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VISITE ET FONCTIONS DU MÉDECIN

Le médecin loge dans la maison et ne s’absente que rarement et pour un temps très court. Non seulement ; il fait deux visites régulières, mais il revient très sou- 2 vent auprès des malades en danger et il préside quel- Ë quefois, dans le laboratoire, à la confection des remèdes qu’il a ordonnés.

Deux sœurs, l’apothicaire et la première de la salle, le suivent dans sa visite, = Le médecin tient à la main le livre où sont inscrites : les ordonnances de la veille, Le chirurgien tient celui où 1l écrit celles du jour.

L’apothicaire assiste et écoute.

La sœur de salle rend compte des accidents et des __ symptômes.

Le garçon chirurgien joint à toutes les fonctions de son art des soins plus particuliers, tels que de veiller les malades si leur état lexige.

Le rapport donne ensuite de nombreux détails sur

(1) Sœur Cassegrain qui honore l'humanité, son sexe et sa profession, par son dévouement et son zèle, Note du rapport de Me Necker.

« dresser directement à la sœur supérieure aux heures

l'administration intérieure, les règlements de | ma son, la discipline, l’ordre, les formalités à remplir pou être admis, l'alimentation, les soins de propreté, les. jours où les parents où amis pouvaient venir voir les $ malades. Nous parlerons seulement des formalités à remplir pour Padmission, et nous donnerons das détails sur l'alimentation des malades. à

« Pour l’admission d’un malade, dit le Cure de « Saint-Sulpice, dans le supplément à l’ordre d’ad= F. « ministration établi pour le soulagement des pauvres ; « de Saint-Sulpice, les parents ou amis doivent s’a-

« désignées, laquelle, sur l’état et la situation du ma- « lade dont elle juge avec M. le médecin, leur remet € un billet qu’ils apportent à la paroisse, afin d'obtenir de nous le certificat de pauvreté, et leur prescrit le jour et l'heure de la réception. »

Voici maintenant le modèle du certificat d'indigence donné par le curé. k « Je certifie que le nommé X .. ne peut attendre, dans sa maladie, de soins ni de secours de ses parents « ou de ses protecteurs, et qu’il est dans cet abandon « et cette profonde misère qui permettent et même qui « contraignent de solliciter les bienfaits destinés à la « véritable pauvreté, et c’est à ce titre seul que je lui « donne ce billet pour l’introduire à l’hospice de Cha- « rité. »

Une fois admis, voici comment les malades étaient traités :

À 6 h. 1/2, bouillon de soupe et médicaments.

D A S8h., visite du médecin, prescriptions et panse=ments .

À 3 À 9 h. 1/2, bouillon ou SOUPE et viande en deux - temps pour éviter les confusious.

à À 2 h. 1/2, collation ou bouillon; cette collation

| était payée avec l'argent fourni par la vente des grais-ses et celle des dépouilles des morts,

‘7 A 5 h., bouillon ou Soupe et viande.

; Ceux qui étaient à la diète n’avaient que du bouillon,

2 à moins de-prescriptions contraires. Ce bouillon se

* donnait de trois heures en trois heures et, en même

73 “temps, on distribuait les tisanes et les drogues,

Les malades à la soupe seule en prenaient trois fois par jour : à 6 h. 1/2, à 10 h. et 4 5 h. Tisane et bouillon dans les intervalles et collation à 1 heure. Cette - collation se composait de pommes cuites et de confitures É: < pour les estomacs déiicats », dit lé rapport. | Les malades à la demi-portion étaient transférés . salle des Convalescents; ils ne pouvaient y rester que … trois jours, la règle était formelle, Ils avaient à 6 h. 1/2

soupe, à 10 h, 4 onces (125 grammes) de pain et

: & onces de viande, de plus la sixième partie d’une bouteille de vin ; à 1 h. collation.

À 5 h., souper comme le dîner, 125 gr. de pain et

125 de viande; la tisane à discrétion, Pour ceux qui

avaient la portion entière, même régime, mais en dou-

blant la viande et le vin.

Trois fois par semaine, les convalescents avaient du rôti à souper et les quatre autres Jours un ragoût de viande, Voici pour la quantité: quant à la qualité, le

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6e Ne rapport nous dit « qu’il suffit d'assurer que les mai= « sons les plus opulentes et les mieux réglées de Paris : « ne font pas servir sur leur table des aliments plus « variés ou mieux préparés » (}).

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