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CHAPITRE ONZIÈME

DES MISSIONNAIRES QUI ONT DESSERVI L’ILE- AUX-COUDRES AVANT L'ANNÉE 1748,

Dès l'établissement de l’Ile-aux-Coudres, plusieurs prêtres réguliers ou séculiers dûrent y faire des missions ; mais il n'existe, dans les archives de la fabrique, aucun document quelconque qui en fasse mention. Les missionnaires qui y ont fait les baptêmes, les mariages et les sépultures en ont emporté les actes. Mais où se faisaient les enterrements ? car dans un espace de vingt-huit ans, quelques-unes des personnes habitant sur l’île ont dû y mourir. Je crois que les corps ont dû être enterrés dans l’un ou l'autre cimetière dont j'ai parlé plus haut, et où, à leur passage près de l’île, les Français inhumaient leurs morts. Suivant cette opinion, que je crois à peu près certaine, les propriétaires des terres où sont ces deux cimetières auraient un double motif de les respecter. Au reste, les registres, qui commencent à l’année 1741, font mention de plusieurs sépultures dont les fosses ont dû être faites dans les cimetières français.

Comme je viens de le dire, le premier registre ne commençant qu'à l’année 1741, il se trouve un intervalle de 21 ans (en supposant que Joseph Savard soit réellement venu s'établir sur l’ile en 1720). En 1741, les colons formaient déjà plusieurs familles, comme on le voit par la date des contrats de concession. Il est probable que les curés de !a Baie-Saint-Paul étaient aussi chargés de la desserte de l’Ile-aux- Coudres, qui, suivant la division civilé des paroisses, formait partie de la paroisse de la Baie-Saint-Paul, et devait étre desservie par voie de mission.

Ce fut à la date du 24 août 1827 que l’autorité diocésaine émana un décret canonique pour ériger l’Ile-aux-Coudres en pa-

| roisse, alors que Mgr. Panet était évêque de Québec. Dans ce décret, l'autorité ec-

clésiastique ne regardait pas l'érection de 1722 comme suflisante pour les effets civis, puisqu'à la fin de son arrêt, elle ‘“ recommande positivement aux nouveaux ‘“ paroissiens de * int-Louis de l’Ile-aux- | ‘“Coudres de se pourvoir, pour les fins!

“ civiles, auprès du gouverneur de la pro- ‘“ vince de Québec.”

Il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer que, à la date de ce décret canonique, il y avait déjà quatre-vingt-dix ans que la population de l’Ile-aux-Coudres possédait des registres autorisés par le pouvoir civil, ce qui semble au moins »rouver que l'érection de 1722 avait été regardée comme suffisante pour les effets civils.

Je remarque dans le décret de 1722, que le prêtre y faisant les fonctions ecclésiastiques est appelé curé de lux Buie-Suint- Pau, et que l’Ile-aux-Coudres faisait partie de cette cure, comine je lai déjà dit.

Le premier registre accordé à l’Ile-aux- Coudres porte la date de l’année 1741. Le premier acte écrit sur ce registre est un acte de baptême, celui de Marie Anne Tremblay. Ce baptême fut fait par M.

Chaumont.

Depuis l’époque des premiers établissements sur l’Ile-aux-Coudres, jusqu’à cette année de 1741, la tradition rapporte qu’elle fut presque exclusivement desservie par des Jésuites, ces infatigables ouvriers évangéliques auxquels le peuple canadien doit une si juste reconnaissance.

La tradition a également conservé le souvenir des faits suivants : lo. Que des personnes intelligentes et bien instruites ondoyaient les enfants nouvellement nés et en danger de mort, dans l’absence des missionnaires ; 20. Que les corps des défunts étaient inhumé: dans le petit cimetière, près de la vieille croix, où avait été dite la messe en 1535 ; 30. Que la messe, jusqu’à l’époque de 1748, était dite dans des maisons particulières, et notamment chez le père Perron, un des patriarches de l'île ; 40. Que le vénérable Père Jean-Baptiste de la Brosse avait dit la sainte messe au bout de l’îlette, à l’ouest de l’île, à l’endroit où est plantée une grande croix en souvenir de cet événement ; 50. Que c'était dans ces maisons particulières que les missionnaires administraient les sacrements, entendaient les confessions et

faisaient faire les pâques ; 60. Qu'une huche, conservée comme une relique dan:

la famille Perron, avait, pendant un temps considérable, servi de table d’autel pour y célébrer Les saints mystères.

A la date du 9 avril 1741, M. Louis Chaumont, qui signait: Chaumont de lu Jounnière T, curé de Suint-Pierre de lu Buie-Saint-Paul, vint faire une visite à l'Ile-aux-Coudres. C’est la première visite dont les registres fassent mention.

