XIII. — Marie ALtoinetie -Jacqueline Dutertre de sainte
Marthe 13 novembre
Marie-Jeanre-Antoinette-Agathe Brûlé de sainte
Marie Madeleine 31 décembre
XIV. — Marie-Françoise Guérard de sainte Scholastique 3 décembre
Marie-Marguerite Heuzé de saint Charles, anc.
supérieure Jeanne-Madeleine Picquefeu de saint Ursule Marie-Antoinette Maigret de saint J.-B.
Marie-Gabrielle Parquier, sainte Marthe Marie-Jeanne Marquant de saint Alexis Oossements de la tête de Marie-Thérèse Doye de Vizernay de saint Joseph, religieuse de l'abbaye de sainte Austreberihe, consumée dans l'incendie de cette maison arrivée dans la nuit du 21 an 22 octobre ^'arie- Françoise Hennequin 18 juillet
Henriette-Madeleine de la Fresnay, postulante 6 octobre
Marie-Jeanne Biaré de saint Joseph 9 février
Pélagie- Augustine-Alexandrine Pequet de sainte
Scholastique 9 décembre
Madelaine Hacot de sainte Marthe } mai
Antoinette-Benoite- Catherine Jacquant de sainte
Geneviève 26 août
Marie-Françoise Coupier de saint Benoit, sup" 16 Juillet Charlotte-Elisabeth Guilbert, novice 27 juin
Jeanne-Antoinette Roussel de saint Joseph 30 août
II décembre
13 janvier
i«r novembre
27 mars
13 octobre
(i) B 98 Case 8.
(2) B 97 Case 7.
Si d'anciens souvenirs ont 616 à jamais perdus par suite de la molition de la «^pande salle de l'ancien Ilôtel-Dieu qui autrefois ait presque une dépendance de la chapelle, il en est que la restau-
Plan DES CAVEAUX çotfTENUbVAUs l église des dames
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13 mai 1742 15 février 177a
Catherine Lefevre de sainte Catherine Marie-Anne-Barbe-Benoite de Lannoi, novice Anne-misabeth-Austreberte Septier de l'Annon- ^^ ^^^^^^^^ ^^^^
Maiie' Madeleine- Charlotte Haudville, novice 26 avril 1760
ration de cette chapelle a ravivés par la reproduction dans les vi traux sortis des ateliers de M. Lusson, de Paris, restaurateur de verrières de la Sainte Chapelle, de scènes, trop peu nombreuses il es vrai, de l'histoire ecclésiastique du pays. Chacune des six fenêtres e le tympan ajouré du portrail contiennent en effet deux sujets repré sentant l'une des sept œuvres de miséricorde corporelles correspon dant chacune à l'une des œuvres spirituelles; en voici la description
Première Fenêtre 1° Prier pour les morts y les vivants et les persécuteurs.
Saint-Saulve découvre à Saint-Acheul le corps de saint Firmin martyr.
2° Ensevelir les morts.
Pendant sa captivité Tobie ensevelit ses compagnons d'exil et cela malgré la défense du roi.
Deuxième Fenêtre, au dessus de l'Autel 1" Pardonner les injures.
Le Christ prononce ces mots : « Père, pardonne-leur ; ils ne savenl ce qu'ils font » au moment où les exécuteurs auxquels on abandonnail d'ordinaire les menues dépouilles des suppliciés, tirent au sort ses vêtements, assis au pied de la croix.
2° Visiter les prisonniers.
Saint-Jean de Dieu, fondateur de l'ordre de la Charité, visite les prisonniers.
Troisième Fenêtre
l** Consoler les affligés. \
Saint Nicolas, évêque de Myre, console la population affamée de sa ville en lui annonçant l'arrivée d'une cargaison de blé.
Sous la chaire. — Elisabeth Manier de sainte Thérèse 17 août 171 5
Au bas de \z statue de saint Liévin. — Jeanne Marguerite
Heuzé de saint Charles 31 décembre 1715
id. — Marie-Marguerite-Gabrielle Heuzé de saint
Augustin 14 mai 1760
Sous le lutrin. — Marthe Picquefeu de saint Nicolas 29 janvier 1767
Sous la sacristie. — Marie-Joseph Monsigny de sainte
Thérèse 21 octobre 1719
2" Visiter les Infirmes.
