Mme d’Àbrantès, l. III, p
Joséphine, de beaux arbres exotiques mêlés aux ombrages indigènes , tout fait de cet endroit le lieu le plus propice à la construction d'un ermitage. Aussi dans des temps plus religieux la prière et l’étude s’en étaient emparés. Joséphine aimait beaucoup ce lieu , qui souvent était le but de sa promenade.... Sur les bords de l’étang, on arrive à quelques bâtiments qui servaient à une vacherie , qui renfermait différentes espèces de bestiaux de Suisse, d’Allemagne et de Normandie, qu’entretenait avec beaucoup de soin une famille suisse, portant le costume de Berne. Non loin de là se trouve une bergerie qui tombe en ruines et qui, pendant longtemps, abrita le superbe troupeau de mérinos envoyé d’Espagne à Joséphine par le roi Joseph*. »
La vie que l’on menait à la Malmaison , pendant la première moitié du Consulat, ressemblait, dit l’une de celles qui y venaient le plus souvent, « à la vie que « l’on mène dans tous les châteaux où il y a beaucoup « de monde*. » Chacun se levait à l’heure qui lui plaisait; on était son maître jusqu’à onze heures, où l’on se réunissait pour le déjeuner, qui avait lieu sous la présidence de Mme Bonaparte et de sa fille. Le Premier Consul déjeunait plus matin et seul dans son appartement. A moins qu’il n’y eût quelque grande promenade à cheval , qu’affectionnaient Joséphine et Hortense, ou quelque partie de chasse, ce qui arrivait assez souvent, on ne voyait point Bonaparte jusqu’à