Collection Didot, t. II, p
laud et remporte sur eux Tune de ses plus complète victoires dont il s'empresse, au milieu de la nuit, de donner les détails à Tlmpératrice dans cette belle et triomphante lettre qui en porta la première noaTeilr à Paris :
c Friedland, le 15 juin 1807 '.
« Mon amie, je ne t'écris qu'un mot, car je sitf bien fatigué; voilà bien des jours que je bivouaque: mes enfants ont dignement célébré Tanniversaire de la bataille de Marengo.
a La bataille de Friedland sera aussi célèbre et aussi glorieuse pour mon peuple. Toute l'armée rumt mise en déroute, 80 pièces de canon, 30 000 hommes pris ou tués, 25 généraux russes tués, blessés ot pris, la garde russe écrasée : c'est une digne sœv de Marengo, Austerlitz, léna. Le bulletin te din le reste. Ma perte n'est pas considérable; j'ai maiiœuTiv Tennemi avec succès. Sois sans inquiétude et e<>nlente. Adieu, mon amie; je monte à cheval.
« Napoléon.
« L'on peut donner celte nouvelle comme une ni>tice, si elle est arrivée avant le bulletin. On peut au5N tirer le canon. Cambacérès fera la notice. »
L'Empereur multiplia, à cette occasion, les atteotions et les prévenances pour rimpératrice Joséphiiit. Le jour même de la victoire, il avait chargé le pn^^ Borghèse, son beau-frère, d'aller la lui annoncer. I lendemain il lui expédia cette lettre par son* cour''