. med. aevi 10) — Cf. W. Busch, England tinter den Tudors I (1892), 396 s.
Il en est tout autrement de l'histoire restée inachevée de Richard III qui a pour auteur le célèbre humaniste Thomas Morus.
Thomas More latinisé Morus, né 1478 à Londres, exécuté ibid. 1535, chancelier d'Angleterre 1529 à 1532, composa (soi-disant vers 1513, en tout cas sous Henri VIII seulement) une histoire de Richard III, que nous possédons en deux rédactions, une en latin, évidemment destinée à l'étranger, qui va jusqu'au couronnement de Richard, et une en anglais, avec des différences assez fortes, qui raconte encore le meurtre des enfants d'Edouard IV. Toutes deux sont inachevées; mais l'anglaise est d'un style tout à fait châtié, tandis que la latine porte la trace de toutes les imperfections d'un premier jet. Probablement on avait projeté d'abord une exposition qui put pénétrer à l'étranger; puis la Cour ou l'auteur se ravisa et la rédaction latine fut remaniée pour le public indigène. — La version latine fut imprimée d'abord dans les Opem de Morus (Louvain 1565), l'anglaise dans les Chroniques de Hall (1542) et Hardyng (1543), d'aprèsl'autographedanslesWorftsdeMore (Londres 1557). Ensuite, entre autres, édition de J. Rawson Lumby 1883 dans la Pitt Press Séries (malheureusement insuffisante, l'auteur n'ayant même pas jugé nécessaire de coUationnerle texte latin, de sorte que son commentaire est souvent erroné) Cf. T.-E. Bridgett, Lifeand Writings of Th. M. 1891 ; W. H. Hutton, Sir Th. M. 1895 ; Busch, England unter den Tudors I, 334.
Avant que ces assertions puissent prétendre à quelque vraisemblance, il faut prouver que l'histoire de Richard lll a été vraiment écrite par Morus, Quoique l'édition des Works s'affirme faite sur l'autographe de Morus, on lui en a contesté jadis et récemment encore la paternité. On allègue deux raisons contre. La rédaction latine, dit-on, est, pour le style, inférieure aux œuvres authentiques de Morus. Cela est vrai. Mais cela ne prouve rien. Une convient pas de comparer VHistoria Ricardi lll avec VUtopia, par exemple, vu que nous n'avons le texte de VHistoria que sous la forme d'une ébauche qui n'a jamais été publiée par Morus luimême ; d'ailleurs les manuscrits d'autres ouvrages d'histoire humanistes (par exemple le Bellum helveticum de Pirkheimer (ci-dessous p. 243) contiennent des infractions bien autrement graves à la correction de la latinité. On s'est arrêté, en second lieu, à la couleur tendancieuse du récit ; on a prétendu que seul un contemporain engagé dans l'action avait pu
écrire avec tant de partialité. On a même cru pouvoir découvrir le véritable auteur et l'on a nommé le cardinal iMorton. Cette hypothèse est tout à fait inadmissible : VHistoria n'a été composée que sous Henri VllI (1509-1547), comme il appert du début, et Morlon était mort en 1500. L'élat d'inachèvement de l'ouvrag-e interdit de penser à une interpolation postérieure. Et puis l'auteur parle de lui-même d'une façon qui convient à l'àg-ede Morus, mais non à celui du cardinal. P. 145 de la rédaction latine (0pp. Francfort 1689) on lit (le passage manque dans la rédaction anglaise 7, 24)..., quem ego sermonem ab eo mernini, qui colloquentes audiverat jam tum patri meo renuntialum, cum adhuc nulla prodiliouis cjussuspiciohaberetur. Mais indépendamment de cela, l'arf^ument est très faible. Pourquoi, même sous Henri Vlll, un auteur désireux d'obtenir la faveur du roi, n'aurait-it pas jugé de son intérêt de noircir le dernier souverain légitime renversé par le fondateur de la nouvelle dynastie et de justifier ainsi, moralement au moins, l'usurpation des Tudors? Morus s'était brûlé les doigts sous Henri V^Il par son opposition au gouvernement : pourquoi n'aurait-il pas tenté de se recommander au nouveau souverain, bien disposé pour l'humanisme, en mettant à ses pieds un pamphlet dynastique? Morus pouvait avoir personnellement vis-à-vis de Richard lll un jugement plus indépendant que le cardinal Morton ; il ne s'ensuit pas qu'une appréciation objective ou même bienveillante du dernier Plantagenet eût été agréable à Henri VIII.