Sailli Vincont de Paul et une sœur de son ordre apportent des se- )urs ù un moribond (1).
Quatrième Fenêtre
1" Corriger les pécheurs.
Saint Jean, évoque d'Arras, voulant ralïermir la discipline dans )n diocèse parle sévèrement à deux prêtres.
2° Vêtir les pauvres.
Saint Martin donne une partie de son manteau à un pauvre qu'il jncontre aux portes d'Amiens
Tympon du porche
l*' Instruire les ignorants.
Saint Wast préchant l'Evangile aux Atrébates, un ours s'élance 3rs lui des ruines d'un ancien temple chrétien et jette l'épouvante ins le peuple assemblé. Wast d'un geste impératif lui commande, au Dm du Christ, de se retirer dans les forets et de ne plus repasser les )rds du Grinchon. Allusion à la réapparition du christianisme dans le lys.
2° Recueillir l'étranger.
Abraham donne l'hospitalité à trois inconnus qui se [font ensuite )nnaître comme étant les messagers de Dieu.
Cinquième Fenêtre
1° Conseiller les faibles.
Sainte Austreberte écoute les conseils de Saint-Omer, évoque de riérouanne, qui s'oppose à lui donner le voile, pour éprouver sa )cation.
2'' Donner à boire à ceux qui ont soif.
Saint Bertin fait porter à boire à Walbert, comte d'Arqués, qui estoit tombé de son cheval sur des pierres et s'estoit rompu la cuisse
froissé tout le corps » en revenant de faire ses dévotions à la chalîlle de Sithieu. Le comte but ce breuvage et fut guéri.
\(\) Saint Vincent de Paul est bien le grand apôtre de la charité, mais il mble étrange de trouver dans les sujets de vitraux d'une église du xv« siècle » sujet qui n'appartient qu'au xvii«. N'aurait il pas été plus heureux d'y voir présentés les membres d'un ordre qui depuis plus de éoo ans prodigue ses ios aux malades de Moatreuil, de préférence à un ordre presqu'entiéremeot ranger à la locahté ?
Sixième Fenêtre
Vitraux envoyés à l'Exposition de Vienne
1° Supporter les peines.
Sainte Godelène, native des environs de Wierre Eftroy près Boulogne, écoute avec patience les critiques de sa belle mère qui « mettoit le feu auxestoupes reprochant à son fils Bertulfe, neveu de Beaudouin VI comte de Flandres qu'il avait pris une femme étrangère comme s'il n'en eust peu treuver en son pays de plus riche. »
2"* Donner à onanger à ceux qui ont fain.
Elisabeth, fille du roi de Hongrie, descend, un jour d'hiver, de son château de la Wartbourg, emportant dans les plis de sa robe des pains pour les nécessiteux; son époux, Louis de Thuringe, l'arrête pour voir ce qu'elle porte, les pains sont changés en roses.
La statuaire due au ciseau de M. Sturne, de Saint-Omer, a donné aussi quelques aperçus historiques de la maison. C'est ainsi que parmi les statues placées à l'extérieur on peut reconnaître celles de Gautier de Montreuil, fondateur de l'Hôtel-Dieu, tenant au lieu de Tépée comme sur le frontispice du manuscrit de 1477 le modèle de la chapelle qu'il fit élever ; de Saint-Nicolas, Saint-Augustin et Saint-Charles, patrons de l'Hôtel-Dieu ; de Saint-Josse et de Saint-Martin, principaux propagateurs de la foi chrétienne dans nos contrées ; de Saint-Wuiphyi à cause de l'autel autrefois desservi à l'Hôtel Dieu par le curé de la! paroisse de ce nom; de Saint-Hubert, sous l'égide duquel les sœurs s'étaient placées au commencement du xvi^ siècle et enfin de saint Crépin dont le chef était, parait il conservé à l'Hôtel-Dieu.