C’est ce M. Chaumont qui, comme je l'ai dit ailleurs, a prédit que la rivière du Gouffre joindrait celle des Maures, et que le cap au Corbeuu, par l'effet d’un tremblement de terre qui secouerait les montagnes, en serait détaché et barrerait le canal entre la terre de l'ile et celle du nord.

M.Chaumont était nn de ces curés qui regardent leurs paroissiens comme leur famille, et leur parlait en conséquence. A cette époque, et même assez longtemps depuis, notre peuple avait le bon esprit de ne point se redresser d’orgueil et de ne point menacer de poursuivre devant les tribunaux civils le curé qui reprenait le vice et les scandaleux, connus publiquement comme tels. Les mœurs publiques n’y perdaient certainement pas. Le mal était condamné dans les assemblées de la famille paroissiale, les scandaleux et les hypocrites démasqués, et chaque membre de cette grande famille mis en demeure d'éviter la contagion et de n’en pas devenir la victime. A ce point de vue du bon sens chrétien, les avertissements d’un curé étaient aussi naturels que ceux d’un père de famille qui dit à ses enfants de ne pas aller dans une maison désignée, parce que les fièvres typhoïdes y sont.

La tradition a conservé le fait que voici :

M. Chaumont avait appris, sur la fin d’une semaine, qu'un certain capitaine d’une goëlette, qui était un débauché, venait d'arriver à la Baie-Saint-Paul. A son prône du dimanche, il avertit sa paroisse que le capitaine X... étant arrivé dans la Baie- Saint-Paul, les pères et les mères devaient soigneusement veiller sur leurs enfants. Le capitaine, comme c’est assez la coutume chez les hommes de cette espèce, ne

+ Et non: De la Jannière, comme “crit M.

l'abbé Tanguay.

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se trouvait pas dans l’église. Ayant appris l'avertissement du curé de la paroisse, il envoya son second en faire des plaintes à M. Chaumont, au moment où celui-ci allait commencer les vêpres. En terminant cet office, monsieur Chaumont rappela à sa paroisse l’avertissement du matin et il ajouta: “Je vous prie de vous défier également de son second, parce qu'il est aussi dangereux que son capitaine.” La chronique du temps nous apprend que les deux vagabonds se le tinrent pour dit, et que la population fut préservée de la contagion de leur immoralité.

M. Chaumont eut la desserte de l’Ileaux-Coudres pendant sept années consé cutives, comme en font foi les registres de l’île, Il venait à l’île assez souvent pendant la saison de la navigation, mais il ne faisait que d'assez rares visites pendant l'hiver.

A la date du 16 juin 1748, arriva à l'Tle-aux-Coudres M. Charles Garrault f.

Jusqu'alors, il n’y avait pas eu de chapelle ou de lieu uniquement destiné à la célébration des divins offices. Cet état do choses ne pouvait plus être toléré du moment qu'arrivait dans l’île un prêtre qui devait y résider comme curé. M. Charles Garrault est, en effet, regardé par 14 tradition comme le premier curé de l’Ile-aux- Coudres.

Le nouveau pasteur fit aisément comprendre à la population qu'il était temps d’avoir une chapelle pour y faire les offices divins. Les habitants de l’île en sentaient eux-mêmes la nécessité. Mais, comme il n’était pas possible de bâtir une chapelle gans avoir un terrain, M. C. Garrault obtint des messieurs du Séminaire de Québec un lopin de terre de six urpents de front sur dix de profondeur, qui devait être la terre de la fabrique. Ce terrain est le même que possède encore l'église,

Il fut donc résolu qu'on bâtirait une

+ Suivant la Liste chronologique, imprimée à Québec en 1834, son nom était Charles Manque Garault St. Onge. Il avait été ordonné prêtre le 23 de septembre 1747. Il signait : C. Garrault.

petite chapelle, et, quoique ce fût au lieu de l'été, les habitants de l’Ile-a Coudres se prêtèrent avec joie au désir leur curé. Il se réunirent pour se pro rer le bois nécessaire, et, dans l’auton suivant, une petite chapelle était bâ bénite, et on y célébrait les offices div à la grande joie üe la population. Je:

pu savoir es dimensions de cette chap qui avait été érigéa à environ soixa pieds au sud du presbytère actusl. On 1 encore les pierres qui lui servirent de { dation. Elle ne devait pas avoir plus vingt-cinq pieds de long. Quant à Garrault, il se retira, je pense, dans : maison qui devait servir de logement :

habitants, et qui a dû être bâtie vers « époque.

La chapelle construite, il fallait :

voix pour appeler les fidèles à la mai de la prière et aux offices divins. Les b Pères Jésuites, qui avaient desservi 1 avant cette époque, procurèrent aux h:

tants une petite cloche d’envire 50 liv C’est cette petite cloche dont j'ai parlé p haut qui a sonné d'elle même à la m du vénérablo Père de la Brosse f.

