‹ Histoire de l'historiographie moderneChapitre 128 sur 341 · Ouvrages similaires · texte numérisé non relu

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La position que les publicistes de l'empire occupaient dans l'histoire politique, les jurisconsultes impériaux l'occupèrent dans l'histoire du droit germanique. Leurs ouvrages poursuivaient des buts pratiques ou tout au moins pédagogiques : pratiques étaient les consultations d'avocats sur des questions de droit public, consultations qui revêtaient la forme de recherches sur l'histoire du droit ; pédagogiques, les manuels destinés à initier hommes d'État et juristes à la connaissance du droit en usage dans l'empire.

Les écrits de ce genre furent rendus publics en Allemagne plus fréquemment que dans dautres pays — peut-être parce qu'un public plus nombreux y était directement intéressé (avant tout la noblesse indépendante) et que les litiges touchaient plus souvent le droit public. Les recherches nécessaires remontaient souvent jusqu'à la première moitié du moyen âge et s'embarrassaient d'un pesant appareil d'érudition historique. Elles n'avaient quand même rien de commun avec l'histoire du droit au sens scientifique du mot, pas plus qu'actuellement les manuels qui rassemblent pour des praticiens anglais des notes sur l'histoire du droit (par exemple sur les prérogatives judiciaires de la haute Chambre). Et puis la nature de ces écrits les rendait partiaux. Dans plus d'un les textes n'étaient pas seulement soumis à un groupement et à une interprétation tendancieux, mais tout simplement falsifiés.

Celui des jurisconsultes de l'empire à qui l'histoire est le plus redevable, est le polyhistorien Hermann Gonring, qui dans son livre De origine juris germanici (Helmstedt 1643) combattit les prétentions des Romanistes avec une saine critique et des arguments intelligents. (R. Knoll, C. als Historiker, Diss. de Rostock 1889).

L'ouvrage du professeur d'histoire à Helmstedt Simon Friedrich Hahn, Vollstàndige Einleitung zu der deutschen Staats-Reichs-und Kaiser historié und dem daraus fliessenden Jure publico (1721-1724) avait, d'après la déclaration de l'auteur, l'intention expresse nichts vorheizulassen, was in dem deuts-

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