‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 125 sur 232 · Collection Didot, t. I", p · texte numérisé non relu

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pièces de canon , plus de quatre-vingt-dix drapeaux et plus de trente généraux. Je vais me porter sur les Russes ; ils sont perdus. Je suis content de mon armée. Je n’ai perdu que quinze cents hommes, dont les deux tiers faiblement blessés. Adieu, ma Joséphine ; mille choses aimables partout. Le prince Charles vient couvrir Vienne. Je pense que Masséna doit être à celte heure à Vienne. Dès l’instant que je serai tranquille pour l'Italie , je ferai battre Eugène. Mille choses aimables à Hortense1. » Le surlendemain d’Ulm même il revient sur cet incroyable succès et reproduit, avec une joie bien permise, ce glorieux bilan de vingt jours de campagne : « Je me porte assez bien , ma bonne amie ; je pars à l’instant pour Augsbourg. J'ai fait mettre bas les armes ici à trente-trois mille hommes. J’ai de soixante à soixante-dix mille prisonniers, plus de quatre-vingtdix drapeaux et de deux cents pièces de canon. Jamais catastrophe pareille dans les annales militaires ! Porte-toi bien. Je suis un peu harassé. Le temps est beau depuis trois jours. La première colonne de prisonniers file aujourd'hui sur la France. Chaque colonne est de six mille hommes*. »

Loin de cette grande lutte , le jeune vice-roi d’Italie , qui en recevait les détails de son beaupère et de sa mère, ne cessait de solliciter l’honneur et la gloire d’y prendre part , et il cherchait à mériter ce qu’il appelait une récompense, en organi-

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