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PARTIOULARITÉS RELATIVES AUX MOULINS A FARINE SUR L'ILE-AUX-COUDRES

Nous savons déjà que les premières concessions régulières des terres de l’Ileaux-Coudres datent du commencement de juillet de l’année 1728.

Dans les premiers contrats de concession, on ne trouve aucune réserve pour des emplacements de moulin. La raison de ce fait, je pense, c'est qu'outre que les

seigneurs pouvaienttoujours s'en procurer, il ne se trouvait sur l’île aucun pouvoir d’eau suffisant pour faire marcher un moulin que par intervalle. On ne pouvait bâtir que des moulins à vent, et pour connaître les endroits où il conviendrait d'en élever, il fallait attendre que les terres fussent suffisamment défrichées. Il en résulta que les habitants de l'Ile-aux-Coudres furent, pendant un grand nombre d’années, sans pouvoir faire moudre leurs grains dans leur île. Quand ils voulaient avoir de la farine, ils étaient obligés de transporter leurs grains aux moulins de la Baie-Saint-Paul ou de la Petite-Rivière.

Vingt-quatre années se passèrent sans qu’il fût question de prendre les movens de bâtir un moulin sur l’Ile-aux-Couuiss.

Ce ne fut que le 18 de juillet 1752 que les messieurs du Séminaire de Québec acquirent un emplacement de François Tremblay, un des deux premiers censitaires du fief de l’'Ile-aux-Coudres. Cet emplacement se trouvait un peu au sud de l'extrémité ouest de la Butte des chasseurs, sur la partie de l'ile qui porte le nom de Pointe de l'Ilette. Un autre terrain fut donné à François Tremblay, en échange de cet emplacement. Les choses en restèrent là ; car, à cette date, le moulin ne fut certainement pas bâti. Ce ne fut que dix ans plus tard, le 7 avril 1762, que les messieurs du Séminaire firent, avec les habitants de l’Ile-aux-Coudres, certaines conventions pour bâtir un moulin à vent sur cet emplacement. Ce moulin fut comniencé dans l'été de 1762, mais ne fut en opération, je crois, que dans l’année suivante, 1763.

Le premier qui fut chargé de ce moulin fut Joseph Laure, qui se noya en revenant de la Baie-Saint-Paul, le 15 avril 1775, comme nous le verrons plus tard.

Le fils de sa femme en première noce, Pierre Boudreault, père de monsieur Pierre-Thomas Boudreault, ancien curé de l’île, le remplaça. Vers 1806, mon père, Amable Mailloux, prit la charge de ce moulin et la garda jusqu'au temps où il fut abandonné et démoli.

Ce moulin était, du reste, fort mal placé, parce qu’il ne pouvait marcher que par les vents d'ouest ou de sud-ouest, comme

je le ferai connaître plus tard. Il ne pouvait suffire aux besoins de la population, même de cette époque.

Aussi, à la date de 1773, un autre moulin était devenu absolument nécessaire. Ce fut en conséquence que, le 21 mai de cette année, les messieurs du Séminaire obtinrent un autre emplacement pour un second moulin à vent, sur une terre de cinq arpents qui appartenait à deux frères, Jean et Etienne JDesbiens, habitants de la partie de l’île appelée la Buleine. Ce second moulin à vent fut bâti sur l'emplacement où on le voit encore aujourd'hui. Il appartient maintenant, je crois, à la famille de feu Joseph Lapointe. Ces deux moulins furent suffisants pour fournir la farine nécessaire à la consommation pendant un certain nombre d'années. Mais, chaque année, le défrichement des terres s’agrandissant, les récoites donnaient un plus grand nombre de minots de grain, et la population se multipliait d’une manière merveilleuse. Avec l'augmentation de la population et l’accroissement du revenu des récoltes, augmentait aussi la nécessité de porter aux moulins un plus grand nombre de minots de grain. Parfois, les vents faisaient défaut et la farine devenait assez rare sur l'ile. En été, il était possible d'aller faire moudre les grains au nord ; mais, en hiver, ce n’était pas une petite affaire. Aussi on se plaignait assez souvent, on murmurait tout haut.

