Ibid. , p
sant de son mieux l’armée italienne , pour maintenir les provinces qu’abandonnerait Masséna , qui avait ordre de marcher en Allemagne. « Je parcours les cartes , écrivait-il à l’Empereur , et je m’efforce de suivre sur le papier les grands et étonnants mouvements de Varmée de Votre Majesté; mais je conserve toujours le regret d’en être éloigné. » Sa mère, qui savait combien il désirait combattre auprès de Napoléon, s’était empressée de lui transmettre une assurance que celui-ci lui avait donnée à cet égard. Le prince Eugène en remercie l’Empereur avec effusion : « Je suis au comble de la joie; Votre Majesté a eu la bonté de promettre à l’Impératrice de me faire servir plus activement son auguste personne; le jour que j’en recevrai l’ordre, il ne me restera plus rien à désirer*. »
Ainsi placée plus près du théâtre des événements, l’Impératrice Joséphine avait soin de faire parvenir, non-seulement à son fils , mais à sa fille et aussi au prince Joseph, qui l’en avait priée, les nouvelles directes qu'elle recevait de l’Empereur, qui, en outre des billets écrits de sa main , avait soin de lui faire adresser, par les officiers qui l’entouraient, de plus amples renseignements sur ses opérations. Voici une de ces lettres que Joséphine écrivait à sa fille , à la date du 22 octobre : « J’avais promis , ma chère Hortense , au prince Joseph , qui m’a écrit une lettre très-aimable , de lui envoyer un courrier aux premières nouvelles que je recevrais. J’ai été hier à