‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 65 sur 232 · M. de Menneval , t. II, p. 457 ; t. III, p · texte numérisé non relu

M. de Menneval , t. II, p. 457 ; t. III, p

branles1, comme un bal de la Mal mai son, composé de celte foule de jeunes femmes que la famille militaire du Premier Consul venait de mettre dans le monde, et qui formaient dès lors, sans qu elle en eût encore le nom, la cour de Mme Bonaparte. Toutes étaient jeunes, beaucoup étaient jolies, et lorsque cette belle troupe était vêtue de robes de crêpe blanc garnies de fleurs, coiffée de guirlandes aussi fraîches que le teint de ces jeunes visages riants, gracieux et beaux de gaieté et de bonheur, c’était un charmant et remarquable coup d’œil de voir la danse animée et joyeuse de ces salles que parcouraient en même temps le Premier Consul et les hommes avec lesquels il pesait les destinées de l’Europe. »

Au jeu de barres, Bonaparte mettait habit bas et courait comme à quinze ans. 11 se plaisait là aussi à faire surtout aux dames des tricheries et des niches, et dirigeait en vrai tacticien la délivrance ou la garde des prisonniers. Mais, dès la seconde année, il cessa de prendre part à ces jeux. « J’ai encore été témoin, ajoute M. de Menneval’, des parties de barres de la Malmaison, des jeux de Colin-Maillard, auxquels le Premier Consul prenait part dans la première année du Consulat. Il dut y renoncer, parce que ces jeux donnaient lieu à des inadvertances qu’excusait l’espèce de camaraderie qu’ils établissaient , mais qui pouvaient dégénérer en licence et jeter du ridicule sur la personne du chef de l’État. »

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