Les insulaires croyaient fermement qu'il était possible ‘le faire marcher un moulin à farine par les eaux qui coulaient sur l'Ile-aux-Coudres. Ils se déciderent donc à présenter une requête au Séminaire pour lui demander de construire ou de leur permettre de construire un moulin à farine sur l’un de leurs cours d’eau. Leur requête porte la date du 15 janvier 1815.

Ils y exposent au Séminaire l'extrême misère où ils sont réduits par l manque de pain. Sur soixante habitants, il n'y en avait pas cinq qui avaient de la farine à la date de leur requête. Pour ne point mourir de faim, quelques-uns ont été obligés do traverser au nord pour s'en procurer, avec beaucoup de dangers pour leur vie.

Ils proposent de bâtir un moulin à

farine eur la rivière Rouge (oelle qui se jette dans l’anse de l'Eglise). Îls pensent que cette rivière pourrait faire marcher un moulin toute l’année, si on trouvait le moyen de construire un canal pouf faire couler les eaux de la savanne.

Ils s'offrent de contribuer gr'atuitement à la construction de cë mbulin, autant qu'il leur sera possible.

Ils demandent un homme entendu, pour le printemps suivant, afin de visiter les lieux. Sile Séminaire croit que cet homme doit venir aux frais des requerrants, ils lui offrent de le faire venir. Ils pensent que si on pouvait bâtir un moulin à eau, les deux moulins à vent deviendraient inutiles.

Si le Séminaire ne voulait pas consentir à prendre sur lui de bâtir ce moulin, avec les conditions d'assistance qu'ils y mettent, ils lui demandent de leur permettre d'en bâtir un eux-mêmes, et que quand il sera bâti, ils le remettront au Séminaire, qui leur dennera un meunier et fixera lui-même la rente payable pour y faire moudre leurs grains. Car, ajoutent-ils, il n’y a point de sacrifices qu'ils ne soient prêts à faire pour être délivrés de l'extrême misère où ils se trouvent et des privations qu'ils sont obligés de subir dans l’état où en sont les choses, ce qui vaut bien au-delà de toutes les dépenses qu'ils pourraient s’imposer pour bâtir ce moulin.

Les alléués de cette requête, comme on peut en juger, sont parfaitement raisonnables, et les offres de services des habitants pour aider à bâtir ce moulin sont on ne peut plus généreuses et libérales.

Mais la question était de trouver un cours d'eau qui fût réellenent suffisant pour faire marcher ce moulin pendant au moins la pius grande partie de l’année.

Monsieur Demers répondit à cette requête au nom du Séminaire, dont il était le procureur, par une lettre du 25 juillet de la même année,

Il dit aux signataires de la requête qu'accompagné d'un homme entendu, il avait visité les ruisseaux et rivières de l’île, et que les deux visiteurs sont d’opinion qu'on ne peut réunir assez d’eau pour faire marcher un moulin que peu de temps | pendant l’année, Il rappelle aux signa-

taires que le Séminaire avait fait beaucoup de dépenses, les années précédentes, pour réparer les deux moulins à vent de l'ile.

Il leur déclare que, pour ne pas laisser les habitants de l’île se passer de farine pendant les hivers où les vents sont rares, le Séminaire est prêt à permettre aux habitants de construire un moulin à leurs frais et dépens, à l'endroit qu'ils jugeront convenable, et que le Séminaire est disposé à passer un bail à tous ceux qui ont présenté la requête, pour la durée de quinze années. Pendant ces quinze ans, les constructeurs de ce moulin en devaient avoir les profits ; au bout de ce temps, le moulin reviendrait au Séminaire, qui y placerait un meunier, si cette entreprise était couronnée de succès. A la remise du moulin entre les mains du Séminaire, celui-ci ne s'obligeait qu'à rembourser le prix du terrain annexé à ce moulin, moyennant que ce terrain fût d’une grandeur convenable. Si, par la construction de ce troisième moulin, les meuniers des deux moulins à vent ne pouvaient payer leur modique redevance et faire quelque protit, le Séminaire devrait en fermer un des deux.

