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Esprit ferme, indépendant, toujours prêt à à sacrifier | ses intérêts à son devoir, Monneret avait un culté vée ritable pour le professorat, et avant d’être professeur : de pathologie interne, il avait attiré pendant dix ans 1 de nombreux éléves à ses cours libres.
Ses titres principaux sont : le Compendium de fné-\ decine pratique dont il fut le principal auteur, le Traité de pathologie générale, et son Traité de pathologie interne. À Dans ce dernier, livre, il attaqua vivement les théos . ries de Ricord et cela lui à été reproché depuis (1). |
Civile (Jean), né à Salilhès en 1792, près Aurillac | (Cantal), mort à Paris, 15 juin 1867. 1 Après des études élémentaires incomplètes, Civiale : vint à Paris étudier la médecine. Il était externe dans le service de Dupuytren, quand il entendit une lecon de Marjolin, sur les instruments de Gruithuisen pOur pere l forer la pierre dans la vessie. Cela lui donna l’idée de. | chercher à la dissoudre, mais il y renonça bientôt eti ins. É venta un instrument destiné à saisir la pierre et muni d'üti | À stylet qui devait la briser. Cette découverte fut reveñs. diquée par Leroy (d’Etiolles), La discussion fut chaude, | et les avis sont encore partagés, Cependant l'opinion | quitendà prévaloir est celle-ci, Gruithuisen, pour les” uos, Fournier de Lembdes, pour les autres, à le premier | inventé des instruments destinés à aller briser où broÿer |
(1) H était d’une très grande susceptibilité, à s'étant vu k préférer Roger par l'Académie de médecine, il refüsa depuis de. se représenter, À
do. —81— / | res dans la vessie. Leroy (d’Etiolles) a perfecé l'instrument et en à rendn lusage moins péni- , et Civiale eut le premier l'avantage d'opérer sur le | vivant. Cette opération se fit le 13 février 1824, en pré . sence d’une commission de l’Académie des sciences et lun grand nombre de chirurgiens de Paris. | La même année, Percy et Chaussier lurent à l’Institut un rapport favorable sur le procédé mis en usage r le D° Civiale, et l’Académie des sciences lui cerna deux prix, l'un de 6,000 francs, en 1826,
Vautre, de 10,000 francs, en 1827. Depuis cette épo- . que, jusqu'à la fin de sa vie, Civiale s'occupa de perfec- 4 tionner ses instruments et ses procédés opératoires. 4 | L'administration mit à sa disposion 12 lits en 1849 à =. l'hôpital Necker, et làil s’appliqua à faire connaître ses 3
procédés. Professeur médiocre, mais spécialiste hors Higne et d’unehabileté opératoirere marquable, Civialeacquit une immense réputation et une fortune colossale. Vivement attaqué et par ses concurrents et paf des “ chirurgiens des hôpitaux, accusé de faire écrire sous S } son nom, il se défendit avec énergie, mais il manqua Ésouvent de retenue et de justice, et ses ouvrages 80H | 7 remplis d'invectives et d’insinuations malveillantes, : Quoiqu'il en soit,pendant son séjour à l'hôpital Nec-
… ker, il s'acquitta de ses fonctions at double bénéfice de ses malades et de sa réputation. À sa mort, il fit 3 même accepter à l’Assistance publique un legs de
29.000 francs pour assurer la pérennité de ce service, qui existe toujours, salle Saint-Vincent. Au-dessus de la porte d'entrée se trouve une plaque en marbre qui
rappelle la générosité du donateur, A côté de cette salle on voit le musée, également fondé par Civiale. Ce musée que l'on va transférer À l'extrémité sud de l'hôpital, contient un grand nombre de calculs ainsi que les instruments divers qui servent à les extraire. Un catalogue complet publié après la mort de Cirviale donne les indications nécessaires pour se reconnaître au milieu de ces nombreuses pièces. Civiale (1) à légué une rente de 300 francs pour l’interne ou lex terne qui serait chargé du soin de la conservation du musée. |
Civiale mourut à Paris, le 15 juin 1867, au troisième jour, d’une fièvre intermittente pernicieuse, compliquée d'engorgement pulmonaire. Celte fièvre aurait été contractée en pêchant pendant plusieurs heures sur les bords d’un étang, dans sa propriété à Gaches.
