‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 148 sur 317 · rbid · texte numérisé non relu

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8olu8, qui TavaieDt précédé, en introduisant parbmt la décence et la probité. Les hommes d'argent, ks faiseurs d'affaires avaient donné le ton sons le Diiectoire. Ils offrir ent leurs offices au Premier Consul, ««t prétendirent s'établir chez lui, eux et leurs ferann dont beaucoup étaient jolies et de la 'demiàre âéganee. a C'étaient en général, a dit plus tardNifih léon, des gens mal famés, qui eomposaÎBnt iroeTiritable puissance , dangereuse surtout pour FÉtat dont ils obstruaient et corrcHnpaient les ressorts par'kon intrigues, celles de leurs agents et de leur nombreuse clientèle. » Le troisième Consul, le sévén làbrun, son conseil et son mentor en ce qui Gonovuait le monde financier (c'est ainsi que Ta désigBé le Mh venir reconnaissant de TEmpereur), fut d'avis qa'BB ne devaient point être admis dans la société des Itileries. k Toutefois, ajoutait Napoléon, on n'était poist sans embarras pour la composer : on ne voulait pu de nobles pour ne pas effaroudier Topinion poblique, on ne voulait pas de faiseurs d'aCEEiires, afin de renouveler les mceurs nouvelles:; il ne restait pu grand'chose , aussi fut-ee d abord, pendant quoiqte temps, une espèce de lanterne manque fort mêlée et très-changeante. Cependant cette réunion eut biflottt sa couleur, son ton, son mérite ^ »

Dans Tintimité des Tuileries , quoiqu'a des dspfe différents, étaient placés tout natureUement les èr vers membres^ de la famille Bonaparte qui , au com-

1. Mémorial de SamU-Hélèu, t. Ir, p* 7% et lâO. .Noms 6im rédition pi bliée en deux volumes ou parties, par M. G. EiriMi*

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meDcement du Consulat, se trouvèrent réunis à Ps^ ris : Joseph, à qui la confiance et laffection toujours égales de son frère avaient réservé Texécution diplomatique de ses projetB, et qui, de son côté, signalait son bon esprit dans des négociations sages et dignes avec les délégués des Etats-Unis, d'Autriche, d'Angle* terre et de Rome; Lucien, nommé ministre de Tinté* raeur immédiatesoent après le 1 8 brumaire auquel il avait pris une habile et décisive part, envoyé ensuite ambassadeur en Espagne pour arracher ce pays à Tinfluence anglaise^ et d'où il revint, après avoir réussi, pour être successivement tribun, sénateur et membre de l'Institut; Louis, fait colonel du 5* régiment de dragons, retenu très-souvent par son service loin de Paris; Jéràme, :Sorti depuis quelque temps 4e Tinstilulion de Saint-Germain, en attendant qu'il eût été inoorporé dans la marine où le poussaient sa vocation et le désir du Premier Consul. Madame Bonaparte, la mère , était aussi venue rejoindre à Paris tous ses enfants , et souvent on la voyait dans le salon de famille des Tuileries avec ses filles et belles-filles, Bimes Baociochi et Leclerc, Joseph et Lucien Bonaparte, mais surtout Caroline, Tamie d'Hortense, mariée, dans les premiers mois de 1800, au général Murât. A la famille dû Premier Consul on peut syou* ter Bernadette , devenu beau-frère de Joseph Bona* parte par son mariage avec Mlle Désirée Clary, celle qui avait tant hésité à épouser Napoléon. Ses relations avec le Premier Consul étaient alors de la plus grande cordialité, et celui-ci, au retour

d'Egypte, avait servi de parrain à son fils aîné, souverain actuel de la Suède.

Le Premier Consul se montra encore plus difficile sur le choix des femmes admises aux Tuileries que sur celui des hommes. Ce furent d'abord ' celles de ses officiers, des généraux créés par lui et de quelques fonctionnaires privilégiés. Dans cette aoci^ plus intime , et qui se réunissait dans le salon particulier de Joséphine^ Bonaparte n'avait d*abord voulu former, suivant son expression, qu'une nombreuse famille composée de ses lieutenants préférés, de ses aides de camp, qu'il poussait à se marier, et de leurs femmes. « Elles seront, disait-il à Mme Junot,les amies de ma femme et d'Etortense, comme leurs maris sont les miens ^ » On ne voyait point parmi elles de véritables dames de compagnie pour prâuder aux dames du palais , venues plus tard. Tout le monde était sur le même pied : les femmes des ministres même et des plus hauts fonctionnaires ne se trouvaient nullement distinguées de celles des officiers attachés à la personne du Premier Consul*.

Pour se conformer au désir de celui-ci, on vit dans son entourage des mariages nombreux. En moins de deux ans, Lannes épousait Mlle de Guehéneuc; Junot, Mlle de Permon ; Davoust, Mlle Leclerc ; Duroc, Mlle Hervas, fille d'un riche banquier espagnol; Sa-

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