ËtatB de service de M. de La Pagerie
2. ËtaU de service du chevalier de Tatcher. (Archives du ministère de la marine.)
i 6 HISTOIRE
Le marquis de Beauharnais fut avisé qu'une expédition formidable se préparait contre lui, et qu'il devait s'attendre , d'un moment à Tautre , à être attaqué. Les secours , si souvent réclamés et si souvent promis par la France, n'avaient point paru. Le gouverneur général dut réunir toutes ses forces. Il rappela de Tîle voisine le jeune La Pagerie, et le chargea, conjointement avec quelques autres ofQciers d'artillerie, de compléter les trop insuffisantes défenses d'un pays manquant de tout et livré à lui-même ^
Les travaux les plus nécessaires n'étaient pas terminés quand la flotte ennemie parut, le 14 janvier 1 759. Cette flotte à laquelle les Anglais avaient consacré toutes les ressources qu'offraient leurs Antilles, aussi bien pourvues que les nôtres l'étaient peu , se composait de onze vaisseaux, de dix frégates, de quatre galiotes à bombes, et d'un grand nombre de bâtiments de transport ayant à bord huit mille hommes de débarquement. Avec de pareils moyens Tamiral Moore, qui s'était vanté de prendre cette Martinique tant désirée, arrivait plein d'espoir *. Son illusion ne fut pas de longue durée. Pendant trois jours la colonie se vit en butte aux attaques des Anglais, qui cherchaient un point faible pour s'y établir. Mais à peine l'ennemi avait-il été signalé, que de tous les côtés de l'île, les miliciens, les colons volontaires et les troupes , d'après le plan arrêté par le