Tout cela, sans doute, prouve seulement qu Morus peut avoir écrit VHistoria. Voici des raisons positives pour qu'il en soit l'auteur : 1° la remarque en tète de l'édition des Worfo; 2" l'invraisemblance qu'il y eût eu alors un autre humaniste anglais capable de l'écrire. L'ouvrage suppose un auteur anglais de culture humaniste approfondie, en relations étroites avec les cercles politiques dirigeants. Cela s'applique bien à Morus et, autant que nous sachions, à lui seul. H y a toujours péril à tirer des conclusions ex sileniio ou plus exactement ex ignorantia. Mais la culture humaniste était alors si peu répandue en dehors de l'Italie et nous sommes si bien renseignés sur le petit nombre d'auteurs qui s'essayèrent dans le style humaniste, que notre opinion a pour elle tout au moins une forte présomption.
Par contre nous ne trancherons pas la question de savoir si la continuation de VHistory conservée dans Hardyng et qui mène jusqu'à la mort de Richard, est étrangère à Morus ou repose sur une ébauche de sa main.
0. Hùbschmann se prononce aussi pour l'attribution à Morus dans ses textkritischen Unlersuchungen [Aiiglia JJJIF[1911], 160 ss.)
Thomas Morus suivit tout à fait les voies ouvertes en Italie par les disciples de l'école de Bruni. II partage leurs défauts comme leurs qualités, leur recherche de l'arrangement théâtral et de la peinture sentimentale, la rhétorique dans les discours insérés, et aussi l'art de bien grouper les récits, le soin minutieux de l'expression, l'urba-
nité relative de la polémique. Il était officieux comme eux. Son œuvre est un écrit dynastique tendancieux, qu'on peut mettre à côté des travaux de Facius et de Beccadelli. La tendance officieuse se manifeste même chez lui avec plus de force encore que chez les Italiens. Et ce n'est pas à l'avantage de l'exposition. L'obligation de distribuer l'ombre et la lumière d'après des considérations politiques a empêché ÎNIorus de nous donner de ses figures une franche analyse psychologique. Il fit des efforts remarquables pour caractériser plus à fond qu'on n'était habitué àje faire dans l'historiographie rhétoricienne ; mais partout il se heurtait aux barrières que rencontre toujours un écrit de parti.
Le grand mérite de Morus est d'avoir transporté les principes de style de la nouvelle école dans l'historiographie en langue vulgaire. On n'avait jamais encore, dans un idiome moderne, si bien imité le style historique humaniste. Bien des gaucheries d'expression trahissent le débutant. UHistory of King Richard 11/ n en est pas moins le premier livre d'histoire anglais écrit selon les règles du classisisme. Chaque mot est choisi après mûre réflexion, chaque expression sagement calculée pour l'effet.
Il se passa longtemps avant que VHistory trouvât des imitateurs. Dans le premier demi-siècle après sa publication, elle n'agit que par sa matière. On sait comment le portrait de fantaisie qu'elle esquissait du dernier Plantagenet fut transformé par Shakespeare en un typé historique populaire.
Morus, en faveur de la légende dynastique, avait fait de Richard un infâme scélérat. Le drame anglais a imposé pour toujours cette figure à l'imagination historique du grand public.
2. — La création de V historiographie nationale et JPolydore Virgile.
L'historiographie humaniste semblait devoir prendre pied en Angleterre plus aisément qu'en France. La légende nationale n'avait pas été fixée officiellement dans une œuvre historique, et la tradition sur l'histoire des anciens rois était assez indifférente à la nouvelle dynastie. Les humanistes, en outre, n'avaient pas à entrer en lutte avec une historiographie indigène florissante. La vieille histoire de grand style, représentée encore au xiv^ siècle par des ouvrages re-
marquables, n'avail plus guère eu de successeurs depuis les premières dizaines d'années du xv" siècle. On ne cultivait plus les annales que dans un petit nombre de couvents. Kt même là, où se continuaient les annuaires des siècles antérieurs, les chroniqueurs se bornaient généralement à l'histoire intérieure de leur monastère et laissaient rarement s'envoler leurs regards par-dessus les murs du couvent. Parmi les villes anglaises, Londres presque seule avait une chronique. Dans ce pays unifié de bonne heure, les autres municipes étaient trop peu des pouvoirs politiques indépendants pour avoir créé une historiographie à l'égal de niaiales communes du continent. Et même les historiens locaux de Londres, comparés à Villani ou aux chroniqueurs bernois des xv'' et xvi^ siècles, sont de pauvres gratte-papier. On n'étudia presque pas l'histoire ancienne du pays. En Angleterre, par suite, plus que dans d'autres contrées, Thistoriographie nationale moderne remonte exclusivement à l'humanisme.
