‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 173 sur 232 · Voici le texte des actes publiés à Milan le 20 décembre · texte numérisé non relu

Voici le texte des actes publiés à Milan le 20 décembre

t Napoléon, etc.,

t Vu le premier statut constitutionnel de notre royaume d’Italie , du 17 mars 1805,

* Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

t Art. 1". Nous adoptons pour fils le prince Eugène Napoléon, archichancelier d'Ètat de notre Empire de France, et vice-Roi de notre royaume d’Italie.

« Art. 2. La couronne d’Italie sera, après nous et à défaut de nos enfants et descendants mâles légitimes et naturels, héréditaire dans la personne du prince Eugène et de ses descendants directs, légitimes et naturels , de mâle en mâle , par ordre de primogéniture , à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.

« Art. 3. A défaut de nos fils et descendants mâles, légitimes et

et alors commença aux Tuileries , et dans tout le monde officiel, une série de réceptions , de bals et de fêtes qui imprimèrent, pendant cet hiver, l’impulsion la plus vive au commerce de luxe de la capitale. On était fier de la grandeur de la France, on croyait à la durée de la paix. Toutes les classes de la population, sauf un coin qui se réservait obstinément dans le fond du faubourg Saint-Germain, prirent part à cet entraînement.

naturels, et de fils et descendants mâles , légitimes et naturels, du prince Eugène, la couronne d’Italie sera dévolue au fils ou au parent le plus proche de celui des princes de notre sang qui régnera alors en France.

« Art. 4. Le prince Eugène, notre fils, jouira de tous les honneurs attachés à notre adoption.

< Art. 5. Le droit que lui donne notre adoption, à la couronne d’Italie, ne pourra jamais, en aucun cas et dans aucune circonstance, autoriser ni lui ni ses descendants à élever aucune prétention à la couronne de France, dont la succession est irrévocablement réglée par les Constitutions de l'Empire.

« Donné en notre palais des Tuileries, le 16 février 1806.

i Signé NAPOLÉON. »

« Napoléon, etc.,

« Voulant donner une preuve particulière de notre satisfaction à notre bonne ville de Venise ,

c Nous avons conféré et conférons par ces présentes lettres patentes. à notre bien aimé fils le prince Eugène Napoléon , notre héritier présomptif à la couronne d’Italie, le titre de Prince de Venise.

« Donné en notre palais royal de Milan , le 20 décembre 1807. »

— < Voulant donner une preuve particulière de notre satisfaction à notre bonne ville de Bologne,

« Nous avons conféré et conférons le titre de Princesse de Pologne à notre bien-aimée petite-fille, la princesse Joséphine. »

(Moniteur du 26 décembre 1807.)

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