‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 197 sur 232 · Ibid., p. 116 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 116 et

s’en plaignit : « Je désire fort aller à la Malmaison, lui répond l’Empereur, mais il faut que tu sois forte et tranquille : le page de ce matin dit qu’il t’a vue pleurer. Je vais dîner tout seul. Adieu , mon amie; ne doute jamais de mes sentiments pour toi ; tu serais injuste et mauvaise*. »

L’Empereur retourna à la Malmaison. Il y trouva, pendant une heure , tout le charme de leur ancienne existence, et le lendemain il écrivit à Joséphine cette lettre pleine de gracieusetés : « Dimanche , huit heures du soir. — J’ai été bien content de t’avoir vue hier ; je sens combien ta société a de charmes pour moi. J’ai travaillé aujourd’hui avec Estève’. J’ai accordé cent mille francs, pour 1810, pour l’extraordinaire de Malmaison : tu peux donc faire planter tant que tu voudras; tu distribueras cette somme comme tu l’entendras. J’ai chargé Estève de remettre deux cent mille francs aussitôt que le contrat de la maison Julien sera fait*. J’ai ordonné que l’on payerait ta parure de rubis, laquelle sera évaluée par l’intendance, car je ne veux pas de voleries de bijoutiers : ainsi , voilà quatre cent mille francs que cela me coûte. J’ai ordonné que l’on tînt le million que la liste civile te doit pour 1810, à la disposition de ton homme d’affaires, pour payer tes dettes. Tu dois trouver dans l’armoire de Malmaison cinq à

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