‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 7 sur 232 · Moniteur du 12 janvier · texte numérisé non relu

Moniteur du 12 janvier

Quant à Hortense, elle poursuivait , avec des succès faits pour flatter l'amour-propre de sa mère, son éducation dans la maison de Mme Campan .

Nous avons vu , dans le volume précédent*, les circonstances de la fondation de ce pensionnat. Ktabli au lendemain de la Terreur, l'Institut de Saint- Germain (le mot est de sa fondatrice comme désignation d’un établissement supérieur), en moins de deux ans avait pris des développements qui en faisaient sans contredit la première maison d éducation pour les filles, de Paris et des environs. A l’époque où nous sommes parvenus, elle comptait plus de cent élèves, et ce nombre devait s’accroître encore.

La veuve du général Beauharnais , bientôt madame Bonaparte, en se décidant l’une des premières à mettre sa fille chez Mme Campan, y avait attiré plusieurs jeunes personnes de sa connaissance. Lorsque son mari fut devenu tout-puissant, le patronage affiché de Joséphine contribua de la manière la plus efficace au succès de la pension de Saint-Germain. Ce n’est donc point sortir de notre sujet que de nous appesantir quelques instants sur cette institution célèbre.

Seule parmi ses concurrentes, Mine Campan s’était promptement mise à même de fournir à ses élèves une éducation complète , aidée qu’elle était dans l’administration de sa maison, par ses deux sœurs, Mmes Panuelier et Rousseau, et par M. l’abbé Bertrand, depuis aumônier de la reine de Hollande, et

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