CHAPITRE DEUXIÈME
Noviciat—Prise d'habit—Vocation pour le Canada—Vives oppositions—Anne d'Autriche—Une voix du Ciel—Deépart de Bayceux—Souvenirs,
Dès le jour où sœur Catherine de Naint- Augustin avait franchi le seuil du monastère de Bayeux et qu'elle avait vu se refer ner sur elle les grilles du cloître, elle s'était donnée à Dieu avec toute la générosité d’une grande âme ; sans accorder une seule pensée de regret au monde qu’elle venait de quitter, se rappelant cette parole du Sauveur : Celui qui met la main à la charrue, et qui regarde en arrière de soi, n'est pas propre au royaume de Dieu. Toutes les facultés de son esprit et de son cœur s'étaient concentrées sur le seul objet qu’elle avait désormais à aimer sur la terre : Jésus-Christ dans l’'Eucharistie et dans la personne des pauvres.
En observant la rapidité avec laquelle cette enfant s'avançait dans les voies de la perfection, il était facile de prévoir que Dieu avait sur elle de grands desseins de miséricorde et d'amour.
“ Notre Catherine et sa sœur aînée, dit l’ancien auteur de sa vie, étant venues dans les commencements de cette maison, furent employées à cause de la nécessité des affaires, nonobstant leur jeunesse comme si elles avaient été plus âgées ; en sorte que les pauvres ayant été reçus dans l'hôpital fort peu de jours après leur entrée, elles servaient les malades de jour et de nuit comme les autres, avec une ferveur qui surpassait leurs âges et leurs forces, principalement notre petite Catherine, et comme elle était d’un naturel agissant, adroit, industrieux, chacune désirait de l'avoir pour compagne dans les offices et les emplois de la maison. Son cœur était grand et généreux et ne trouvait rien de difficile ni au-dessus de ses forces.
“ Elle avait une voix assez belle et forte ; elle eut bientôt appris le plain-chant, ce qui était un puissant soutien pour le chœur.
‘ On la mettait au tour, à la sacristie, à la cuisine, au réfectoire, à l'Hôpital, et elle s’acquittait très-bien de tous ces soins, et avec une maturité qui allait au delà de son âge et toujours dans une gaieté qui marquait la paix de son âme.
“ Dès cet âge-là, elle communiait aussi souvent que les professes. On remarquait qu’elle en
profitait beaucoup, et qu'elle désirait la sainte communion avec une grande ardeur.
“ Elle se faisait fort aimer des pauvres, auxquels elle rendait service avec tant de promptitude et de charité, qu'ils ne se croyaient jamais mieux servis que lorsqu'ils avaient près d'uux la petite sœur Catherine. Les séculiers écaient si parfaitement édifiés d'elle, que plusieurs s’assemblaient autour du lit des malades qu'elle servait pour la voir, et admirer sa douceur, sa modestie et son adresse. Lorsqu'elle rendait quelques autres services parmi les salles, ils la suivaient des yeux. Comme elle était très-fidèle à ne leur parler qu'autant que la règle le permet, ils la demandaient au parloir sans la connaître autrement, pour avoir le moyen de l’entretenir, étant édifiés de ses paroles et de tout ce qu'elle faisait.”
La seule imperfection qui valut la peine d’être relevée dans sa conduite, au commencement de son noviciat, était un trop grand empressement dans l'exercice de la charité. Si elle voyait une de ses sœurs occupée à quelque ouvrage, elle se hâtait d’aller à son secours, surtout si cet ouvrage était pénible ou humiliant, et elle l’aurait fait à sa place, s’il lui eût été possible. Ou bieri lorsqu'elle s’'apercevait de l’omission de certains devoirs, ou de la négligence de quelque emploi, elle se hâtait de l’accomplir elle-même.
Les réprimandes salutaires de ses supérieures eurent bien vite corrigé cette exubérance de zèle.
