‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 286 sur 317 · Ibid,, p. 340. — M. de Bausset, 1. 1*% p. 359 et · texte numérisé non relu

Ibid,, p. 340. — M. de Bausset, 1. 1*% p. 359 et

DE L'IMPËRATBIGE JOSÉPHINE. 455

uailre à l'Impératrice Joséphine , d'une manière définitive, sa détermination. Mais le prince Eugène ne pouvait être à Paris que dans les premiers jours du mois suivant, et les choses en étaient arrivées à ce point entre les deux époux, que l'Empereur, qui ne voulait pas encore parler, ne pouvait plus se taire, par humanité pour l'infortunée qui ne voyant pas se réaliser le malheur qu'elle redoutait depuis un mois, finissait par ne plus y croire et se reprenait à espérer. Napoléon chercha autour de lui quelqu'un qui pût et voulût éclairer l'Impératrice sur sa véritable situation. Il s'adressa à un homme aussi dévoué à sa personne qu'affectionné pour Joséphine, M. de La Valette, et il lui proposa de se charger de cette délicate mission. C'est à celui-ci que nous devons la connaissance de ce fait, qui n'a pas été relevé dans les différents récils du divorce, et qui indique l'invincible répugnance qu'avait Napoléon à entrer avec sa femme dans une explication directe à ce sujet.

Nous nous bornons à copier : a Peu de jours avant, raconte M. La Valette*, l'Empereur m'avait fait appeler. Il désirait qu'un ami de l'Impératrice pût rendre moins amer le breuvage qui allait lui être présenté : sa pensée se fixa sur moi. — « La nation a tant fait pour (( moi, me dit-il, que je lui dois le sacrifice de ma « plus chère affection. Eugène n'est pas assez jeune « pour que je puisse le maintenir comme mon succe cesseur : je ne suis pas assez vieux pour ne pas

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