V. La Montreuilloise du 7 juillet
seurs, Nicole de Sains, fit don à l'Hôtel-Dieu d'une somme de 4 à 500 livres « pour aider à faire la chapelle dudit lieu » dont la première pierre fut posée par Guillaume de la Pasture, abbé de Saint Saulve, le 5 juillet 1496.
Malheureusement cet édifices ne devait point longtemps rester intact. Placé dans la direction des batteries de Charles Quint, il eut fort à souffrir du siège de 1537 ; sa voûte entièrement écrasée ne fut reconstruite en bois peint en bleu et parsemée d'étoiles que dans le courant de l'année 1541 et lui même, considérablement réduit par suite de la suppression des parties réservées aux malades et aux sœurs ne consista plus, comme maintenant, que dans celle qui est affectée au public.
De la chapelle de Maître Poullain il ne reste plus aujourd'hui que le portail, deux ou trois consoles aux contreforts et, à l'intérieur, sous les fenêtres du chœur, à droite et à gauche de l'autel, des niches creusées dans le mur, maintenant caché par des lambris, qui pourraient bien être les restes du sacrariuin où étaient renfermés, d'après les prescriptions épiscopales, les vaces, les ornements sacrés et peutêtre même les reliques saintes.
La découverte, en 1870, dans l'oratoire actuel des sœurs, d'un losange de grés sur lequel était sculpté en relief une belle fleur de lis d'environ un pied de haut rappelait l'ornementation de l'ancien mur faisant face à celui du sanctuaire de la chapelle de l'Hôtel-Dieu d'Issoudun construite vers la même époque que celle de l'Hôtel-Dieu de Montreuil et qui était couvert d'un semis de France. Les fleurs de lis d'un pied de haut, dit M. Bouet, qui en donne le dessin dans son étude sur ce monument, étaient sculptées chacune dans un losange de pierre accompagnant d'autres pierres formant réseau. Cette riche décoration, ajoute-t-il, où brillaient sans doute l'or et l'azur, a été martelés sans pitié (1). Quant à celle de l'Hôtel-Dieu de Montreuil, il est à présumer qu'elle fut détruite lors des changements opérés après les sièges de Montreuil en 1537 et 1544, c'est à dire au moment du transfert de l'oratoire des sœurs à l'endroit qu'il occupe à présent. Mais c'est vers cette époque qu'une ouverture, supprimée il y a trente ans environ, fut pratiquée dans le mur séparant la chapelle de l'ancienne sacristie, qui autrefois était une des parties réservées aux malades, pour servir de confessionnal, l'usage de confessionnaux en bois ne remontant pas en France au delà duxvii*" siècle. Enfin, comme presque toutes les églises du xv* et xvi* siècles, la chapelle de l'Hôtel-Dieu avait aussi son sépulcre. Dom Jean-François Neveu, religieux de Saint Riquier, l'avait redoré en 1747; mais, comme tant d'autres, il fut détruit en 1793.
Actuellement la chapelle de l'Hôtel-Dieu forme un parallélogramme terminé vers l'orient par une abside demi hexagone et, du côté opposé, par un pignon droit percé de six doubles ouvertures en ogive reliant l'oratoire des sœurs et la tribune des malades à la chapelle. Avant que ce pignon fut flanqué d'une tour, l'édifice semblait être, comme la chapelle de Vincennes, une imitation de la Sainte Chapelle de Paris, ce qui avait fait naître chez quelques-uns l'opinion que le
(i) Congrès Archéologique de France, Chateauroux, 1873, p. 669.
plan en était dû au célèbre Eudes de Montreuil, personnage qui, nous le disons à regret, ne se rattache en rien à notre cité.