Une de ces réprimandes est restée célèbre dans la vie de notre sainte. Il n’est guère d'Hospitalières, surtout de Bayeux et de Québec, qui ne l’ait souvent entendu raconter pendant le temps de son noviciat.
Un jour qu'elle s'était mêlée de sonner l'heure de l'examen et du réfectoire, en l'absence de celle qui en avait le soin, la maîtresse des novices lui en fit dire sa coulpe au réfectoire, en exagérant sa faute, et on lui donna pour pénitence de se mettre à la place de la supérieure dont elle voulait, disait-on, anticiper les fonctions. La pauvre petite en fut extraordinairement humiliée, et, cu lieu de s’en aller à la récréation, elle courut se cacher en sortant de table. Comme on s’aperçut qu'elle était absente, on l’alla chercher et on la trouva toute baignée de larmes. Elle avoua depuis qu’en cette circonstance elle avait été tentée de sa vocation, mais ce ne fut que pour un instant. Et cette épreuve fut une de celles qui lui firent ie mieux comprendre le véritable esprit d’une religieuse. Les principales pratiques de piété auxquelles la sœur de Saint-Augustin attribuait plus tard son avancement dans les voies de Dieu, étaient la fréquence des oraisons jaculatoires et la dévotion envers lasainte Vierge. Cette dévotion avait chez elle un caractère de tendresse, de confiance et d'abandon filial que lui enviaient les plus anciennes religieuses. Elle fit même, pendant son noviciat, une consécration de sa personne et de toute sa vie à la
sainte Vierge, qu'elle signa de sa main, comme un pacte d’éternelle fidélité.
Y'est dans ces merveilleuses dispositions que s'écoulèrent les années de son noviciat. La cérémonie de sa vêture avait eu lieu le 24 octobre 1646, le même jour que sa sœur aînée avait fait profession, et que 8: grand'mère, celle-là même chez qui elle avait été élevée, avait fait son entrée au noviciat.
On est moins étonné des faveurs extraordinaires dont Dieu a favorisé la mère de Naint- Augustin, quand on songe à quelle famille de bénédiction elle appartenait, La fondatrice et la première supérieure du monastère de Bayeux, Mlle. de la Hanodière, était sa cousine germaine, Une de ses tantes était religieuse dans la meme communauté, Nous venons d'assister à la profession de sa sœur aînée ; sa grand'mère l'avait rejointe ce même jour au noviciat, et nous allons y voir bientôt arriver une autre de ses sœurs.
Heureux temps où la foi était encore assez forte pour emporter vers le cloître des familles entières, et pour y faire aflluer tous les âges à la fois !
À mesure que les supérieures pénétraient plus avant dans l’âme de notre chère novice, elles y découvraient des merveilles de grâces qui les ravissaient et qui leur faisaient comprendre davantage quel précieux sujet Dieu leur avait confié, quelle perle inestimable il avait placée entre leurs raains pour la façonner, la polir et la
faire briller de tout son éclat. Toutefois il ne l'avait mise en dépôt que pour un temps dans leur sainte communauté, où elle était comme dans un cénacle, se préparant à l’œuvre de toute sa vie. Cette œuvre, c'était la mission du Carñada, vers laquelle elle s'était sentie attirée par le récit des rudes travaux et des dangers qu'y rencoutraient ses devancières.
L'heure de sa vocation n'était pas éloignée : ar déjà le messager que la Providence lui envoyait du fond de l'Amérique, afin de l'y conduire, était en route pour le monastère de Bayeux.
Plus ce terme approchait, plus la sœur de Saint-Augustin sentait redoubler en elle les arde"wrs de l'esprit apostolique. Ce fut dans un de ces transports de zèle qu'elle écrivit avec son sang ces mots sur une table du noviciat : Je mourrai au Canada, Sœur Saint-Augustin. On montre encore at monastère de Bayeux cette table que l’on conserve, avec quelques autres objets, comme un souvenir de son séjour dans cette communanté,
Au mois de mars 1648, le Père Vimont, jésuite de la mission de Québec, qui neuf ans auparavant, avait accompagné les fondatrices Ursulines et Hospitalières à leur départ de Dieppe pour la Nouvelle-France, venait frapper à la porte du monastère de Bayeux. Il était arrivé récemment de l'Amérique d'où il était parti au mois d'octobre de l’année précédente
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avec la mission de recruter des Hospitalières pour l’Hôtel-Dieu de Québec.
