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est plus considérable encore, ne me console pas. EnGn, je t'écris ces deux lignes moi-même, quoique je sois bien fatigué, pour te dire que je suis bien portant et que je t'aime. Tout à toi. » Tenant compte des inquiétudes habituelles de Joséphine, il fait suivre cette lettre de quatre autres datées pareillement du champ de bataille d'Eylau. L'Empereur y fait un nouvel aveu de ses pertes ; il déclare que la bataille d'Eylau « a été très-sanglante et très-opiniâtre, » quelle lui a coûté bien des braves , mais que Tennemi « a horriblement souffert.... Ce pays est couvert de morts et de blessés, ajoute-t-il avec sensibilité. Ce n'est pas la belle partie de la guerre ; Ton souffre et l'âme est oppressée de voir tant de victimes ! » Il prie Hrapératrice de faire trêve à toute inquiétude : « Ne te désole pas, je te prie, tout cela finira bientôt, et le bonheur de te voir, me fera promptement oublier mes fatigues. Au reste, je n'ai jamais été si bien portant*. » Et il termine par ces lignes qu'il sait devoir être agréables au cœur si dévoué pour les siens, de Joséphine : « Le petit Tascher du 4* de ligne, s'est bien comporté; il a eu une rude épreuve. Je l'ai appelé près de moi ; je l'ai fait officier d'ordonnance; ainsi voilà ses peines finies. Ce jeune homme m'intéresse*. » Ce que Napoléon ne dit pas, ce sont les dangers qu'il avait personnellement courus pour assurer cette difficile victoire. Mais