DANS SA SOIXANTE ET ONZIÈME ANNÉE
« L’intention de l'Empereur est aussi que les biens de feu Mme de La Pagerie continuent è être administrés , ainsi que vous
Après avoir tenu trois mois sa cour à Fontainebleau, Napoléon en partit à la fin de novembre pour aller visiter son royaume d'Italie. Il refusa, en plein hiver, d’emmener avec lui l’Impératrice qui, pour ce voyage plus encore que pour tout autre, demandait à le suivre. L’Empereur sentait qu’il devait quelques satisfactions à Joséphine. Comme à son habitude , il les lui donna dans la personne de. son fils, et, le 20 décembre, il promulgua à Milan le statut constitutionnel par le* quel, à défaut d’enfants mâles et légitimes dans sa descendance directe, il adoptait le prince Eugène pour son successeur à la couronne d’Italie '. Cet acte avait déjà près de deux ans de date. Napoléon l’avait rédigé à Paris le 16 février 1806, un mois après le mariage d’Eugène, afin de réaliser, dès ce moment, la promesse faite par lui au roi de Bavière et à la princesse Auguste. Mais par des considérations politiques que nous n’avons point le temps d’approfondir, il ne voulut pas d’abord rendre publiques l’adoption du vice-Roi et sa désignation comme héritier du trône d’Italie. Sans doute il s’était réservé d’en faire lui-même la publication officielle dans le sein de l’Assemblée italienne, afin de donner à cette importante résolution plus de solennité.
A ce sujet, M. de Menneval, qui accompagnait Na-
l’avez arrêté d’abord , par le plus proche parent de S. M. l’Impératrice, jusqu'à ce qu’elle ail fait connaître ses intentions, et que le gérant, ainsi que ceux qui ont bien servi, soient récompensés, c Recevez, etc. »
(Archives du Ministère de la marine.)