Déjà il s'était assuré le concours de deux auxiliaires : la mère Anne de l’Assomption de l'Hôpital de Dieppe, et la mère Jeanne Thomas de Sainte-Agnès de celui de Vannes. Il avait fait le trajet de Paris à Bayeux pour y faire un appel au zèle religieux des Hospitalières parmi lesquelles il espérait trouver la troisième coopératrice qu’il cherchait.
Sa demande excita une émulation semblable à celle qui s'était produite au couvent de Dieppe en 1639. La plupart des religieuses reclamèrent le privilége de tout sacrifier pour aller partager les croix et l’exil de leurs sœurs de l'Amérique ; si l’on eut écouté leurs pieux empressements, la communauté de Bayeux serait restée presque déserte.
Les deux Hospitalières dont les aptitudes sembilerent convenir davantage à cette mission, furent les deux sœurs de Longpré ; mais la petite sœur de Saint-Augustin n'était encore que novice et paraissait beaucoup trop jeune pour une si lointaine et si difficile entreprise, sa sœur aînée lui fut préférée.
Sur ces entrefaites, la profession de la sœur Renée Avice de l’Incarnation, grand'mère de notre jeune novice, attira plusieurs membres de leur famille à Bayeux. Ils se réunirent tous pour faire de si vives instances auprès de celle qui avait été élue, pour Quéhec, qu'elle finit par
se laisser toucher et renoncer an voyage. Le choix retombait alors naturellement sur la sœur de Saint-Augustin, mais celle-ci, qui ne soupirait qu'après sa chère mission du Canada, ne se laissa ébranler ni par les prières, ni par les larmes de ses parents. Na mère qui était accourue à Bayeux, la supplia en vain d’avoir pitié de la douleur de son père qui avait toujours eu pour elle un amour de prédilection, et que la pensée de cet éloignement plongeait dans le désespoir. La courageuse novice triompha de toutes les défaillances de la nature. M. de Longpré, irrité de cette résistance inattendue, eut recours à l'autorité civile et présenta une requête en justice pour retenir sa fille en France. Voyant que tout semblait désespéré du côté de la terre, sœur de Saint-Augustin se tourna du côté du ciel, et fit vœu que si elle parvenait à se rendre au Canada, elle se consacrerait à cette mission pour le reste de ses jours.
On se tromperait étrangement sur l'esprit de cette époque, si l’on croyait que ces beaux dévouements ne trouvaient point d’écho dans la conscience publique. Ils soulevaient des applaudissements méme parmi lés plus grands personnages du royaume.
On se rappelle la pieuse émotion qu'avait excité dans la haute société parisienne, et même à la cour de France, le passage de Madame de la Peltrie et de la mère de l’Incarnation qui allaient s'embarquer à Dieppe pour fonder les Ursulines
de Québec. Les préparatifs de départ des trois Hospitalières sous la conduite du Père Vimont L'éveillèrent guère moins d'intérêt.
La reine Anne d'Autriche ayaut été informée des entraves que rencontrait ia sœur de Saint- Augustin, écrivit aux Vicaires Généraux de Bayeux, qui administraient le diocèse pendant la vacance du siège, une lettre de cachet portant que toute liberté devait être laissée à la jeune religieuse pour suivre sa vocation. Mais la Providence ne voulant pas se servir de ce moyen trop humain se chargea elle-même d’enlever tout obstacle.
