J/oniVeuf du 2^ juin
service spécial du palais des Tuileries et empêcher toute nouvelle tentative de fuite. Ce décret ayant provoqué des applaudiisements dans les tribunes publiques, dont la curiosité, puissamment excitée, bravait aussi la fatigue et la veille^ le président sut les réprimer avec fermeté.
Vers sept heures et demie une grande agitation se manifesta dans TAssemblée et le public des tribunes; le bruit se répandit que le Roi entrait dans le jardin des Tuileries , entouré d'une foule dont Tanimation pouvait tout faire craindre. L'autorité du président de l'Assemblée nationale était invoquée : « On vient de me remettre, dit-il, la clef de la voiture du Roi, et on m'annonce qu'un peuple nombreux entoure les voitures et veut les ouvrira f) Sur sa demande, l'Assemblée désigne vingt membres pour aller rétablir Tordre , faire descendre le Roi et les siens de voiture et les introduire aux Tuileries, ce qui eut lieu sans accident. Le reste de ce jour fut employé à entendre le rapport des commissaires qui avaient ramené la famille royale. La nuit fut encore passée en séance; mais le lendemain, dimanche, voyant la tranquillité entièrement rétablie, l'Assemblée rapporta le décret qui l'avait constituée en permanence, et renvoya au lundi 27, pour délibérer sur les mesures que le retour du Roi pouvait faire juger nécessaires.
On a dit, et nous le croyons, parce que ceci rentre dans la générosité de son caractère et répond à ses