PoLYDORE Virgile (Polidoro Vergilio) né vers 1470 à Urbin, humaniste, d'abord secrétaire du duc d'Urbin, puis envoyé 1501-1502 en Angleterre par le pape Alexandre VI comme vice-collecteur du denier de Saint- Pierre, perd celte place 1515 par les manœuvres de Wolsey ; de retour en Italie 1551, y meurt 1555. Il reçut 1507 du roi Henri VII la mission d'écrire une histoire d'Angleterre. Il en fut récompensé par différents bénéfices anglais et (1510) parle droit de bourgeoisie. Anglicae historiae II. XXVll (jusqu'en 1538). Les vingt-six premiers livres (jusqu'à 1509) parurent d'abord à Bâle 1534, l'ouvrage entier ibid. 1555. Autres indications bibliographiques chez Ch. Gross, Sources and Literature of English Historij (1900) n. 1854. — Virgile mérita bien aussi de l'histoire d'Angleterre par sa première édition de Gildas (1525). — Pour la littérature spéciale (sans Importance) nous renvoyons au catalogue littéraire dans le jDic^ ofNat. Biog. s. v. La savante étude de W. Busch, England miter den Tudors I (1892), ^99 ss., ne traite que du chapitre sur Henri VII. Cf. en outre R. Flenley SUt Town Chronicles of England (1911), 41-43. '"^^ ' £f^
Malgré cela, le premier historien humaniste en Angleterre eut moins le champ libre que Paul-Emile en France.
Le gouvernement anglais eut la main heureuse, en choisissant pour historiographe l'humaniste et le fonctionnaire papal Polydore Virgile. C'était un travailleur assidu, qui possédait à fond la méthode de l'école de Blondus. Le fait qu'il ne consacra pas moins de vingt-six ans à la confection de son ouvrage relativement court, le distingue
avantageusement d'écrivassiers comme Sabellicus. Son long séjour en Angleterre lui avait appris à bien connaître le pays et les gens. Il s'intéressait à beaucoup de choses, et ne négligea pas d'accorder dans son histoire quelque attention au développement du droit, de l'érudition et de l'Église. Il se plut à fournir une narration poUe et intelligente, sans la parer des fleurs de la rhétorique.
Il résume exactement les sources et autant que possible s'appuie sur les témoignages les plus anciens. Il a redécouvert maint bon auteur, comme l'écrit de Gildas De excidio Brilanniae. Comme Galchi, il consultait aussi des témoignages non littéraires. Il restait indépendant des relations de ses prédécesseurs et sa narration forme un tout continu.
Mais sa critique n'est pas entièrement libre. Les Tudors étaient très fiers de leur origine gçiliûi&e et il n'était pas permis à leur historiographe de rayer complètement de l'histoire la légende nationale celtique. Virgile resta empêtré à mi-chemin. Il exprima nettement ses doutes sur la fable de Brutus et sur la légende d'Arthur. Il mit le doigt sur les contradictions qui existent entre Geoffroi de Monmouth et les sources authentiques, plaça Arthur à côté de Roland, tel que celui-ci est célébré dans les épopées italiennes, et ressuscita la critique radicale de William de New^burgh. Mais il ne pouvait, comme d'autres humanistes, laisser ces fables complètement de côté. Il lui fallait exposer les deux choses — la poésie et l'histoire — à côté l'une de l'autre. Il est vrai que pour tout esprit non prévenu, il était prouvé que la légende d'Arthur n'était pas digne de foi
Ce manque de liberté était d'autant plus regrettable que Polydore Virgile eût été à même de se distinguer dans la critique des sources. Il n'était pas mauvais observateur et l'intelligence pratique ne lui faisait pas défaut. Tant qu'il parle de choses qu'il connaît pour les avoir vues, il fait des tableaux très réussis, et voilà pourquoi son portrait d'Henri VII est le chef-d'œuvre du livre (pour Henri VIII il n'était plus Hbre, et dans la peinture haineuse de Wolsey, il se laisse guider par des rancunes personnelles). Ses digressions ethnographiques et géographiques contiennent plus d'une remarque juste. Mais dans la combinaison des faits historiques il est aussi superficiel que Blondus. Il n'a pas su ranger sa matière (à partir de Guillaume le Conquérant)
autrement que d'après la série des rois. Les vues historiques sont absentes; les réflexions de Virgile poursuivent uniquement des fins morales et édifianlcs.
