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léon, au milieu de l’affluence empressée de sa cour, l’Empereur avait distingué une ou deux femmes, et il s’était peu gêné pour montrer ses goûts, malgré les accès de jalousie de l’Impératrice Joséphine, qu’il ne ménageait plus, qu’il désespérait même par sa manière d’être, comme s’il eût voulu la préparer à renoncer à lui, ou puiser lui-même dans des désagréments intérieurs, le courage de rompre qu’il n’avait pas'. » Aussi la fierté de la reine Hortense était-elle révoltée de la situation humiliée faite à sa mère, devant la cour, la famille de l’Empereur et les invités de Fontainebleau , par cette froideur presque dure qu’affectait Napoléon, et plutôt que de la voir plus long-temps souffrir ainsi, elle appelait de ses vœux, non plus seulement une explication, mais la séparation qu’elle pressentait, et qui devait ruiner l’avenir de ses enfants et celui de son frère.
Le 14 novembre, toute la cour revint à Paris. Probablement pour éviter le tête-à-tête avec Joséphine, l’Empereur fit la route à cheval. Il fut reçu, à son arrivée, comme après Austerlitz, comme après Tilsilt, et les réjouissances pour cette troisième paix , que l’on aimait à croire définitive, commencèrent en présence d’une affluence de souverains comme Paris n’en avait jamais vu. Indépendamment des rois et reines de Hollande, de Weslphalie et de Naples, le roi de Saxe, le roi de Wurtemberg, le roi et la reine de Bavière, arrivèrent pour féliciter en personne Napoléon de ses