Bouley. Un méconnu. Timide, fuyant lés discus= sions, gardant un silence absolu quand il avait devant
(1) Les ouvrages suivants ont été publiés par Civiale :
1° Lettres sur la lithotritie ou broiement dela pierre dans la vessie. Paris, 1827-1848. ” ;
2" Discussion sur la taille et la lithotritie qui a eu lieu à l’Académie royale de médecine en 1847. ;
9° Traité de l'affection calculeuse, 1838,
Parallèle des diverses méthodes employées pour guérir les calculeux, 1836.
4° Du traitement médical et préservatif de la pierre et de là gravelle, 1840.
5° Traité pratique et historique de la lithotritie, 1847,
6° De l’uréthrotomie, 1849,
7° Traité pratique sur les organes génito-urinaires, 1858 1860, &
un adversaire scientifique. Ce savant universel à la nière des maîtres d'autrefois, ne fut par apprécié vant son mérite. Sachant et connaissant tout, d’une * érudition générale, ayant cultivé les lettres et lisant de ns leur langue, les auteurs hébreux, sanscrits grecs, latins, allemands et anglais, possédant les ma- > thématiques, la philosophie, l’archéologie, l'histoire, la musique, la peinture, la chimie et l’histoire naturelle, Bouley était une encyclopédie vivante.
- Faisant peu de clientèle, il vivait au milieu de ses divres, dans une maison que M, Blanche lui avait tait “bâtir dans l'établissement qu'il dirigeait, D'une mémoire # odigieuse, c'était un théoricien de première ligne, et dans la pratique, son coup d'œil était sûr et ne le trompait pas. Sa thérapeutique était ieodrensen mails juste, as efficace.
Grand lecteur, érudit peu commun, il remontait äux | sources, mais s’il était d’une rare énergie pour létude, 4 il manquait d’entrain pour l’action; son grand traité de . pathologie générale, resta toujours à l'état de projet malgré les notes qu’il avait recueillies, et aux encoura- 4 gements, il répondait toujours que le microscope avait és changé et qu’il n’était pas histologiste.
Très pe connu, mais admiré et estimé par ceux qui octets Bouley vivait dans l'étude et le travail, et cette existence retirée et sédentaire, lui amena la goutte. Le 30 septembre 1867 après quelques jours | d’anurie, provoquée par un petit calcul siégeant dans | le rein droit, il fut enlevé à ses élèves qui étaient tous
M ses admirateurs et ses amis.
sé SERVICE MÉDICAL DE L'HÔPITAL NECKER DEPUIS f LA FONDATION.
1778. Méd. : Galatin, me 1780, Méd, : Doublet. Chir. : De Lézé.
Thieri de Bussy, Brasdor, chirurg. | méd. cons, cons.
1783. Méd. : Delaplanéhe, Chir. : De Léäé. É: : Brasdor, éhirurg.
| cois, 2 E 1787, Méd. : Beauvais Despréaux Maret, chirur, ef = chef.
1803. Méd. : C. Mongenot, Maret, chirur, en chef, 1 ë Nicod, él. en éhlr, | 1809, Méd. : Mongenot. Chir. : Pétitbean.
1811: Méd. : Mongenot. Chif, : Petitbeaü, élit. en : chef. L | Baïffos, ehirs ad- à | joint. L 1814. Méd, : Mongenot, Chir. : Bañfos.
1816. Méd. : Laeñnec. Chir. : Bañfos.
1874, Méd, : Honoré. Chis, 4 Baifos.
1831, Méd. : De Brichetéau (sic). Chif, : Marééhal, De la Roque; 1832, Méd. : Bricheteau, Chir, : Laugier, | De la Roque.
1836, Méd. : Bricheteau, Chir. : Bérard jeune, De la Roque. É:
1859, Méd. : Brichétea. Ohif. : Bérard jeune, De la Rogue. FRE Trousseau,
à Re. De la Roque.
“ EE Trousseau.
1846. Méd. : Bricheteau.
HSE Hervez de Chégoin.
- Trousseau.
De la Roque {honoraire jusqu’en
1856), à 8- . Méd, $ Hihoteat., = 850. Hervez de Chégoin.
| Horteloup.
| 1851, Méd; ÿ Bricheteau.
.« Hervez de Chégoin.
De Guillot (Natalis).
1855, Méd. : Guillot (Natalis).