Un soir sue M. de Longpré, qui était tombé malade de chagrin, était seul dans sa chambre, en proie à sa sombre mélancolie, il eut l’inspiration de se faire apporter un exemplaire de la Relation des Jésuites pour l’année 1647, nouvellement imprimée à Paris. Il fut profondément impressionné par la lecture des premières pages de cette relation qui contiennent le récit des souffrances et du martyr du Père Jogues.
La nuit suivante, il eut pendant son sommeil une sorte de vision dont les détails sont restés inconnus, mafs dont les effets furent si puissants sur son esprit qu à son reveil tous ses sentiments se trouvèrent changés ; il ne ressentit plus aucune répugnance à voir partir sa fille. Cette grâce qu’il attribua aux mérites du Père Jogues, lui fit comprendre ioute la beauté du sacrifive que faisait son enfant, et ce que Dieu exigeait de lui-même.
Madame de Longpré était pour lors absente dans une campagne voisine et n'avait eu aucune connaisssance de cette conversion de son mari. Par une remarquable coïncidence, elle éprouva à la même heure la même influence secrète qui modifia également toutes ses idées.
Cependant un autre obstacle avait surgi dans l'intervalle contre le départ de sœur de Saint- Augustin.
Dans une assemblée du chapître de la communauté, on avait objecté de nouveau son extrême jeunesse, son état de simple novice et le danger qu'il y avait qu’elle se dégoûtât de sa vocation pendant un si long et pénible voyage, et qu’on perdit ainsi ce précieux sujet qui était destiné à rendre les plus grands services. Ce fut au moment de cette hésitation qu’arriva heureusement Madame de Longpré qui venait apporter à sa fille le consentement de son père, et lui faire ses adieux. Toute objection fut alors oubliée, et l’on ne songea plus qu'aux derniers préparatifs de départ.
La communauté accorda son consentement à condition que sœur de Saint-Augustin prononcerait des vœux simples de religion en attendant qu’elle eût accompli sa seizième année, qui était l’âge requis pour la profession.
Elle devait toujours se considérer comme appartenant à la naison de Bayeux qui aurait toujours le droit de la rappeler à volonté. De son côté, la communauté s’obligeait à subvenir
à toutes ses dépenses comme à un de ses propres sujets : ce qui eut lieu en effet jusqu’à sa mort. Rien ne prouve mieux la haute estime et l’attachement qu'on avait pour cette jeune religieuse.
Le 25 d'avril, qui tombait le mercredi après Pâques fut le jour choisi pour la cérémonie des vœux simples qui eut lieu dans la chapelle du monastère en présence de M. Rocher de Bernays, théologal de Bayeux, des vicaires généraux et de plusieurs chanoines de la cathédrale, Ce fut un moment de joie céleste pour sœur de Saint- Augustin, lorsqu'elle se vit revêtue du voile noir des Hospitalières.
Enfin le jour qu'elle souhaitait et qu’elle redoutait en même temps, le jour du départ arriva. Toute courageuse que fût cette héroïque enfant, elle ne pouvait voir approcher sans trembler l'heure solennelle des adieux. Tant de liens, difficiles à rompre, la rattachaient à cette communauté où eile avait passé quatre années de paix et de bénédiction, à sa famille, à cette France qu'elle allait quitter pour toujours ! Dans cette chapelle du couvent où elle était venue se prosterner pour retremper ses forces au moment de la séparation, elle voyait agenouillée sa mère résignée, mais toute en larmes ; à côté d'elle ses deux sœurs, sa grand'mère qui l'avait élevée, sa tante et sa cousine germaine, toutes cinq religieuses comme elle ; et autour de ce groupe de famille le reste de la communauté qui ne lui était pas moins chère. De leur côté,
ces bonnes religieuses ne pouvaient voir partir, sans attendrissement, cette enfant de seize ans, dont les revissantes qualités et les vertus monastiques s'étaient développées si merveilleusement sous leurs yeux, et qui avait conquis une si large part dans leurs affections.