Monsieur Demers déclare que ce moulin serait mieux placé dans le ruisseau Rouge (au bas de l’île) qu'à la rivière Rouge ou à celle de la Marre. Il donne ensuite de très-sages avis pour la manière de faire les écluses et les dalles de ce moulin, Enfin, il donne les raisons qui ont engagé le Séminaire à ne bâtir sur l'ile que des moulins à vent. Il déclare que, ayant fait examiner les cours d’eau, on a constaté qu'aucun n’en avait assez pour bâtir un moulin à eau, tel que les habitants de l'île en étaient convenus par un acte notarié.

Les habitants avaient donc obtenu ce qu’ils demandaient avec tant d'instance.

Croyant réaliser de gros profits, Germain Desgagné s’associa avec un nommé Turcotte pour bâtir le moulin. En conséquence, le 12 du mois d'août de la même année, il fit au Séminaire la demande d’un bail, en son nom et en celui de Turcotte, Dans sa demande, il était question de réunir le ruisseau de la Ferme avec la rivière Rouge, où, contre l'avis de monsieur Demers, il voulait bâtir ce moulin.

Les messieurs du Séminaire refusèrent de lui accorder ce bail, parce qu'il avait pour associé un homme qui n'avait pas signé la requête du 15 janvier et que le Séminaire s'était engagé à n'accorder un bail qu'aux seuls sigr'ataires de la requête. Quant à réunir le ruisseau de la Ferme à la rivière Rouge, il fallait couper la terre de Bonaventure Mailloux, ce que celui-ci refusa, donnant pour raison que son contrat de cuncession ne l’obligeait pas à subir cette servitude. Germain Desgagné, refusé par le Séminaire et par Bonaventure Mailoux, dut abandonner son projet.

Cet échec refroidit un peu l'ardeur des habitants de l'ile, Cependant, ils n’abandonnèrent pas leur dessein d'avoir un moulin à eau.

En 1824, une autre requête fut présentée au Séminaire, cette fois avec le nom d'un des habitants de l’île qui avait signé la requête du 15 janvier 1815. Le sieur Alexis Tremblay, sur la terre duquel coulait la célèbre rivière Rouge, s’engageait à bâtir un moulin à eau, aux conditions fixées par le Séminaire dans sa réponse à la requête du 15 janvier. Aux conditions précédentes, le Séminaire y ajoutait celle de réunir le ruisseau des Pruches (celui qui coule sur la terre du sieur Georges Harvay) à la rivière Rouge.

Cette permission obtenue, le sieur Alexis Tremblay se mit à l'œuvre, et, aidé de quelques amis, il réussit à Lâtir ce moulin.

A l'époque où ilfut bâti, on abandonna le moulin à vent de l’Ilette, le premier qui avait été construit sur l’île.

Il n’y avait done plus que le moulin à eau et celui de la Bleïne.

Celui qui l’eut d'abord à bail fut un nommé Claude Bouchard. Il fut ensuite affermé à Elisée Mailloux, qui le garda pendant assez longtemps, et put faire assez de bénéfice pour se procurer une terre, Il fut enfin aflermé à Pitre Gagnon et à son voisin, Joseph Lapointe, qui en furent les meuniers jusque vers l’année 1830,

Le moulin à eau tournait donc quand il y avait suffisamment de l’eau dans la rivière Rouge pour faire virer sa roue. Ce fut d'abord une merveille, tant bien ça allait. Mais bientôt cette merveille n'émerveilla plus personne, quand l’eau vint