Dans un acte de mariage du 18 vembre 1748, monsieur Garrault pre le titre de “ missionnaire de la paro de Saint-François-Xavier et de Saint-Lc de l’Ile-aux-Coudres.” Suivant cette dé ration, que je n’ai pas l'envie de contes il se trouvait obligé de desservir la Pet

tivière Saint-François. IL arriva qu’ fois les habitants de l’île refusèrent d traverser, M. Garrault porta, à ce q prraît, des plaintes à l’évêque contre gens de l’île, qui en furent punis dé manière suivante. Voici ce que jelisd

nn

+ Quelques personnes que j'ai connues prétendu nier le fait de la sonnerie sponta d'une cloche, à l’Ile-aux-Coudres, lors d mort du Père de la Brosse, arrivée en 1782, | la raison qu'alors, il n’y avait pas de cloche la chapelle de l'ile, Ces personnes sont 4 l'erreur. Pour se détromper, qu'elles se donn la peine.de consulter les livres de compte d fabrique, et elles y trouveront un item de penses pour le raccommodage de la moniur cette cloche, sous M, Compain, vers l'an 1775 ou 1776. Au reste, l'existence de c. cloche, donnée par les Jésuites en 1748, ne E être contestée.

les registres, écrit de la main de M. Garrault et signé par lui :

Le quinzième mars mil sept cents cinquante, je soussigné prêtre missionnaire de Saint-Louis de l'Isle au Coudre, certifie à tous ceux qu’il appartiendrat qu’il a été défendu par monseigneur révérendissime évêque de Québec (Mgr de Pontbriand) de donner la bénédiction du Saint Sacrement dans la dite Eglise de l'Isle au Coudre depuis la dix-huitième de janvier de Jadite année pendant un an de suite, et ce en punition de la résistance que les habitans de ladite Eglise ont apportés à mes volontés lorsque je voulu traverser à la Petite-Rivière pour donner les sacrements aux malades.

Voici, d'après ls témoignage de la tradition, les raisons de ce refus, inouiï chez | notre peuple canadien, surtout à l’époque où ce fait a eu lieu.

| Il paraît que le nouveau curé de l’Ileaux-Coudres se déplaisait extrêmement

dans sa position, dont l'isolement et les difficultés de traverser sur la terre ferme le contrariaient d’une manière étrange. Il ne se gênait pas de répéter sans cesse, à tout venant, qu'il ne resterait pas sur l’île, qu’à la première occasion il la quitterait, et qu'il faisait auprès de monseigneur de Québec toutes les instances possibles pour en sortir, Or, les habitants de l'ile, qui avaient toujours été sans prêtre résidant avec eux, prétendaient garder leur curé.

Lors donc que M. Garrault leur demanda de le traverser à la Petite-Rivière, ils se persuadèrent que ce n’était qu'un prétexte pour s’en aller à Québe:. Ils refusèrent de le traverser à la Petite- Rivière ; ce refus offensa, avec raison, M. Garrault, qui ne voulait pas être leur prisonnier,

Leur faute, car c'en était une, avait été accompagnée de circonstances atténuantes qui la rendaient jusqu’à un certain point excusable. Car il était si pénible pour ces auvres insulaires d'être privés d’un prêtre, surtout pendant la saison de l'hiver, alors qu'ils avaient des embarcations si peu “ommodes pour traverser à la terre du uord. Il paraît que monseigneur de Pontbriand en avait jugé ainsi puisque, pour toute punition, il ne leur avait retranhé que h bénéliction du Saint-Sacrement pendant une année,

Monsieur Garrault, dont le départ était détinitivement résolu, probablement pour le moment de l'ouverture de la navigation, crut devoir consigner dans le registre de

Re PP

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baptêmes, etc., ce châtiment, infligé aux pauvres insulaires. Il faut avouer qu'il eût été beaucoup plus facile d'aller chercher M. le curé de Ia Baie-Saint-Paul pour un malade de la Petite-Rivière que do | faire traverser le curé de l'ile pendant la | saison des glaces. Au reste, on ne voit pas trop pourquoi les habitants de l’Îleaux-Coudres auraient été obligés de faire ï frais d’une traversée fort difficile pour

des malades d’une autre paroisse.

Contre son gré, je pense, et malgré qu’il lui en coûtât, monsieur Garrault prolongea son séjour sur l’île jusque vers le sept

de juillet 1750. A cette époque, il quitta l'Iis-aux-Coudres sans peine et sans regret, à peu près, je pense, comme un oiseau qui sort de sa cage, ou comme un prisonnier qui voit s'ouvrir devant lui les portes de la prison. Monsieur Garrault n'avait été curé de l’Ile-aux-Uoudres que pendant deux ans et vingt jours.

