‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 106 sur 232 · Mémorial, t. I", p · texte numérisé non relu

Mémorial, t. I", p

DE L’IMI'ËKATRICE JOSEPHINE. 25ü

lui laisse l’initiative, bien constante et généreuse, d’avoir réuni chez elle, dans son appartement, les parents des condamnés, et notamment les sœurs de M. de Rivière et les parentes de MM. de Polignac1, pour les conduire à travers les galeries de Saint- Cloud, et les placer sur les pas de son époux, que devait fléchir à moitié, avant la première parole, la seule vue de pareilles douleurs.

Mme Louis Bonaparte s’était plus spécialement chargée de la fille du général Lajolais. Ce général avait fait plusieurs démarches pour nouer les relations entre Georges, Pichegru et Moreau. Il était l’un des plus compromis. L’Empereur ne put résister aux instances de sa belle-sœur et aux larmes de la jeune fille du condamné. La vie du général Lajolais fut sauvée. « Je fis grâce à beaucoup, continue Napoléon’ : tous ceux dont les femmes ou de vives intercessions purent pénétrer jusqu’à moi obtinrent la vie. Les Polignac, M. de Rivière et d’autres auraient infailliblement péri sans des circonstances heureuses. Il en fut de même de gens moins connus, d’un nommé Borel, d’Ingaud de Saint-Maur, de Rochelle, etc., qui eurent le même bonheur. » Plus de la moitié des condamnés furent graciés; il y eut donc des grâces pour tous les membres de la famille de l’Empereur, qui étaient venus solliciter sa clémence*.

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