‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 199 sur 317 · T. IV, p. 3U · texte numérisé non relu

T. IV, p. 3U

DE L'IMPËRATRIGE JOSÉPHINE. fi5

Les rêves de paisible bonheur domestique formés par Joséphine se trouvaient détruits par ce réveil impétueux du génie militaire de son époux, en attendant que sa tendresse fût de nouveau mise à de cruelles épreuves par le retour prochain des périls personnels qu'allait faire courir au Premier Consul la criminelle audace de ses ennemis. Mais (remarque qui n a pas été faite) toute cette prodigieuse surexcitation , ces immenses travaux de l'expédition d'Angleterre n'enlèvent rien à Bonaparte de son humeur charmante et de sa douce cordialité; et c'est du ton le plus tendre que, de la Malmaison , où il est venu chercher quelque repos, il écrit à sa femme , ramenée à Plombières par une espérance qui lui faisait toujours défaut (1 1 juin) : ff Nous sommes ici un peu tristes , quoique Taimable fille* fasse les honneurs de la maison à merveille. Je t'aime comme le premier jour, parce que tu es bonne et aimable par-dessus tout. Mille choses aimables et un baiser d'amour. Tout à toi. » — (23 juin) : « J'ai reçu ta lettre bonne petite Joséphine ; je vois avec peine que tu as souffert de la route, mais quelques jours de repos te feront du bien .... Je te prie de croire que rien n'est plus vrai que les sentiments que j'ai pour ma petite Joséphine. » — (27) : « Ta lettre, bonne petite femme , m'a appris que tu étais incommodée. Gorvisart* m'a dit que c'était bon signe, que les bains te feraient l'effet désiré.... Cependant, savoir que tu es souffrante, est une peine sensible pour mon cœur. Pour la vie. » —

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