‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 190 sur 317 · M. Thibaudcau, p · texte numérisé non relu

M. Thibaudcau, p

2. Par SOS ordres on y plaça les bustes de Scipion, d'Annétli ^ César et de Charles XI! .

ses soins aux progrès féminins de la cour consulaire. Sa tiédeur pour les grandeurs , s'alliait, avons-nous dit, à la passion du luxe et au génie de Télégance^ et le rang de son mari ne sollicitait pas vainement son amour des belles choses. D'ailleurs, elle voulait et savait lui plaire (soin dominant pour elle), en se livrant, avec bonne grâce, à l'organisation délicate de cet entourage social, qui, modeste et rude au début, finit en quatre ans de progrès insensibles mais constants, par aboutir à la cour impériale.

Celui qui nous a déjà tant servi pour faire bien connaître l'histoire intime du Consulat, trace de cette seconde phase un tableau qu'il faudrait pouvoir reproduire en entier. Contentous«nous de quelques traits. « Lorsque Bonaparle fut Premier Consul à vie, sa cour, dit-il *, se trouva comme son pouvoir sur le même pied que celle d'un roi. On y procéda pas à pas mais sans relâche. Ce fut l'afTaire de deux ans. On compulsa tous les codes de l'étiquette; on consulta les vieux courtisans et les anciens valets. Comment cela était-il? comment cela se faisait-il autrefois? Telle était la question à Tordre du jour dans l'intérieur du palais, et l'on en revenait toujours aux t^ et coutumes du bon temps passé.... De tout temps, et partout, on vit dans les cours des contenances gauches et des caricatures. Dans le commencement, elles devaient être plus remarquables à la cour du Premier Consul, pour les personnes qui avaient les

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