Collection Didot, t. I", p
empressement mal secondé par le fleuve. On dit qu’au moment où les deux empereurs se sont embrassés, des acclamations universelles sont parties des deux rives. Ce qui augmente encore pour moi l’intérêt de ces heureuses nouvelles, c’est l’espérance de revoir bientôt l’Empereur. Pourquoi, ma chère Hortense, ce bonheur est-il troublé par des souvenirs si douloureux, qui ne s’effaceront jamais?... J’espère que les eaux te feront du bien ainsi qu'au roi : rappelle-moi à son souvenir, et crois, ma chère tille, à toute la , tendresse de ta mère*. »
On connaît, par l’histoire, les autres détails de ces conférences de Tilsitt, qui amenèrent la glorieuse paix de ce nom, entre Napoléon, si grand à la tête de son armée superbe et victorieuse et entouré d’ennemis auxquels il dictait la loi ; Alexandre, jeune, enthousiaste, déférent, du moins en apparence; le roi de Prusse, complètement vaincu et trop humilié, et son imprudente épouse, maintenant soumise et réduite aux coquetteries pour obtenir de la générosité du vainqueur des conditions meilleures. Tilsitt, c’est l’apogée de la gloire et de la puissance de Napoléon, et, par conséquent, de la grandeur de la France, représentée là par sa triomphante élite , digne d’un tel chef. Nous ne devons ni ne voulons sortir de notre cadre, mais, quoique ce chapitre abonde en citations épistolaires , nous demandons à terminer cet exposé de la campagne de 1807, écrit au point de vue de l’histoire in-