T. XI, p
que dans ce même acte le sort de Joséphine serait assuré magnifiquement.... Il entendait la conserver auprès de lui comme la meilleure et la plus tendre amie. » Quant au lien religieux résultant de la bénédiction nuptiale reçue la veille du Couronnement dans la chapelle des Tuileries, l’Empereur chargea l’archichancelier d’aviser avec quelques prélats aux moyens de le dissoudre sans avoir besoin de s’adresser au Souverain Pontife , « duquel on ne pouvait rien attendre dans l’état des relations de l’Empire avec l’Église romaine1. » On peut ajouter, eu égard à l’affection particulière de Pie VII pour Joséphine, que le Pape eût énergiquement résisté à ce détrôuement d'une femme sacrée par ses mains.
Napoléon s’ouvrit ensuite à son ministre des affaires étrangères, M. de Champagny, duc de Cadore, sur la question du choix de l’épouse qui remplacerait l'Impératrice Joséphine. L’empereur de Uussie , à Erfurth, lui avait offert sa sœur, la princesse Anne^ les ministres d’Autriche, dans les dernières négociations, lui avaient assez donné à entendre qu’une de leurs archiduchesses était à sa disposition. 11 se décida d’abord pour l’alliance russe, et fit expédier l’ordre par M. de Champagny à son ambassadeur, M.de Caulaincourt, de demander formellement à Alexandre s’il pouvait compter sur la princesse, sa sœur’.
La fin de novembre approchait. Napoléon n’attendait plus que l’arrivée du vice-roi pour faire con-