‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 145 sur 232 · Lettre du 27 février 1806. Mémoires, t. Il, p · texte numérisé non relu

Lettre du 27 février 1806. Mémoires, t. Il, p

d’Eugène, il lui témoignait sa pleine satisfaction par sa nomination au grade le plus élevé de l’ordré du royaume d’Italie, suivie de près par cette lettre de sa main, faite pour guérir de plus réelles blessures 1 : « Mon fils, je suis bien aise que la grande décoration de l’ordre de la Couronne de fer, que je vous ai envoyée, vous ait fait plaisir. Je suis heureux des circonstances que je puis trouver de vous témoigner mon amitié; rien ne saurait ajouter aux sentiments que je vous porte ; mon cœur ne connaît rien qui lui soit plus cher que vous ; ces sentiments sont inaltérables. Toutes les fois que je vous vois déployer du talent, ou que j’apprends du bien de vous, mon cœur en éprouve une satisfaction bien douce. » Le contentement que le prince Eugène recevait de l’expression de pareils sentiments, rejaillissait vers sa mère chez laquelle, maintenant, la reconnaissance pour Napoléon égalait son dévouement et sa tendresse. Sauf l’ennui de l’absence de ses enfants , elle jouissait d’un bonheur qui paraissait au-dessus des atteintes. Comme après la paix d’Amiens, elle s’arrangeait, mais dans une sphère plus haute, et à l’ombre d’une gloire augmentée, cette vie d’intimité conjugale toujours simple malgré son faste extérieur qui était son rêve, lorsque la guerre, après un an à peine d’une paix sans franchise, vint de nouveau appeler l’Empereur au delà du Rhin.

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