‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 60 sur 232 · Mémoires de Bournenne, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Bournenne, t. III, p

robait aux affaires, il les donnait à des excursions dans les environs, à la surveillance des embellissements de sa demeure, au commerce d’une société encore plus choisie et plus libre qu’aux Tuileries, à cette intimité déjà moins passionnée, mais affectueuse toujours avec sa femme; il aimait, surtout après le dîner, à faire avec elle , tête à tête , de longues promenades dans le parc , où Joséphine s’étudiait à lui découvrir chaque jour une nouvelle surprise.

Dans ce lieu de prédilection, le Premier Consul avait rassemblé quelques souvenirs de sa jeunesse. Il y fit venir, pour occuper l’emploi de bibliothécaire, le père Dupuis , ancien principal du collège de Brienne, homme simple, mais instruit, qui avait voué à son illustre élève un véritable culte, et avec lequel celui-ci aimait à s’entretenir de son jeune temps. Bonaparte recueillit aussi un brave homme nommé Hauté, ainsi que sa femme, qui avaient été concierges à Brienne , et il leur donna la même position à la Malmaison1.

Mais la politique, cette maîtresse passion de Bonaparte, de jour en jour plus dominante et plus vive, ne lui donnait que de courtes trêves. Le gouvernement tout entier ne tardait pas à venir le trouver à la Malmaison. C’était sur la roule de Rueil un va-et-vient perpétuel de ministres, de sénateurs, de députés, de fonctionnaires de tout ordre, de généraux, de conseillers d’État et d’envoyés diplomatiques. Bonaparte

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