Quand elle se fut arrachée aux embrassements de tous ces êtres qu'elle aimait et dont elle se savait aimée, sa figure était toute baignée de larmes, mais cependant rayonnante et comme transfigurée par les sublimes pensées de la foi.
On voyait que cette tristesse passagère était dominée par un sentiment d'amour supérieur à tous les amours de la terre. Elle se resouvint, ajoute son vieil historien, du commandement que Dieu fit autrefois à Abraham, lorsqu'il lui dit : “Nors de ton pays, de ta parenté et de la maison «le ton père, et vas dans une terre que je te montrsrai et où je te bénirai.”?
Lorsque les portes du cloître se furent refermées, et qu'elle eût essuyé les dernières traces des émotions que lui avait arrachées la nature, elle se trouvait sur la route de Bretagne, en compagnie du Père Vimont, témoin silencieux de ces scènes, et de la mère de l’Assomption qui était venue la rejoindre de Dieppe pour faire le voyage avec elle,
Nous ne suivrons pas pour le moment nos saintes voyageuses qui se dirigent du côté de Vannes, où les attend la mère de Saint-Agnès. Il nous faut retourner un instant au monastère
de Bayeux pour y recueillir les souvenirs que la mère de Saint-Augustin a laissés après elle,
Ces souvenirs sont aussi vivants aujourd’hui qu'ils l’étaient au lendemain de son départ. Les Hosyitalières qui desservent encore de nos jours l'Hôpital l'ont en aussi grande vénération que leurs devancières et que leurs sœurs de Québec. Elles habitent le même cloître, où rien à peu près n’a été changé. C’est un vaste édifice d’une architecture simple, qui n’a rien de remarquable, bâti au sein même de la ville, non loin de la magnifique cathédrale, dont on aperçoit le dôme immense, l’un des chefs-d'œuvre de l'art gothique. Une des ailes du monastère est consacrée à un pensionnat de jeunes filles, tenu sur un excellent pied par les religieuses qui depuis peu ont ajouté à leur œuvre ordinaire celle de l'éducation de la jeunesse.
Devant une des façades s'étend un superbe jardin planté d'arbres ct traversé par un cours d’eau qui sert à alimenter le lavoir de l'Hôpital. Chacune de ses allées a été maintes fois parcourue par notre chère novice, a retenti tour à tour de ses pieuses et naïves conversations, et de ses colloques intimes avec Dieu. Maintes fois elle a prié devant ces petits oratoires qui s'élèvent ça et là sous les bosquets de verdure.
Au centre du jardin, on remarque deux gradins en pierre qui servaient de base à un oratoire qu'on remplaça plus tard par un monument construit en mémoire de la fondatrice qui y
avait été inhumée. C’est l'endroit favori où notre sainte venait s'agenouiller aux heures de récréation.
Dans la grande salle du Noviciat on ne manque pas d'indiquer aux novices qui font leur entrée, la place qu'occupait celle qui leur est proposée comme le modèle d'une parfaite Hospitalière.
Sur une des murailles, on remarque un tableau en peinture, de moyenne grandeur, qui représente la vision qu'eut notre sainte au moment de son agonie. C’est un don fait, il y a une vingtaine d'années, par une amie de la communauté, Mlle, Lucas, qui réclame l'honneur d’appartenir à la famille de la mère de Saint-Augustin.
Il faudrait continuer notre pèlerinage à travers tout le cloître, interroger les lieux, les personnes et les choses, si nous voulions épuiser chacun des souvenirs ; car tout ici se souvient, tout ici parle de la séraphique mère de Saint-Augustin. Mais il nous faut revenir à la suite de notre récit. :
1. Grâce à l’extrème bienveillance .e Mgr. Hugonin, évèque de Bayeux, il nous a été donné, lors de notre passage en cette ville en 1867, de pénétrer dans l’intérieur même du cloitre et. de recueillir de la bouche de Madame la Supérieure toutes les. traditions relatives à la mère de Saint-Augustin,