‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 237 sur 317 · Becueit Di4<}l, 1. Il, p · texte numérisé non relu

Becueit Di4<}l, 1. Il, p

les plus grandes distances , voyant tout , dirigeant tout , et cela au milieu de la plus noauvaise saison. Mais tel était l'empire de la volonté sur le corps ; ou plutôt la nature , prodigue envers Napoléon ^ avait mis une organisation si robuste à la disposition de 8on ardent génie, que, loin de se sentir incommodé par cette existence si remplie et si agitée , il trouvait dans les travaux et la fatigue de ses campagnes une Banté plus pleine et plus ferme. Il était là dans son Téritable élément et dans le plein épanouissement de 866 facultés.

Parvenu à Munich, Napoléon y prit quelque repos au milieu des démonstrations de joie d'une population délivrée par ses armes. L'Électeur n'était point encore rentré dans sa capitale y mais il avait donné des ordres pour que l'Empereur y fût reçu comme il le méritait. Sorti du feu des opérations militaires , et ayant là plus de temps à lui. Napoléon écrit un peu plus longuement à sa femme :

a J'ai reçu par Lemarrois ta lettre (lui dit-il, le 27 octobre*). J'ai vu avec peine que tu t'étais trop inquiétée. L'on m'a donné des détails qui m'ont prouvé toute la tendresse que tu me portes ; mais il faut plus de force et de confiance. J'avais d'ailleurs prévenu que je serais six jours sans t'écrire.

f< J'attends demain l'Électeur. A midi, je pars pour confirmer mon mouvement sur l'Inn. Ma santé est assez bonne. Il ne faut pas penser à passer le Rhin

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