‹ Histoire de L'Hôpital NeckerChapitre 11 sur 32 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

« L’héspice de Charité, dit le rapport, a été établi - « dans une maison fort vieille et qui ne pouvait ad- « mettre tous les moyens de salubrité; les salles sont basses, mais on a pris toutes les précautions pour « obvier aux inconvénients qui pouvaient en résulter, . On a bâti un corridor derrière nue Le afin

Fe portes latérales, garnies de portes ee 72 placées de distance en distance, pour donner Pessor « à Pair inférieur et pour communiquer avec le cor- .« ridor,

« Afin d'éviter que les salles reçussent l’air les unes « des autres, comme on le voit dans un grand nombre # < d’hôpitaux, elles sont percées des deux côtés par des « «€ fenêtres correspondantes ; des vasistas toujours ou- « verts, et un ventilateur renouvellent l'air constam- « ment.

À AE: Le moyen imaginé pour dissiper l’odeur des fosses « d’aisance a très bien réussi.

É « Des canaux de plomb distribuent l’eau, deux poë-

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« Le poêle est à côté % he pour prit

il y a deux petites salles destinées aux m contagieuses. ;

« ou a banni les ustensiles is cuivre et tous 1

les ns

« Il y a un jardin assez vaste, divisé en étain d des

plantes, jardin potager et préau (1). >»

Les hommes seuls avaient le droit de se promene dans le préau, et les convalescentes n’y étaient poin admises. Le citoyen Audin Rivière, s’en plaint dans son essai sur la topographie médicale {Paris, 1794), aussi quelque temps après, on prit à la maison des enfants un terrain qui servit de lieu de promenade pour les femmes. | é

Dans le plan de l'hôpital Necker, que Valentin Louis donne en 1820, on voit ce terrain attenant aux salles des femmes. A cette époque, il y avait eu peu de changements et, à part deux petites salles aménagées pour recevoir des malades, et la transformation de ce … terrain en préau, le plan de 1820 reproduit exactement à: l’hospice de Charité en 1779. ‘33

Le premier rapport de M°° Necker donne aussi la description des cabinets d’aisance, mais ils ne purent durer longtemps, et furent rebatis en 1785 sur un nouveau plan et munis d'un nouvean système, inventé par M. Cadet du Vaux. C’était le système employé aux invalides.

(1) Hospice de Charité. Rapport pour l’année 1779. Bib nation.

) de Le de Ms de Vermenoux, y évènt em= , le reste fut payé par M"° la marquise de Saint-

| Par la description que M" Necker fait de la mai= - son, où voit bien qu'elle reconnait certains inconvéments, tels que, manque de hauteur des salles, vétusté > l'établissement, mais elle ajoute que l’on a pris touès Le Réévuuons nécessaires pour remédier à à ce is

: Pine l'air est constamment renouvelé et que les sal- ne le reçoivent jamais les unes des autres. Aussi t-elle cruellement désappointée, quand, à la fin de l’année, elle se rendit compte que la mortalité était excessive dans son hospice. Comment! avoir dépensé tant d'intelligence d'administration, avoir fait coucher les - malades chacun dans son lit, leur avoir prodigué «tous des soins de la plus tendre humanité » et une nourriture «égale à celle que l'on voit sur les meilleures tables de Paris, » et tout cela pour arriver à une mortalité qui n’était dépassée que par celle de l’Hôtel-Dieu. On crut s’être trompé, Nous allons donner quelques détails sur les causes de cette mortalité, ainsi que sur la manière de la décompter.

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