‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 59 sur 232 · Voici le litre complet de celle précieuse publication · texte numérisé non relu

Voici le litre complet de celle précieuse publication

T. I". Jardin de la A/almaison, par E. P. Vcnlcnat. de l’Institut national, l'un des conservateurs de la bibliothèque du Panthéon. Paris, 1803, de l’imprimerie de Crapelet. — T. II. Mémo titre (1804),

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La collection du Jardin de la Malmaison comprend, pour les trois volumes, cent quatre-vingt-quatre numéros ou espèces différentes , la plupart entièrement nouvelles et ayant fleuri pour la première fois dans les serres de Joséphine. Chaque notice est accompagnée d’une magnifique planche en grandeur naturelle, gravée par l’un des premiers artistes du temps, sur les dessins de Redouté, dont cette œuvre est, à coup sur, l’une des plus parfaites. C’est, sans doute, pour être bref, que l’auteur du texte, dans son épître dédicatoire , n’a mentionné que les plantes originaires de l’Arabie et de l’Égypte, car à chaque instant reviennent dans ses notices, comme lieux de provenance, les noms des États-Unis, des Antilles, de la Martinique surtout, du Mexique, de Madère, du cap de Bonne-Éspérance, de l’Ile-de-France, des Indes-Orientales, de la Nouvelle-Calédonie, de la Nouvelle -Hollande, de la Chine, etc. Parmi les fleurs introduites et propagées par les cultures de la Malmaison , l’ouvrage que nous analysons cite de nombreuses bruyères, l’hibiscus, le phlox, de belles variétés de myrtes, de géranium, de mimosa, de cactus et de rhododendrum. Les historiens de Rueil ajoutent que c’est à Joséphine que nous devons aussi le catalpa et le camélia '.

imprimé par Herhan. — T. III. Description des plantes rares, cultivées a Malmaison etd Navarre, par Aimé Donpland. Imp. Didol, 1813.

1. Duei I, le Château de Richelieu et la iUalmaison, par MM Jacquin et Duesberg, p. 297.

On lit dans le même ouvrage : « C’est ici le lieu de rectifier une erreur assez répandue parmi les amateurs d'horticulture. Plusieurs

Le nom de Joséphine, et c’était justice, a été donné à l’une des fleurs de la Malmaison. Déjà, dans la flore du Pérou et du Chili , MM. Pavon et Ruiz avaient dédié un genre à Mme Bonaparte, sous le nom de Lapageria. M. Ventenat ne voulut pas être en reste.» L’honneur, dit-il dans son second volume1, de dédier un genre à l’auguste Impératrice des Français, devait être ambitionné par l’auteur du Jardin de la Malmaison : puisse ce faible hommage rappeler à la postérité la protection éclairée que S. M. accorde à la science et l’éclat dont elle l’embellit ! » En conséquence, il choisit une charmante fleur de la famille des Bignones, qui venait de fleurir pour la première fois de graines apportées de la Nouvelle-Hollande , et il l’appela Josephinia-lmperatricis. Mais Joséphine voulut aussi que l’une des plantes de sa collection portât le nom de son époux, et elle désigna au botaniste une espèce curieuse originaire également de la Nouvelle- Hollande , dont les feuilles répandaient l’odeur de la sauge et dont les fleurs roses retombaient en gracieux panache, comme la tige du maïs. « S. M. l’Impéra-

p ré tendent que les pieiniers hortensias qui parurent en France, furent cultivés à la Malmaison, et que le nom de hortensia fut donné à cette jolie plante en l’honneur de la reine ltortense. Il n’en est rien. L’hortensia , originaire du Japon , fut d’abord cultivé par les Hollandais et les Anglais, qui l'avaient placé parmi les hydrangées, et l’avaient nommé hydrangée des jardins, à raison de sa beauté, hydrantj.xa hortensis. Commerson en a fait le genre Lepautia , dédié à son ami I. épaule , et a changé hortensis en hortensia, Hortense, nom de la femme de ce célèbre horloger. » (JtueiJ , etc., p. 127.)

tricc, ajoute AI. Yentenat1, s’étaut aperçue que cette plante constituait un genre nouveau , voulut bien m’indiquer elle-même le nom que je devais lui donner. MM. Pavon et ltuiz ayant déjà consacré celui de Bonapartea dans la Dore du Pérou, et M. Palissot- Beauvais celui de Napoleona dans la Dore d’Oware et de Bénin , j'ai eu recours à la langue grecque pour obéir au désir de S. M. l’Impératrice. >i Cette espèce reçut donc le nom de Calomeria, composé des deux mots cfl/os, bon, et méris, partie.

Nous venons de faire connaître , trop longuement sans doute, ce qu’était devenue la Malmaison en peu d’années. «On conçoit, remarque M. Lenoir', que ce séjour enchanté devait plaire à une femme aussi gracieuse et aussi instruite que l’était Joséphine. » Aussi y résidait-elle le plus longtemps possible. Quant au Premier Consul, nous avons déjà dit son empressement à venir demander aux ombrages de la Malmaison quelque distraction et quelque repos. C’était sa première campagne; il l’aima de toute la ferveur d’un goût nouveau. Dans la belle saison de 1801, il s’y établit entièrement avec sa femme et sa belle-fille. « Nulle part, dit son secrétaire d’alors, je n’ai vu Bonaparte plus satisfait que dans les jardins de la Alalmaison, dans les premiers jours du Consulat*. » Là il était complètement chez lui, et il y paraissait constamment de bonne humeur. Les heures qu’il dé-

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