‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 41 sur 232 · Correspondance, t. I", p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. I", p

nuisent à l’acquittement de ces devoirs si essentiels1. »

Quant à l'estime pour les arts et pour les lettres, à la modestie dans la grandeur, à l’ardeur de servir et d'obliger, à cette nécessité d’une politesse constante, d’une bienveillance ouverte à tous, Mme Bonaparte n’avait rien à prendre dans des théories sur l’exercice de la puissance féminine, qui ont évidemment la prétention d’arriver jusqu’à elle. Par sa conduite plus encore que par ses discours , elle enseignait , de son côté , à sa fille les devoirs les plus délicats de leur position. A cette double école Mlle de Beauhamais acquit les qualités solides et bienveillantes qui l’ont distinguée, et comme sa mère (on peut le dire aussi de son frère ) , jamais les grandeurs n’eurent le pouvoir de l’éblouir : tous les trois ils portèrent avec la même égalité la prospérité et l’infortune.

Dès les premiers temps de Saint-Germain la jeune Hortense annonçait déjà cette modération dans l’éclat qui fit le charme de son caractère aux jours prospères et la sérénité de son âme à l’heure des revers. « J’aime à me rappeler (lui écrivait , après la chute de l’Empire, son ancienne institutrice restée toujours son amie et sa correspondante assidue*) vos sages alarmes sur cet élan que prit votre fortune.... Vous souvenez-vous de cet air si abattu avec lequel vous disiez à la pauvre Adèle’ et à moi : « Mon beau-pèrs

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