H1ST01HE
Premier Consul la vie de plusieurs condamnés, parmi lesquels je me rappelle MM. de Rivière et de Polignac. Le premier a saisi, depuis, la première occasion qui s’est présentée de m’en témoigner sa reconnaissance. »
Une autre plume de famille a réuni sur ce sujet quelques souvenirs qui apportent cette même modification à la version fournie par Mme de Rémusat : « Le jugement à mortqui condamna les autres ( ajoute M. de Lavalette après avoir mentionné la condamnation à l’emprisonnement de quelques conjurés*) excita un sentiment de pitié générale, plus vivement senti par toute la famille du PremierConsul et par tous ceux qui lui étaient dévoués. C’était déjà beaucoup trop de sang versé, et ce fut à qui se chargerait d’obtenir du souverain la grâce d’une des victimes. Mme Bonaparte se chargea de M. de Rivière et des Polignac. J’accompagnai Mme Louis Bonaparte à Saint-Cloud, ayant à côté d’elle la fille de Lajolais. La mère du Premier Consul et Mme Joseph, l’épouse du général Murat et ses deux sœurs, se chargèrent de solliciter la grâce des autres. » D'après ces deux témoignages, il faudrait attribuer à Joséphine la grâce de M. de Rivière comme celle de M. de Polignac. Cependant l’Empereur, racontant les faits à ses compagnons de Sainte-Hélène, dit bien que le premier « dut principalement la vie aux instances de Murat*. » Ceci n’exclut point l’intervention de l’Impératrice, et