à manquer, ce qui n'était guère merveilleux pour une rivière qui, à part les temps de la fonte des neiges et des grandes pluies de l'automne, fournissait à peine l’eau suffisante pour abreuver les animaux qui pacageaient sur ses bords. On reconnut que ce moulin ne pourrait suffire aux besoins de l'ile, et on crut faire une autre imerveille lorsque, dans l'année 1830, on détruisit le moulin à vent de l’Ilette pour le rebâtir auprès du moulin à eau ; mais on ne fit qu'augmenter les difficultés,

Aussi, en 1834, les habitants de l’île présentèrent une requête aux messieurs du Séminaire pour les prier de bâtir un autre moulin à vent et d'y mettre deux moulanges. Ils avouaient, dans leur requête, qu'ils “ étaient aussi mal qu'auparavant,” malgré leur moulin à eau. Monsieur le grand-vicaire Demers avait donc raison, quand il disait qu'il n'existait sur lile aucun pouvoir d’eau pour faire marcher un moulin. Les messieurs du Séminaire ne jugèrent pas devoir faire droit à cette requête : je ne puis, en justice, les blâmer, pour des raisons qu’il serait superflu de donner.

Les choses demeurèrent en cet état jusqu’à l'époque où furent abolis les droits seigneuriaux. A cette date, les messieurs du Séminaire, qui, depuis plusieurs années, étaient rentrés en possesion des deux seuls moulins de l'île, les vendirent au sieur Augustin Dufour pour la somme de trois cents louis.

Ce fut vers la même époque que les deux frères, Pierre et Paul Lapointe, rebâtirent un autre moulin à vent, à la Daleine, sur l'emplacement où avait existé le moulin de 1773.

Il y a donc maintenant sur l’île trois moulins à farine, et ces trois moulins ne peuvent pas toujours suflire aux besoins de ses habitants. Il arrive encore quelquefois qu'on est obligé d'aller à quelqu'un des moulins du nord pour se procurer de la farine, pendant la saison d'été f.

+ J'apprends qu'on bâtit maintenant (été de 1871) uu second moulin sur le ruissrauw Aouge, au bas de l'ile. Ce moulin sera le meilleur.

Bientôt done il y aura sur l'Ile-aux-Coudres ue” moulins à farine, dont deux par eau et

eux par le vent.

LE SIÉGE DE QUÉBEC EN 1759-—COMMENT SE COMPORTÈRENT LES HABITANTS DE L'ILE-AUX-COUDRES AU PASSAGE DE LA FLOTTE ANGLAISE

Le journal de l'expédition anglaise sur le fleuve Saint-Laurent dit, à la date du dix-neuvième jour de juin:

Nous n’avions qu'une faible profondeur d’eau, 17 brasses environ ; et le 23, nous atteignimes l'amiral Durell, qui, avec 7 vaisseaux de ligne et quelques frégates, protégeait la rivière vis-àvis l’Ile-aux-Coudres. Cetie île est dans une position agréable, son sol s'élève graduellement. Elle était bien peuplée avant notre apparition sur ses bords. Nous jetâmes l'ancre à environ une lieue au-dessus de cette ile, et deux de nos chaloupes tentèrent d’y débarquer quelques-uns des nôtres, mais un parti de Canadiens et de sauvages les empêcha d'atteindre le rivage. Nos chaloupes furent forcées de retraiter.

Le même mémoire raconte plus loin l'expédition du capitaine Gorham, à la Baie-Saint-Paul, où il fut fort mal reçu par deux cents braves de cette paroisse, des Eboulements et de l'Ile aux-Coudres.