La chapelle de l'Hôtel-Dieu a 14 mètres 50 c. de longueur, 7 mètres 30 c. de largeur et 9 mètres 50 de hauteur sous clef de voûte. Elle n'a qu'une nef couvert par une voûte surbaissée en pierre avec pendentifs ciselés et portée sur des arcs doubleaux reposant sur des culs de
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lampes soudés contre les murailles du pourtour et sur des niches abritant de belles statues d'Evangélistes placées de chaque côté de l'entrée principale et entre les trois grandes fenêtres simulées dans l'épaisseur du mur septentrional. Cinq grandes fenêtres, dont quatre garnies chacune de deux meneaux, et le tympan à jour du portail répandent la lumière sur le pavé en marbre noir semé de trèfles blancs.
Le portail s'ouvre au centre de la nef. Il offre à l'extrados une bordure de feuillage ornée de crochets et couronnée d'un panache pédicule. Une légère guirlande de feuilles de chêne, de vigne, d'épis de blé précède la voussure en retrait enrichie de nombreux petits sujets groupés sur des consoles et sous des dais à jour jusqu'au feston suspendu h l'ogive même de la porte. Ces sujets représentent des scènes de la Passion.
De grandes statues entées sur des consoles formées par de petites niches renfermant des statuettes d'une grande expression, ornent les parois latérales. La baie de la porte est divisée par un trumeau auquel est adossée une statue de Vierge Mère posée également sur des niches contenant des statuettes de personnages de l'Ancien Testament et abritée par un dais avec pinacle d'une élégante sculpture. Le tympan de l'ogive est ajouré et, de chaque côté du trumeau, s'ouvrent les portes ornées de panneaux séparés les unes des autres par des contreforts et occupés, à leur parti supérieure, par un rang de fenêtres et, à leur parti inférieure, par des draperies.
Au dessus du porche sont des panneaux en application surmontés d'une balustrade à compartiments flamboyants. Cette décoration est celle de tout l'édifice ; les| fenêtres en sont surmontées comme aussi d'une archivolte relevée en pointe et garnie de crosses végétales et d'un bouquet. Enfhi les trumeaux entre les fenêtres sont appuyés par des contreforts ornés de pinacles simulés, de dais et de niches et couronnés par d'élégants clochetons rompant l'uniformité de la ba- i lustrade.
Un haut toit percé de petites lucarnes protège la charpente et sur le faitage court une crête en plomb que l'on peut regretter de voir terminée par un simple épi au lieu de l'ange qui figurait sur les plans primitifs.
Au bas de la nef se dresse la tour, de forme carrée, qui est la partie de l'édifice entièrement neuve. P]]lc est éclairée en bas par une belle fenêtre garnie d'un meneau et, dans sa partie supérieure, par quelques petites ouvertures. Sa hauteur est de 15 m. et elle est ornée de moulures pannelées flanquées aux angles de contreforts avec pinacles en application et surmontée d'une balustrade flamboyante avec clochetons fleuronnés portant sur des animaux caryatides.
Le clocher qu'elle supporte est octogone et couronné de pignons ornés. Chaque face est percée d'ouies et flanquée de clochetons et de gargouilles grimaçantes.
Ce clocher porte une flèche à jour en pierre ornée de crochets sur les angles et terminée par une couronne soutenant la croix et la girouette.
Du sol au coq on compte cent pieds.
Le clocher ne contient qu'une cloche. Celte cloche ayant été cassée en 1674, le 17 Août, les sœurs décidèrent qu'on ne la « battelleroit > plus « aux festes accoustumées de crainte des inconvénients qui « peuvent arriver à cause dudit batelage (1). » Refondue en 1676, elle porte sur trois lignes cette inscription au dessus de l'effigie de Saint-Nicolas :
(i) E 40 Case 10.
HONOB. HO. ANDRE HAVINNE HAILLY LIEVT. G NAL DES TERRES ET
ClIATELLENIE DE BEAVRAIN LAN 1676 DAMOISELLE MAGDELAINE
DELKXGAGN. FILLE DHONOHAHLE HOMME M*"" PHILIPPE
DE LKNGAINE LIEVTENATTE CRIMINELLE ANCIEN
MAIEVR DE MONSTRCEUL PIERRE CHAPPERON
MA FONDVE.