Il y a un point sur lequel Polydore se distingue curieusement des autres historiographes humanistes. Il avait été frappé, comme d'autres Itahens du temps, de l'attachement dévot des Anglais à l'Église. jVulla est hodie [credo] natio quae omnia quae ad divinum cultum pertineant, sanctius diligentiusque observet, rcmarque-t-il dans le premier livre de son histoire (p. 15). 11 en tira ses conséquences. Il ne se permit jamais une plaisanterie sur des choses sacrées, comme avait pu le faire même le biographe des papes Platina (ci-dessus p. 56 s.). Il ne critiqua presque jamais les légendes ecclésiastiques et il adopta à peu près sans changement les récits de miracles de ses sources (par exemple de Bède). Sur la légende d'Arthur, il pouvait finalement exprimer ses doutes ; en touchant aux affaires d'Iiglise, il fallait s'astreindre à une correction absolue.
Mais pour les historiens patriotes, la critique de Virgile allait encore trop loin. Comme en France Du Ilaillan s'était élevé contre Paul-Emile (ci-dessus p. 172 s.), on vit s'élever en Angleterre contre Polydore JeanLELAND. Né vers 1506 à Londres, au service de la Cour, nommé par Henri VIII chapelain royal, etc., et en 1533 King's antiquary ; mort à Londres 1552. Mais il y a une différence : l'historien français opposa à l'Italien une histoire nationale nouvelle et originale ; Leland ne sortit pas des recueils de matériaux et ne se montra fécond que dans la polémique patriotique [Codrus... assertio mclytissiml Articrii, régis Britannise, etc. Londres 1544 ; répété dans le cinquième volume des Collectanea édités par Hearne, Oxford 1715). — Leland, pour recueillir les matériaux d'une nouvelle grande histoire d'Angleterre, parcourut 1535 à 1543 le royaume presque entier. La description de son voyage, avec de nombreuses et précieuses notices sur des manuscrits aujourd'hui disparus, fut publiée d'abord, avec des suppressions, par Baie (ci-dessous p. 308, Londres 1549 sous le titre The laboriouse Journey and Serche of J. L. Th. Hearne procura ensuite une édition complète de Vltinerary Oxford 1710). Une nouvelle édition a paru 1907-1910 sous la direction de L. Toulmin Smith.
Le poète Miltox, un siècle plus tard, se montre un peu plus critique dans son Histoire d'Angleterre jusqu'à la conquête normande (d'abord 1670, 1''® édit. complète 1681). Cependant il n'osa pas écarter résolument les fables médiévales et resta même dans sa critique audessous de Polydore Virgile. Son effort tendait à recueillir tout ce qui avait jamais été cru, sans repousser les fables, mais en les signalant
comme moins dignes de créance. — Cf. C. H. Firth dans les Proceedings of the British Academy VIII ; mais il ne compare Milton qu'avec les Chroniques.
Les nombreuses Chroniques (de Hall, Holinshed, Grafton. Stow, etc.), parues dans le cours du xvi<= siècle sont sans aucune importance pour notre histoire. Elles correspondent à peu près aux nouvelles éditions contemporaines des Grandes Chroniques de France et sont comme elles informes et sans critique. Elles étaient destinées à la bourgeoisie et à la petite noblesse ; elles étaient loyalistes, comme le souhaitaient ces deux classes, qui avaient tiré le plus grand profit du gouvernement fort des Tudors,etquiétaientpeu sensibles aux besoins intellectuels. La plupart ne sont pas de vrais ouvrages d'histoire, mais de grossières compilations, des produits fabriqués pour les masses, souvent d'ailleurs confectionnés non par des écrivains de profession, mais par des libraires.