‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 147 sur 317 · Mémoires de Mme la duchesse d'Abrantès, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Mme la duchesse d'Abrantès, t. III, p

2. Mémoires surleConsulaty par un ancieD conseiller d'Étal (A.C Tbibaudeau), p. 3. Ces mémoires sont ce qui a été publié de pitf précis et de plus sincère sur Tépoque. Malheureusement, ibfoit trop brefs , quoiqu'il soit possible d'y ajouter au moyen de h grande histoire publiée par le môme. Pour la période napoléoueMC. il existe bien peu de documents marqués à ce titre. Trop acavent os se trouve en face de souvenirs plus ou moins apocryphes, oa jQSt^ ment suspects par un ton général de dénigrement ou de fiivaar. Oi peut, néanmoins , en tirer quelque secours, avec de la prodcMili de la critique. C'est ce qui nous a porté à ne point repousser, aftout pour de simples détails d'intérieur, les mémoires poUiÉB tm Napoléon et Joséphine par Constant et Mlle Avrilloo.QiiantàMMeli duchesse d'Abrantès, elle doit être consultée pour ce qu'elle a tw par elle-même des choses qu'elle raconte.

rie de Diane, de grands dîners dé deux cents couverts, composés d'invités de toute sorte, envoyés diplomatiques, sénateurs, députés, tribuns, généraux, conseillers d'État, fonctionnaires , hommes politiques, savants, hommes de lettres, artistes, commerçants \ Après le dîner, la réunion s'accroissait encore des nombreux survenants. C'était ce qu'appelaient des cohues les femmes qui s'y présentaient peu, préférant à ce bruit et à ce monde des grands appartements d'en haut, les invitations plus choisies et l'intimité du salon particulier de Mme Bonaparte*.

En dehors de quelques écrivains et artistes et de quelques représentants rares encore de Tancienne aœiété française, le personnel qui se succédait aux Tuileries était donc ce que nous appelons aujourd'hui le monde officiel. D'étrangers on n'y comptait guère que les membres du corps diplomatique, composé alors des ministres d'Espagne, de Rome, de Prusse, de Danemarck, de Suède, de Bade et de Hesse-Cassel , et de ceux des républiques Cisalpine, Batave, Helvétique et Ligurienne, filles ou sœurs de la République française.

Il n'était pas facile au Premier Consul de se com poser une société privée, assortie à son désir et à sa position du moment, c'est-à-dire qui ne fût ni le salon d'un particulier ni la cour d'un prince. Il voulait faire oublier les temps d'abord atroces, puis dis-

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