Ibid., p
S. Son secood fils, igé de deux bds.
avait formé le projet de rejoindre sa femme aux eaux de Cauterets. Le malheur les avait rapprochés. En annonçant cette détermination à sa fiUe^ Joséphine, dont tous les efforts tendaient à Tunion^ se montre heureuse des sentiments que le roi Louis, encore en Hollande^ lui manifeste pour sa femme : « Toutes les lettres que j'ai reçues de lui depuis ton départ, mande-t-elle à celle-ci, sont remplies de son attachement pour toi. Ton cœur est trop sensible pour n'en pas être touché.... Tu n'es pas seule au monde. Il te reste un mari, un enfant intéressant, et une mère dont tu connais la tendresse : tu te dois à tout ce qui t'aime encore. Pense à nous, ma chère fille ; que ce souvenir en calme un autre légitime et douloureux '• » Ces pré- Yisions et ces vœux se réalisèrent. L'effet du voyage, les soins de ses compagnes, Mme de Broc, sa dame d'honneur, et Mlle Cochelet, sa lectrice^ les attentions de son époux, finirent par rendre à la reine Hortense le calme et la résignation nécessaires à sa santé.
En même temps que de meilleures nouvelles lui venaient de ce côté, l'Impératrice Joséphine en recevait de la Pologne de bien heureuses pour son cœur. Maître de Dantzick, l'Empereur ovulut en finir avec les Russes, dans quelque rencontre éclatante et décisive qui les forçât à la paix, et lui permît de revenir au sein de son Empire où il manquait depuis huit mois. Le 5 juin, les ennemis eux-mêmes recommencent la campagne. Le 1 4, Napoléon les joint à Fried-