On lit en outre ce qui suit dans un registre journalier aux « Mises .'Août 1070 » :
'i « Paie pour la façon de nostre cloche au sieur lapron, maître fondeur d'Amiens, par les mains de Monsieur Firmin d'Abbeville 47 1. »» »
« Paie pour port et raport de ladite cloche d'Ab- •eville à Marc Level, rouillier 10 1. 6 s. »
€ Paie à un homme qui a aiddé à scier un mor- . eau de bois pour faire le montan de ladite 4 s. »
li « Paie pour vin, bière, viande, fruits pour la ré- :alle des repas après la bénédiction de ladite cloche ,ans comprendre ce que l'on nous a donné (1) 7 1. 16 s. 5 d.
i Au XVII* siècle l'intérieur de la chapelle avait perdu son aspect )rimitif par une décoration peu en harmonie avec le style de l'édifice, nais que cependant, en présence d'une restauration incomplète, il )ut été bon peut être de conserver intacte (2). En eiï'et, la fenêtre du 'hevet avait été condamnée pour y appliquer un de ces beaux retables i colonnes que M. de Gaumont recommandait si instamment de ne )as détruire ; œuvre portant la date de 1662, bien qu'elle n'eût été ichevée que longtemps après par suite des guerres et de la gêne dans aquelle se trouvait l'Hôtel-Dieu, et qui était due à des artistes d'Ab- )eville parmi lesquels on peut citer M" Pantillon, sculpteur très relommé, à qui les moines de Saint-André-au-Bois durent en 1676, les )0iseries de leur réfectoire, et les sœurs de l'Hôtel-Dieu, en 1679, un oli reliquaire en parfait rapport avec la décoration de leur chapelle (3).
Le visiteur peut admirer encore le maître-autel en son entier ; la able ornée d'arabesques sur fond de glace avec médaillons représenant la Vierge, saint Nicolas et saint Augustin ; entre les gradins, ,'arnis de reliquaires et d'anges, le tabernacle où se voit l'image de la mainte-Face, et l'exposition d'une exécution si remarquable terminée )ar un dôme supportant la croix. Mais ce qu'on ne peut plus se figurer i'est l'aspect à la fois simple et imposant que produisait l'ensemble du nobilier.
(i) B 109 Case 10.
(2) Ses instructions n'ayant pas toujours été suivies au sujet du replacement lu mobilier, le 14 avril 1874 M. Normand crut devoir adresser au Maire, préident de la Commission des hospices, une protestation par laquelle il voulut légager sa responsabilité comme artiste et faire connaître que certains travaux : : agencements )> ou « rapiécetages » avaient été faits non seulement sans sa •articipaiion mais même malgré lui.
(3) « Ce jourd'huy 31 Aoust 1672, estant assemblées capitulairement, a esté : arresté que Ion donnera au maistre doreur d'Abbeville, la somme de 350 fr. : pour dorer et peindre nostre tabernacle et table d'autel et la nourriture de
trois ouvriexs. » Registre 41 C 10, V. aussi Registre B 109 C 10.
Derrière et au dessus de Tautel, entre quatre colonnes torses ei lacées de ceps de vigne et leur entablement, était dressée une Bescen de Croix attribuée à Rubens (1) et surmontée elle même jusqu'à sommet de la voûte par un autre tableau représentant le Père Elei nel en habits pontificaux, qu'accompagnaient deux grandes statut d'anges adorateurs. Des boiseries sculptées terminées par une corn che aujourd'hui disparue, ornent encore les murs ; elles reliaien avant les derniers travaux, le maître autel à deux autres jolis aute placés à l'entrée de l'oratoire des sœurs.
