Lettre du 6 janvier 1805, t. I", p
• n'ootété de hoDoes écoles; les plaisir», tê|nAl 3968 bruyantes et la flatterie v corrompent noolent celles qui y sont très-jeuoes, nuis ctiiet qui y i riveraient déjà formées, si elles ne sont pranties par les principes les plus solides. Tâcheidnoc, si vous en avez le pouvoir, de faire laisser St^pbaaii avec moi jusqu'à son mariage; vous lui rendrez o> grand service ; vous m'en rendrez un à moi-m^Qie,
car c est encore une ( net souB les yeux de I pénétrant dira : C'exl n peut avoir le U raison '. Je f v sera charmante, si ie 1 posé bizarre iltê
propre, d'ém n,
tcsse d'esprit, de légère
1 qu'on nie fera manqsff eur qui, avec son regiH 1 C'est mauvais, mais K ercher à eo Ironver li ■er que dans un an. A îe encore : c'est un roor ur apprendre, d'wnom^ isse, d'amabilité, dejnid'orgueil, de piété. Voili
bien des choses à mettre à leur place; bieo nogécs ou mal rangées, elles produiront un effet bien diSïrent pour son bonheur ou son malheur, pour ma gloire ou pour le contraire '. »
Napoléon chez qui déjà était arrêté le système dt s'unir par des alliances matrimoniales avec lesÉtib secondaires de l'Europe, voulait avoir de jeunes pnncesses à ofirir en échange de celles qu'il ferait entra dans sa famille, et n'en trouTant pas de aubiki ' parmi les enfants de ses frères *, il s'était profoii
1, îioiii De Bavons ce que Mme Campan ■ous-enteod id.
a. Correspondanct , l, 1", p. 282.
3. Joseph el Lucien avaient, diacun, deux filles alora en bit ip-
d'adopter, pour filles , ces deux jeunes parentes de rimpératrice, du nom de Stéphanie, afin de leur donner un état qui en fît, en Europe, des partis enviables. Le prince régnant de Bade se montra très-satisfait lorsque celui qui avait déjà agrandi son territoire, et pouvait y ajouter encore, lui ofifrit pour son petit-fils, Mlle de Beauharnais, alors dans sa seizième année, adoptée par lui et devenue ainsi princesse Impériale. Elle méritait cette haute fortune par son charmant esprit et de solides qualités, d'abord un peu mêlées, mais facilement dégagées grâce à sa droite nature et au tact de son institutrice, et qui lui avaient mérité d*aussi bonne heure l'estime et l'afiTection de son père adoptif. Le prince Charles de Bade, venu à Paris, s'empressa de se rendre à Saint-Germain et trouva sa future fort de son goût : elle avait, en effet, la plus jolie taille, une physionomie heureuse, piquante, et de l'esprit dans ses yeux comme dans ses discours. Le mariage eut lieu le 8 avril, avec une pompe tout impériale \
Après deux mois passés à Paris, le prince Charles conduisit sa jeune épouse dans sa famille. Mais avant de partir, il voulut aller remercier Mme Campan des soins particuliers et couronnés de succès dont
1 . La décision suivante avait été rendue le 3 mars 1S05, au sujet de la princesse Stéphanie.
c Notre intention étant que la princesse Stéphanie- Napoléon^ notre fille, jouisse de toutes les prérogatives dues à son rang, dans tous les cercles, fêtes et à table, elle se placera à nos côtés; et dans les cas où nous ne nous y trouverions pas, elle sera placée à droite de Tlmpéralrice. Signé Napoléon. » CM. de Menneval, t. I", p. 220.'
elle avait entouré l'éducation de la princene. Crtt Mme Campan, elle-même, qui nous raconte cettf ^i-
! : R Le prince de Bade qui est veou à Saint-Germain, dit-elle à la princesse Louis devenue n-ine, e*l resté une demi-lieure avec moi. Il m'a dit, sur me principes d'institution et sur ma personne, des choses si obligeantes que je n'oserais les répéter; mats il m'i paru si charmé de sa jeune épouse, que je dois ea faire part à Votre Majt « Chaque jour, m'a Hit 1* ■ prince, je suis plus a it de la princesse, el j'ai
Il voulu vous le dire, m; ne : elle a de \Tais pnn- <i cipes de vertu, de la piété, de la modestie, ïiiSni. « ment d'esprit, et dans quatre ans ce sera une priD- <i cesse charmante sur tous les points. » J'ai relena. entre autres expressions, ciilles-ci : m Sod étoile psi M étonnante; mais elle esten tout faite pour son étoile, n et elle la justiflera, » Ënlin, il avait l' enchantement de l'amour : c'est un grand bonheur pour elle, el Votre Majesté doit sentir combien mon cœur en a joui '. »
La jeune grandenjuchesse fut accueillie avec une cordialité parfaite par l'aïeul de son époux. Il n'en fol pas de même de sa belle-mère, la margrave de Bad^ et du prince Louis, beau-frère de celle-ci. Ils eu&seot, sans doute, désiré une alliance avec l'une des anciennes maisons souveraines de TEurope, pour U prince Chartes, beau-frère par ses trois sœurs, dei rois de Bavière, de Suède, et de l'Empereur de Ruwe-