Chaque année, le jour de la fête de Saint-Crépin, les cordonniers groupés autour de leur bannière représentant l'image de leur patron et portant de sinople, à une barre pallée d'argent et de sable de six pièces ; les savetiers ou sueurs de vieil aussi précédés de la leur portant de sable à un sautoir écartelê d'argent et de sinople, se rendaient,' ménétriers en tête (1), à la chapelle de l'Hôtel-Dieu pour y entendre la messe dite aux frais de la Corporation. Plusieurs d'entre eux précédant le cortège portaient sur une civière ornée de feuillage, trois pains ou gâteaux qui devaient être bénits et distribués pendant l'office.
Il se trouve encore aux Archives un authentique des reliques de saint Crépin et d'autres saints donné de Rome pour l'Hôtel-Dieu, le 14 septembre 1660, à l'abbé Marc Grumel par Ambroise Landucci, patricien de Sienne et évêque de Porphyre; l'autorisation accordée en 1663 au nom de François Faure, évoque d'Amiens, par l'archidiacrà René Robbeville d'exposer lesdites reliques à la vénération des) fidèles (2) et un registre renfermant une décision prise par les sœurs
(i) Les ménétriers formaient à Montreail une association appelée menesiran aie qui était soumise à des statuts et gouvernée par un maître de métier coanu sous le nom de roi. La charge de roi des ménétriers était à la nomination da roi de France ; une ordonnance de Louis XV la supprime en i7éo. Grand Gilles et Vigreux sont les seuls titulaires de ceits charge dont nos pères ont conservé le souvenir. Dans la première moitié du xix« siècle, M. Antoine Fourrier est le dernier qui, par son talent remar ^uable, a montré ce qu'était le véritable art du ménétrier à préseot tombé ea pleine décadence.
(2) A I Case i.
Fig. 6. — Saint Crépin dans son échoppe de savetier.
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Fig. 7. — Saint Martin.
3 3 noveml)re 1073, d'après laquelle il fut permis aux maîtres et ompa^^Mions coi"doiiniers do porter le chef de saint Cr'épin à la proossiou « ù la cliai'ge qu'ils (ei'ont revestir le cliel de saint Crespin j d'ar^-ent (1). »
Dans le courant du xviT siècle, la corporation de Saint P]loi préédée de ses bannières (2) et de son bâtonnier*, se rendait aussi à la hapelle de l'Hôtel-Dieu où elle faisait célébrer une messe deux fois année {'^). Supprimée sous la Révolution, elle fut rétablie en 1800(4) t se réunit dès lors, le 1"" décembre de chaque année, à l'é^^lise Saintaulve. Gomme au Moyen-Age, à l'issue de la messe, les patrons s'asemblent encore au lieu ordinmre de leurs séances pour renouveler 3s cérémonies mystérieuses qui les lient entre eux, tandis que les pprentis, à qui l'entrée en est rigoureusement interdite, se divertisent dans une autre place aux frais de la Corporation. Puis le bàtonier sortant se transporte, escorté de ses confrères, chez son « coadateur » qui, dès ce moment, lui succède pour lui confier pour toute année la garde de la statuette du saint patron (5).
Enfin, en terminant, il est bon de rappeler ici combien était popuîire à l'PIôtel-Dieu, avant la Révolution, la dévotion à Saint-Liévin ont nombre de fidèles venaient invoquer l'intercession au pied de la taïue que leur foi lui avait élevée dans le chœur de la Chapelle pour a guérison de leurs maux, natamment pour les maladies réputées icurables.
(i) E 41 Case 10.
(2) Les maréchaux ferrants portaient de sable, à une croix dor^ chargée en cœur "une molette de sinople les c'^auironniers, de sinople. à une bande d'or chargée '■un annelet de sable; les cloutiers, d'argent à un pal chargé d'un annelet d'or. De /lonnecove, Armoriai du Tas -de -Calais.
(3) B 109 Case 10.
(4) Registre de la corporation.
(5) Cette statuette, œuvre sans aucun doute d'un orfèvre montreuillois, est :n argent doré, elle à trois centimètre* de hauteur et ne remonte pas au delà de a seconde moitié da xvii« siècle .
Plan