Voici maintenant la tradition conservée dans la Baie-Saint-Paul :

Lorsque la flotte anglaise remonta le fleuve, elle mouilla à l’Ile-aux-Coudres, la veille de l'Ascension, et remplit les habitants d’une si grande frayeur, que la plupart des femmes d l'ile allèrent se cacher dans les bois avec à familles de Ja Baie Saint-Paul, qui ne s'élevaient pas alors à un cent. On sait, d'ailleurs, que le gouvernement français avait donné ordre de faire évacuer cette île, ainsi que celle d'Orléans, Les familles restèrent ainsi cachées jusqu'au commencement de septembre, avec M, le curé Chaumont. Les hoinimes seuls sortaient, 13 plus souvent la nuit, ponr veiller à leurs tra. vaux des champs et élever sur le rivage des fortifications qui servirent de remparts. On voit encore aujourd'hui ces fortifications qu'on appelles les Canons.

Le capitaine Gorham dit, dans son rapport, n'avoir eu qu'un seul homine tué, mais on assure que plusieurs eurent le même sort, et qu'on les jeta dans l'étang de la Chapelle, près dnquel plusieurs coups de fusils furent échangés à l'endroit appelé la pointe-d'Aulnrs:

Des deux Canadiens qui furent tués, l’un, Charles Demeule, de l’Ile-aux-Coudres, eut la chevelure levée, selon qu'il est mentionné dans sou acte de sépulture, 11 faut donc supposer qu'il y avait des sauvages dans le parti ennemi, car cet acte de barburie n'est pas croyable autrement.

J'ajouterai aux traditions de la Baie-

Saint-Paul, celles qui se sont conservées sur l’Ile-aux-Coudres,

La mort de Charles Demeule, tué par une balle anglaise, est un fait hors de doute. Non-seulement la tradition de l’'Ileaux-Coudres en à conservé le souvenir, mais encore on voit, à la fin du recensement de 1792, une veuve Charles Demeule qui n'avait qu’un seul enfant audessous de quinze ans,

Toutes les familles, c’est-à-dire les femmes et les enfants, et un certain nombre d'hommes, traversèrent à la Baie-Saint- Paul à l'approche de la flotte anglaise, et la tradition de l’île rapporte que, dans la précipitation de leur embarquement dans les canots, et peut-être dans quelques chaloupes, on avait séparé plusieurs des jeunes enfants de leurs mères, et qu’il y eut une scène désolante de cris, de pleurs et de lamentations.

La tradition de l'ile a encore conservé le souvenir des faits suivants : lo. Piusieurs hommes étaient demeurés sur leur île et s'étaient cachés dans les bois, occupant alors une très-grande étendue de la surface de l'ile; 20. Un certain nombre d'officiers anglais étant débarqués sur l’île, enfourchèrent des chevaux et eurent la fantaisie de vouloir faire une promenade autour du rivage, mais, arrivés vers le bas

e l’île, comme ils passaient dans un chemin boisé, quelques Canadiens de l’endroit—peut-être les mêmes qui avaient empêché les chaloupes anglaises d’aborder au rivage—leur envoyèrent des coups de fusils qui tuèrent quelques chevaux, et ces messieurs, épouvantés à leur tour, prirent leurs jambes à leurs cous et se hâtèrent de regagner leurs vaisseaux,

Tout cet ensemble de faits prouve que les habitants de l’'Ile-aux-Coudres, ainsi que ceux de la Baie-Saint-Paul et des Eboulements, à cette époque, n'étaient certainement pas des poltrons ; qu’au besoin, ils pouvaient envoyer une balle et payer de leurs personnes ; qu'en particulier, les habitants de l’Ile-aux-Coudres, tout en envoyant des hommes pour aller prendre le soin de leurs familles, traversées à la Baie- Saint-Paul, n'avaient pas abandonné leur île; qu’ils surent empêcher les chaloupes anglaises d'aborder, et que ceux d’entre les oficiers anglais qui s'étaient permis de

s'emparer de leurs chevaux pour se donner le plaisir de faire un tour de promenade dûrent se croire bien heureux de n'avoir pas reçu une balle dans la tête, et qu’on leur eût laissé l’usage de leurs jambes pour s’en retourner à leurs bâtiments.

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