Le confessionnal, dont la sculpture est particulièrement estimée été conservé ainsi que les petits tableaux enchâssés dans les boiserie du chœur. Ces derniers, très remarqués ainsi par les connaisseur} représentent Saint Jean préchant dans le désert, la Nativité, la Résw rection et l'Asso7nption de la Vierge,
La décoration de la chapelle telle qu'elle existait en 1870 et qu M. le baron de Torcy a reproduite dans un tableau conservé dans s galerie, avait été achevée dans la première moitié du xviir sièch grâce aux dons de la famille Heuzé de Hurtevent. En 1705, Marie-Annt Marguerite-Gabrielle Heuzé donna la chaire laquelle coûta 120 livrej à l'occasion de la prise dévoile de deux de ses filles et, plus tard, u très beau crucifix en argent et de nombreux ornements (2). Nul dout que les sœurs Heuzé n'aient été aussi parmi celles qui, en 1713, cl tinrent de leur famille l'argent nécessaire pour faire exécuter le
(i) Les dimensions de ce tableau sont de 2 m. 70 snr 2 m. M. Holvoei attaché à la maison Parent-Billaux de Lille, qui fut chargé de la restaoratico d cette toile au mois de juillet i88é, la considère comme étant véritablement d Rubens. a Polt celui qui a étudié l'œuvre de Rubens, et qui connaît sa facture lit on dans le Journal de Montreuil du 5 août, le doute n'est plus possible, car c sent bien là les qualités maîtresses et tous les défauts qui caractérisent ce grar< peintre. C'est puissant, violent, vulgaire, et il y a là des [morceaux tels que 1 torse et la tête du Christ, la tête de la Vierge et la Madeleine éplorée à genoo: au pied de la croix qui sont peints d'un seul coup, en pleine pâte et sans rc touches, véritables tours de force d'exécution que, jusqu'à présent, aucun autr que Rubens n'a été capable d'accomplir. Le corps du Cbrist, livide, aux chair molles, maculé de taches verdâtres, est d'une réalité saisissante et horrible d'autant plus saisissante que le peintre, amoureux du contraste, a placé tout ; côté nnc Madeleine potelée, d'une carnation rose et claire aux cheveux d'or éblouissante de fraîcheur. En haut du tableau, deux personnages grimpés su. des échelles et sur les bras de la croix soutiennent le corps du Christ ; ils son drapés d'étoffes d'un rouge sombre qui fait repoussoir et sur lequel se détache merveilleusement le sujet principal. En somme, dans ce tableau comme dan: ceux de Rubens, la composition savante de;» grou^ es, la distribution parfaite d( la lumière et de l'ombre, le brio et l'entrain de l'exécution font fermer les ycoj sur les trivialités et les incorrections souvent choquantes de la forme et il iau reconnaître avec Henri Heine que : c le Titan néerlandais avait les ailes s puissantes qu'il s'élevait souvent jusqu'aux nues quoique des quintaux de fro mage de hollande lui pendissent aux jambes. »
< En tous cas, il est maintenant avéré que l'hospice de notre ville possède un tableau d'une valeur considérable, une de ces œuvres qui font l'orguei d'une cité. >
(Cette page de critique d*art est du regretté M. Emile Charpentier. H, P.)
(2) Registre.
imbris de la nef et le pupitre dont le travail exigea trois années (1). ,6 iut enfin sur la pieuse recommandation que la sœur Heuzé de ûnt Au{^^ustin, que Madame sa m(M*o lit exécuter en 1749 par J.
>egrouchy, grand chantre de l'église [Sainte Croix à Paris et maître 'écriture dans la rue Maubuée, un office de saint Augustin : Officium ^ancti Augustini hipponensis, nec non Ecclesiœ Doct. ad usum noso-
(i) Henncgoier. Notice sur T Hôtel- Dieu.
comii nostri Sancti Nicolai Monstrolii, dont les derniers feuillets o été écrits par André Duteil, calli^^raphe et relieur à Montreuil(l).