Son premier acte porté au regi.tre fut celui du baptême de Geneviève-Ursule, fille d'Ignace Brisson, le 16 juin 1748, et son dernier, celui du mariage de François Tremblay et de Maric-Josoph Dufaure, du 6 juillet 1750.

DES PRÊTRES QUI ONT DESSERVI L'ILE-AUX- COUDRES, APRÈS LE DÉPART DE M. GARRAULT

Depuis le départ de M. Charles Garrault jusqu'à l'époque de 1770, c’est-àdire pendant l'espace de vingt ans, l'Ileaux-Coudres fut desservie par voie de missions,

Le premier missionnaire en date fut un Père Récollet, François Denys Barron, qui vint résider sur l’île depuis le 19 octobre 1750 jusqu'au 4 août de l’année suivante, 1751. Le 21 d'octobre de la même année, le Père Claude Godfroy Coquart, jésuite, fut chargé de la desserte de l'ile, qu'il cogserva jusqu'au 30 d'août 1757. Ce père résidait presque toujours sur l'île et surtout pendant le temps de l'hiver f.

+ Chose asuez remarquable jus être mentionnée ici, c'est que le Père Coquart fit cixq mariages pendant l’année 1756 : lo. le mariage d Etienne Savard et de Augélique Roussel, le 2 avril 1756 ; 20 celui de Jean Desbiens et de

Le Père Coquart revint une seconde fois à l’Ile-aux-Coudres à la date du 17 avril 1762, pour n’y demeurer que jusqu’au 28 août suivant, et il ne revint à l’île qu’en passant, à la date du 27 août 1764. Il y fit un mariage.

Le vénéral's Père Jean-Baptiste de Za Brosse, qui a laissé en tant d’endroits les exemples de ses vertus et de son zèle apostolique envers nos Canadiens, vint desservir l’Ile-aux-Coudres depuis le 16 du mois d'août 1766 jusqu’au 24 du même mois.

Je me réserve le bonheur de raconter la touchante et mervoilleuse légende de sa mort, lorsque je parlerai de monsieur Compain.

La première élection de marguilliers eut lieu au commencement de l’année 1767, pendant que le bon Père de la Brosse desservait l’île. Le premier choisi fut François Savard, fils.

Pendant ces vingt années de desserte, plusieurs des messieurs du Séminaire de Québec exercèrent le saint ministère à l’Ile-aux-Coudres, entre autres, monsieur Colomban Sébastien Pressart, vicaire-général, et monsieur Urbain Boiret, en 1764, 1765 et 1766; monsieur Hubert, pendant les mois de juin et d'octobre 1770. Monsieur Gravé y fit un acte de baptême à la date du 28 octobre 1768.

Ce fut à la date de 1767 que monsieur Chaumont reprit la desserte régulière de l’Ile-aux-Coudres, pour la conserver jusqu’au 8 octobre 1770. Pendant cette dernière desserte, il prenait dans ses actes de baptêmes, ete., etc., ie titre de prêtre faisant les fonctions curiales dans la paroisse de Saint-Louis de l'Ile-aux-Couwdtres. J'ai remarqué que depuis l’année 1768 jusqu'à la fin de sa desserte, il n’écrivait plus lui-même ses actes, mais les faisait écrire

Marie Harvay, 17 novembre de la même année, et trois le lendemain, 18 novembre : ceux de Pierre Savard et de François Demeule, de Pierre Harvay et de Madeleine remblay, et enfin celui de François Savard et de Marie-Louise Tremblay, c’est-à-dire qutre mariages en deux jours. Je ne surprendrai personne si je dis que tous les habitants de l’île düûrent se trouver dans des fêtes de trois ou quatre jours consécutifs, et qu’on dut secouer les cotillons et faire force rév irences dans les menuets, dansés par les vieux et les vieilles, car cette dernière danse était la grande danse du temps.

et quelquefois signer par d’autres dont l'écriture est fort belle. Ces faiseurs d'actes les abrégeaient autant que possible, ayant le soin de ne faire mention que de l’année et laissant à deviner les jours et les mois, comme choses superflues pour de tels documents,

Quant à l'écriture de M. Chaumont, elle est fort difficile à déchiffrer et le papier dont il se servait pour les registres est fort mauvais.

En résumant l'époque de la desserte de l’île depuis 1720, époque probable de son établissement, on voit que, à part deux ans et quelques jours qu’elle eut un curé, un assez grand nombre de prêtres y exercèrent le saint ministère. Durant cette période de 48 ans, monsieur Chaumont garda la desserte de l’île pendant vingt-neuf ans.

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