‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 255 sur 317 · Collection Didot, 1. 1", p · texte numérisé non relu

Collection Didot, 1. 1", p

ment conjugal qui précède : a Je vois avec satisfaction que mes sentiments te font plaisir. Tu as tort de penser qu'ils puissent être flattés; je t*ai parlé de toi comme je te vois...; sois contente, heureuse de mon amitié, de tout ce que tu m'inspires. ' m

Mais cet éloignement prolongé allait procurer à llmpératrice Joséphine, la première sérieuse attaque de jalousie qu'elle eût éprouvée. Elle y était assez encline par son caractère et l'âge qui s'annonçait. Ces dispositions naturelles furent bientôt accrues par les rapports qui lui venaient de T armée où, sans que TEmpereur s en doutât, elle savait exercer sa surveillance féminine, et surtout par les propos, à coup sûr indiscrets , peut-être méchants, de quelques dames de son entourage. Dans l'état d'agitation où elle se trouve, la distance et la saison ne lui paraissent pas des obstacles; elle demande avec instance à l'Empereur lautorisation de le joindre à Varsovie. Celui-ci a l'air dj consentir, mais afin de la guérir de cette maladie qui commence, il la persifle dans ces lignes d'une malice gracieuse et l^ère, bien imprévues sous cette plume qui vient d écrire le bulletin d'Iéna et qui va tracer celui d'Eylau : ' c# Je reçois ta lettre du 26 novembre, j y vois deux choses : tu me dis que je ne lis pas tes lettres; cela est mal pensé. Je te sais mauvais gré d*une si mauvaise opinion. Tu me dis que ce pourrait être par quelque rêve de la nuit, et tu ajoutes que tu n'es pas

1 0>/i«cliofi Didot, t. I*, p. 300 et 20k. LeUres des 16 et 32 novembre.

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