‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 122 sur 232 · Moniteur du 2 février · texte numérisé non relu

Moniteur du 2 février

gnera ce jeune prince dans toute sa carrière, et, secondé par la Providence, il sera un jour digne de la postérité.

« Au palais des Tuileries, le 12 pluviôse, an xiii. » (1" février 1805. ) »

De Tarare même, le prince Eugène, c’est désormais son nom historique et populaire , adresse à l’Empereur cette réponse où, dans un langage modèle de modestie et de dévouement, il renouvelle un serment auquel (nous le verrons, mais d’autres l’ont prouvé déjà) il est resté constamment fidèle :

« Sire ,

« Je reçois à l'instant la lettre dont Votre Majesté a bien voulu m’honorer. J’étais déjà comblé de ses bienfaits ; je ne croyais pas qu’il fût possible d’y rien ajouter. Il lui a plu cependant de me donner une nouvelle marque de ses bontés en m’élevant à la dignité d’archichancelier d’État et de prince. Cette dignité , ce titre ne pourront augmenter le dévouement et l’attachement sans bornes que j’ai voués à Votre Majesté. Ces sentiments ne finiront, Sire, qu’avec mon existence, qui ne serait plus d’aucun prix à mes yeux du moment où elle cesserait de vous être utile. Veuillez recevoir avec bonté, Sire, les expressions bien senties du cœur de celui qui a l’honneur d’être , etc.' »

Le 5 avril l’Empereur, l’Impératrice et leur cour,

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