Dès 1720, l'Hôtel Dieu avait déjà un fort bel office de saint Xicola œuvre de M'' Alexis Trippier, prêtre habitué de Saint André des Ai et de l'Académie des Sciences et Beaux Arts à Paris. Mais le ph remarquable que possède l'Hôtel-Dieu est sans contredit roffice pv pre de sainte Marthe, hôtesse de Notre Seigneur Jésus-Christ, patron, des dames religieuses de Montreuil-sur-Mer, de l'ordre de saint A gustin, que, dans ses derniers temps, la sœur Guérard décédée 1724, avait prié de faire composer à Paris conformément à celui l'Hôtel-Dieu de Beauvais d'où elle en avait rapporté un exemplaii lors de ses voyages à Paris pour les affaires de la maison. Au bas d titre on lit cette inscription : Hoc scribebat officiumet cantui modulano operam dabat A. R. David, presbiter. Ecclesiœ S. S. Lupi et ^giO Parisiensis clero adstr ictus, anno Dotninis MDCCXXV.
On peut également appeler l'attention des visiteurs sur trois jol reliquaires en argent doré du commencement du xvi® siècle et sur u calice portant cette inscription : VHostel Dieu de Montreuil 1643. Ce reliquaires, malgré l'état de dégradation dans lequel ils se trouver aujourd'hui, ne sont pas sans présenter d'intérêt. Le premier afiect la forme d'un édicule, ou sorte de portail cintré offrant à l'extrade une bordure de feuillage s'élevant en accolade et formant panach selon les dispositions architecturales de la fin du xv^ siècle. Le se cond à la forme monstraiice sur un large pied hexagone, et sur un tige ornée d'un nœud repose un chàteau-fort crénelé, flanqué d quatre tours coiffées de toits aiguës, et du toit surgit une tourell surmontée d'un toit également pointu. Le troisième, qui est assuré ment le plus curieux, a aussi la forme monstrance et consiste en un^
(i) La famille Heuzé restaura aussi Tautel de la Vierge établi à l'extrémité d^ la salle des malades de sorte que ceux ci pouvaient entendre la messe ^an quitter leur lit. Il est probable que cet autel était un de ceux qui furent ancien nemant fondés par de généreux bienfaiteurs dont un seul, Hugues, sire d Bersacles, est aujourd'hui connu. Voici les noms de quelques chapelains de ce autels :
1469 : Nicolas le Vasseur alias Candavaine, curé de Saint Wulphy.
1471 : Jehan Cornuel.
1477 ' Jehan le Canu.
1508 : Jacques Pille, dit de la Chapelle.
1533 : Guillaume le Vasseur.
1569 : Guillaume du Quesne.
1570 : Jacques Benoisc.
1592 : Jacques Patte, ancien curé de Waben, mort en 1596.
1637-80 : François Duquesnel, chapelain de la charité. R. P. Boussat, di couvent des Carmes. Math. André Desmonts.
1685 : François Fauchâtre, ancien clerc de Notre-Dame, ancien curé d< Sempy, mort curé de Saint Walloy.
1690 : Jacques Bovery, préfet des études au séminaire de Saint Walloy décédé le 8 mars 17 10 à l'âge de 53 ans.
'mple l)oilo en cristal do roche siipporLéo par un pied de calice et 10 lii^'O ornée d'un luvnd (1).
