PITTI
penser qu'en tant qu'elles ne permettaient pas aux hommes d'État de se livrer à des combinaisons autres que politiques et militaires. En Italie particulièrement, on se ressentait si peu de conflits ecclésiastiques ou sociaux que l'historiographie aussi se crut en droit d'être partiale. Quand au penchant à ne reconnaître dans la politique que des mobiles égoïstes, la faute n'en est pas à une conception exceptionnelle de l'époque, mais à la personnalité de l'auteur. C'est un heureux hasard que l'activité de Guichardin soit tombée en un temps de liberté de parole presque illimitée. Bientôt après les hommes d'État purent bien agir encore comme il l'a dépeint, mais, non plus écrire ainsi. /