Dans les caveaux de la chapelle sont inhuni(*s sur quatre li[,'nes visées chacune en six parties, les sœurs, les directeurs et quelques visionnaires de la maison décodés de 1715 à 1790(2). liicn des pierres
' (i) Ces reliquaires ne sont pas mentionnés dans les inventaires dressés en '91 et en 1793 où il n'est parlé que de deux calices avec patène en vermeil, UD ciboire et d'une boite aux saintes huiles. V. Archives Départementales. (2) L'Hôtel-Dieu avait alors diverses places affectées à des pensionnaires, est dans ces conditions qu'aux xiv« et xv^ siècles, bien de riches bourgeois nrent s'y retirer où, sentant leur fin approcher, se firent transporter dans les lies, afin de gagner les indulgences dont étaient gratifiés ceux qui y décèdent. Pourtant, l'Hôtel-Dieu étant avant tout la maison des pauvres, l'autorition épiscopale était nécessaire pour l'admission des pensionnaires. C'est nsi qu'en 1385 Pierre Darras et Jehanne de la Berquerie, sa femme, n*y arent être reçus qu'avec l'assentiment de Jehan Rolland, évêque d'Amiens, et ae, pour le même motif. Hues Aubaut et Guillemine Lespicière, sa femme, /aient dû ainsi recourir quelques années auparavant à l'évêqce diocésain :han de Cherchemont. Jehan Ledoucq, ancien curé de Fauquembergue, moult en 1464 à l'Hôtel-Dieu de Montreuil où il s'était retiré comme pensionaire et où il avait une chambre particulière. De même en 1688, dom du Inret. prieur de Beauiain, termina ses jours à l'Hôtel-Dieu. Peu de jours avant i mort arrivée à l'âge de 29 ans, le i^"" septembre 1727, Marie-Gabrielle Heuzé, le de Gaspard, écuyer, seigneur de Hurtevent, et veuve de Charles-Huberticol.as-François de la Fontaine, seigneur de Hallencourt, Verton. etc., se fit ansporter à l'Hôtel-Dieu pour y gagner des indulgences. Elle fut inhumée ane l'église de Verton, mais Pierre Carbonnier et Jeanne Desmonts, sa femme, ni décédèrent tous deux pensionnaires de l'Hôtel-Dieu en février 1746, furent ihumès aux n»» xxni et xxiv du caveau de la chapelle, ainsi que Guillaume >emazure, neveu de l'abbé Q.uenu, dont la tombe se trouve au n^ v. Voici les oms des sœurs et des directeurs qui reposent dans les caveaux depuis 171 5 'après le Registre mortuaire :
" non rétablis Noms des sœurs et des Directeurs Date des décès,
I. — Maiie-Marguerite Hacot de Sainte Bonne, supérieure 4 mai 1740 Margueiite-Austreberte de la Motte de sainte Elisa-
betes, mère assistante 7 février 1762
Marie-Anne-Françoise Marteau de saint Augustin 15 janvier 1778
Anne-Elisabeth Lefebvre de sainte Cécile 30 avril 1792
n. — Anne Paillard de saint Alexis 16 juin 1717
Antoinette-Austreberte Leroux de saint Agnès,
anc. supérieure 6 mars 1777 III. — Marie de Lhommel de saint Agathe, supérieure 27 septembre 1730 Anne de la Foscade de saiaie Claire, mère assistante, maîtresse des novices 6 avril 1749 Marie-Françoise Forbras, novice 2 mars 1778 IV. — Nicolas Senneville, prêtre 13 janvier 173 1 Joseph Saunier, prêtre i" février 1762 V. — Jeanne Sublet de sainte Catherine 2 janvier 1730 VI. — Nicole Lesselinne de saint J.-B., supérieure 13 décembre 1727 Louise-Charlotte Bresdonlt de saint Louis, anc.
sup»« et maîtresse des novices 24 janvier 1762
Angélique Carie de saint Norbert 10 avril 1785
tumulaires ont aussi disparu entre autres celles d'Eustache d'Ostove archidiacre de Flandre et vicaire général de François de Gréquy évêque de Thirouanne (1), et de l'abbé Patte qui, en 1580, exprimj dans son testament le désir d'être inhumé dans la chapelle, après avoii laissé 6 écus aux pauvres 4 écus aux sœurs et 10 sols aux quatn prêtres qui procéderaient à son inhumation (2).
Nous n'avons pu relever que cette inscription lors des dernien travaux :
CORPS DE TRES HONORABLE HME MOVLLART
Marie-Marguerite-Elisabeih Biaré de saint Nicolas 12 mai